Accord entre le prieur de Berré et Guillaume de Fontenay
Année 1240.
« Johannes (Gicquel), episcopus Redonensis, etc. Guillelmus de Fontenaio, miles, maritus Agnetis, filise domini Gorantonis de Vitreio, militis, dimisit, contentionem quam habebat adversus Johannem, priorem de Bereio, possidentem domum « de Francholla quse collata fuerat ab antecessoribus suis, etc. Anno mccxl. » Pris sur l'original à Marmoutiers. (Mémoire pour servir de preuves à l'Histoire de Bretagne, par Dom Morice, t. I, col. 918.)
2. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, par Ogée, t. II, p. 508.
3. Histoire de Bretagne, par Le Baud. — Les Chroniques de Vitré, p. 44. — (Voir, aux Preuves, page 117, document IV.)
GIGQUEL. 7
joindre saint Louis et le comte d'Anjou a Aiguës-Mortes. D'après plusieurs auteurs qui déclarent avoir emprunté le fait aux Mémoires du sire de Joinville, l'évêque de Rennes se distingua dans plusieurs engagements des croisés contre les Sarrasins1. En l'année 1247, il con^ firma la donation faite à Orfrésie, fille de Geoffroy de Moucon, chevalier, par Guillaume de Montbourcher, à son lit de mort. Cette cession se rapportait à la dîme de Breuz2. Le Gallia christiana* a commis une erreur en indiquant l'année 1257 comme celle de la mort de Jean Gicquel, car il existait encore au commencement de la
1. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, par Ogéc, t. I, p. 318 ; t. II, p. 508. — Nobiliaire et Armoriai de Bretagne, par P. Potier de Courcy, deuxième édition, t. I, p. 356. — Histoire généalogique delà maison de Ploeiic, par Denis de Thezan, gr. in-fol., p. 26. — Histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, par Dom P. H. Morice, continuée par Dom Charles Taillandier, t. XVII, p. 35-36.
2. Carlulaire de Vabbaye de Saint-Georges de Rennes, publié par Paul de la Bigne. — Villeneuve, 1877, in-8°, p. 225. (Voir, aux Preuves, page 118, document V.)
3. Le Gallia christiana, t. III, p. 298-929, mentionne Jean Gicquel parmi ceux qui combattirent en Egypte et fixe sa mort au 11 novembre 1257.
« Joannes Gicquel I. 1235 pugnavit in Egypto adversus Sarracenos cum Galet tero Japhensi comité, 1250. Teste Joinvillœo : mortuus 11. novembris 1257. »
Dom Morice est bien plus exact quand il fait trépasser Jean Gicquel, évêque de Rennes, le 15 janvier 1258 :
» Jean Gicquel confirma, l'an 1247, les chanoines de Montforten la possession <( du patronage de l'église de Cons, comme avait fait Josselin son prédécesseur. « Joinville nous apprend que cet évêque fit le voyage de la terre sainte l'an 1250, « et qu'il se signala dans les combats que les croisés livrèrent aux Sarrasins. Il « fit son testament le vendredi après l'Epiphanie, l'an 1258, et fonda un anniver- « saire dans son église cathédrale. Sa mort est marquée au 15 de janvier dans le « nécrologe de la même église. »
« Gilles ratifia, au mois d'octobre 1258, le testament de Jean Gicquel, sonpré- « décesseur. » (Histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, par Dom P. -H. Morice, continuée par Dom Charles Taillandier, t. XVII, p. 35-36.)
8 GIGQUEL.
suivante. Par son testament du vendredi, qui suivit l'Epiphanie de 1258, il institua un anniversaire dans la cathédrale de Rennes, fondation qui fut confirmée, au mois d'octobre 1259, par Gilles, son successeur sur le siège de Rennes. Le nécrologe de l'église susdite porte que Jean Gicquel rendit son âme à Dieu le 15 janvier de l'an 1258, c'est-à-dire peu de jours après avoir testé *. Il portait, dit Saint-Allais, D'azur, au chevron d'argent chargé de cinq coquilles de sable et accompagné de trois quinte feuilles d" argent. Ces armes sont encore celles des représentants actuels de cette maison2, c'est-à-dire des Gicquel des Touches.
GUILLAUME GICQUEL, chapelain de l'évêque de Dol, déposa, dans une enquête de l'an 1238, à l'occasion du fait ci-après : Normand de Quebriac, maréchal du comte de Bretagne, et les siens avaient molesté, malmené et pressuré les gens de l'évêque de Dol, ainsi que les chanoines et les bourgeois de ladite ville. Mathieu de Beauvais et sa bande s'étaient en outre jetés comme des oiseaux de proie sur la même population et avaient trouvé moyen de la rançonner de nouveau et de ruiner des ruines. Ces pillards avaient quitté la malheureuse cité chargés comme des porte-balles, pliant
\. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, par Ogée, t. I, p. 318. — Le livre obituaire de la cathédrale de Kennes, d'après Dom Morice (Histoire de Bretagne, t. XVII, p. 35-36), place la mort de Jean Gicquel au 15 janvier 1258.)