Liste des émigrés, édition in-folio, t. II, p
2. Etat détaillé des liquidations faites au profit des émigrés; 2e compte, l«-e partie, 1826. Côtes-du-Nord, p. 6-7. — Pour Claude-François Gicquel et sa sœur Maric-Julie-Perrine Gicquel (voir, aux Preuves, document XVIII, p. 136).
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CLAUDE-FRANÇOIS GICQUEL, seigneur et marquis du Nédo, maréchal de camp, émigré, est signalé par M. Mazas, parmi les capitaines des régiments du roi et de la marine qui prirent une part active aux campagnes de 1761 et 1763 1. L'État militaire de la France > par M. de Roussel, mentionne, parmi les capitaines des gardes françaises, en l'an 1777, les marquis du Nédo, de Sommery, de Barbançois, le comte de Beaurepaire, le baron de Montejan, qui tous étaient chevaliers de Saint- Louis 2. Pierre-Vincent-Gabriel fut créé maréchal de camp le 5 décembre 1781 3. Dans la même promotion furent compris le duc de Luynes, le marquis d'Harcourt, le prince Emmanuel de Salm-Salm, le comte de Levis, le duc de Mailly, le baron de Grussol, le comte de Jarnac, etc. Pierre-Vincent-Gabriel Gicquel est qualifié « marquis du Nédo » et maréchal de camp dans le Tableau historique de la noblesse^ par le comte de Waroquier, 1. 1,
1. Histoire de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, par Mazas, t. I, p. 535 et 566.
2. Etat militaire delà France pour l'année 1777, par M. de Roussel, p. 132.
3. Tableau historique de la noblesse, par le comte de Varoquier, t. I, p. 122. — Nobiliaire et Armoriai de Bretagne, par Potier de Courcy, deuxième édition, t. III, p. 174. — État militaire de la France pour l'année 1784, par M. de Roussel, p. 100.— Almanach royal, années 1783, 1784, 1785, 1786, 1787, 1788, 1789,1790.
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p. 122, dans Y État militaire de la France pour les années 1777 et 1784 \ dans YAlmanach royal de 1783 à 1789% dans les archives du ministère de la guerre3. M. Potier de Gotircy, en son Nobiliaire et Armoriai de Bretagne, t. III, p. 174, a relevé les noms des maréchaux de camp et fait observer qu'ils étaient précédés de titres héréditaires, personnels ou de courtoisie portés sur leurs brevets ou commissions. Cette énonciation étant trop générale nous avons dû recourir aux sources ci-dessus quasi-officielles en leur temps pour établir la qualification honorifique donnée à Pierre-Vincent-Gabriel Gicquel, qui prenait celle de marquis de Nédo en 1777, alors qu'il était encore simple capitaine dans les gardes françaises. Ce litre ne pouvait donc provenir de la dignité de maréchal de camp à laquelle il fut élevé le 5 décembre 1781 en même temps que le baron de Montéjan. Il avait pris part à toutes les guerres de 1742 à 1748 et fait les campagnes d'outre-Rhin en 1761. Ses états de service, conservés au ministère de la guerre, constatent que Claude-François Gicquel fut blessé à la bouche et à la jambe dans la bataille d'Eltingen. Le roi lui accorda une pension de 7,000 livres le 15 décembre 1782. Le personnage qui nous occupe se trouve au nombre des gentilshommes bretons, convoqués, en 1789,