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3. Le prieuré de Plessis-Grimoult, compris dans la baronnie de ce nom, appartenait à l'ordre de Saint- Augustin, sous le titre de Saint-Élienne, martyr. Il dépendait du diocèse de Bayeux. Les premières assises de ce monastère furent posées par Bon Conteville, frère utérin de Guillaume le Conquérant. On doit néanmoins considérer comme le véritable fondateur un des descendants de celui-ci, Richard de Douvre, qui, en 1130, aumôna audit couvent l'église du lieu avec les terres environnaates.
droit de nomination au bénéfice de l'église Saint-Martin de Bully^ La querelle se termina par une transaction, mais elle ne tarda pas à se rallumer, ainsi qu'il appert d'une lettre du bailli de Gaen, adressée l'an cidessus à l'évoque de Bayeux. Le grand justicier de Normandie mandait au prélat que Robert de Bully, assigné aux assises de Torigny, ayant fait défaut, le patronage lai de la prébende était acquis et maintenu définitivement aux religieux du Plessis. Robert de Bully, en 1305, poursuivait encore son opposition à la sentence qui l'avait condamnée
Ses enfants furent :
1" Thomas de Bully, qui resta sur la part du fief héréditaire des siens, comprise dans la châtellenie de Bully et comprenant l'église de Saint-Martin % dont la protection fut attribuée à son frère Richard ;
2" Richard de Bully eut à soutenir, en 1339, une lutte judiciaire avec Jean Barratte, vicaire du chanoine de Feuguerolles, qui lui avait enlevé son droit de su-
^. Roger et André de Bully, fils de Roger de Bully, chevalier, avaient déjà transporté à une date indéterminée aux chanoines réguliers du Plessis- Grimoult tous leurs droits sur l'église Saint-Martin de Bully, qu'ils tenaient do leurs aïeux. [Mémoires de la Société ^des Antiquaires de Normandie, tome H, page 131, n" 1 109 bis.)
2. Saint-Martin-sous-Bellencombre était un prieuré situé sur l'ancienne paroisse de Bully.
3. Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, iome VIII, â"- partie. Prieuré du Plessis-Giimoult, n"M'MO, ll'H, iHa, IIIS, IIU.
prématie sur la chapelle de Saint-Marlin (dont son auteur Robert était le patron) pour le transporter au prieuré du Plessis-Grimoult^
THOMAS DE BULLY apparaît le 16 février 1333, dans un acte que nous allons analyser pour essayer de jeter encore quelque lumière sur la situation sociale des siens et de lui-même ainsi que sur la distinction existant entre ces descendants des anciens Bully et les possesseurs nouveaux de leur apanage perdu, c'est-àdire les de Melleville et les de Louvel.
Vers 1270, on l'a vu plus haut, la terre de Bully était passée de la maison de Melleville aux de Louvel, qui la gardèrent jusqu'en l/tl2. Henri Louvel était seigneur de Bully l'an 1333, époque à laquelle il figure dans un acte en compagnie de Thomas de Bully, continuateur, bien plus par le sang que par la glèbe, de la race chevaleresque qui avait donné, au xi' siècle, Roger de Bully, baron de Blyth, en Angleterre, et au xn* Geoffroy de Bully, grand bailli de Gotentin. Thomas de Bully, qu'il ne faut donc pas confondre avec les déten-
1. Mémoires de la Société des Anliqaaires de Normandie^ tome VIII, 2" partie de la collection in-S", page 131. -
leurs de l'ancien patrimoine de sa famille, c'est-à-dire avec les de Melleville et les de Louvel, vendit h Jean, fils de Philippe de Valois, duc de Normandie, le 16 février 1333, une rente de 24 sols au prix de 12 livres tournois. Cette rente était assise sur un terroir appartenant à Guillaume Legay.
En vertu du même contrat % Thomas de Bully était affranchi d'un droit de « tiers et de dengiers » qui