JEAN DE GOURVINEC, QUI DÉCÉDA
LE XIIe JOUR DE DÉCEMBRE MIIIJC
LXXIIIJ Q. DIEU P. ET A.
Dans la nef de la même église le blason des Gourvinec est également gravé sur une pierre sépulcrale 2.
Vincente Gicquel fut conjointe, comme on vient de le voir, à René de Gourvinec, seigneur de Bézit. Elle en eut Claude de Gourvinec, dont il a été question à la page précédente.
1. Terrier de Bretagne, registre coté P. 1737 du folio G7 au folio 70.
2. Idem. Leur blason était également représenté dans une verrière de la même chapelle, du côté de l'évangile.
56 GICQUEL.
JEAN GICQUEL, seigneur de Caslan, lieutenant au régiment de Bretagne. Il était au service du roi lorsqu'il fut appelé à justifier sa qualité de gentilhomme devant la chambre de réformation de Bretagne, ainsi qu'il appert des certificats qui lui furent délivrés, à cette occasion, par le marquis d'Hoquincourt et le chevalier de Noyon, commandant du régiment de Bretagne, et par le sieur de Monteil, gouverneur de Gharleroi, en date du 20 juillet 1666 et du 25 juillet 1668 \ Il fut inscrit, le 29 mai 1669, sur le catalogue des véritables gentilshommes en même temps quesonfrère Sébastien, son procureur, qui produisit des titres établissant qu'il était de haut lignage et que le rameau du Nédo était sorti de la branche de Kerrel. Jean Gicquel s'était allié, à une date inconnue, à PERRINE LE FLOCH. Celle-ci était dans le veuvage, le 26 février 1677, lorsqu'elle fit le dénombrement des maisons et terres qu'elle tenait ou administrait en qualité de communière ou de tutrice de ses enfants mineurs. L'aveu fut produit par ladite dame devant Guillaume Dondel, chevalier, seigneur de
4. Extrait des registres de la chambre de réformation de la noblesse de Bretagne. Cahier en papier grand in-4°. Dossier Gicquel, fonds bleu, bibliothèque de Richelieu, cabinet des titres.
GIGQUEL. 57
Pendreff, maître ordinaire de la chambre des comptes de Bretagne * . Perrine le Floch fut mère de :
— 1° François Gicquel, seigneur du Nédo, qui suit ;
— 2° Pierre Gicquel, seigneur du Nédo, figure parmi les officiers de la marine qui furent appelés, conformément à Fédit de septembre 1708 et de l'arrêt du conseil du 11 mars 1710, à bénéficier de la partde 500,000 livres de rente, créée au denier vingt. Parmi ceux qui furent dispensés, leur vie durant, de la capitation, nous remarquons Pierre du Nédo, garde-marine attaché au port de Dunkerque. Sa pension lui fut assignée le 24 juin 1710 sur les revenus de l'hôtel de ville 2.
FRANÇOIS GICQUEL, seigneur du Nédo, s'allia à ELISABETH MACLODIE LE MEILLEUR, dont il eut :
— 1° Claude-François Gicquel, marquis du Nédo, né à Vannes le 1er novembre 17*21;
— 2° Pierre-Vincent-Gabriel Gicquel, seigneur du Nédo, qui s'associa en 1789 à la protestation de son frère contre l'abolition des privilèges féodaux \ Il s'expatria
1. Extrait du registre coté 1736 du Terrier de Bretagne, du folio 423 au folio 425, conservé aux Archives de France, à Paris.