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Nobiliaire universel, par Saint-Allais, t. XIII, p

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sous le butin et amenant des chars de vin et de blé avec un trésor de 2,000 livres. Ce qui aggravait la nature de ces barbaries et de ces spoliations, c'est qu'elles avaient eu lieu pendant la trêve. Plaintes et remontrances avaient été adressées par le comte de Boulogne au duc de Bretagne, qui avait promis réparation et restitution, mais qui n'avait point tenu sa parole. L'évêque de Dol intervint et une enquête fut ordonnée pour l'examen des dommages et des griefs. Dans le groupe des témoins mandés et entendus dans cette circonstance on distingue : Renaud, abbé de la Vieuville, Guillaume Loche, chevalier, l'abbé deTronchet, Simon, prieur de Combourg, Guillaume Gicquel, chapelain de monseigneur Jean de Dol *.

Les Gicquel s'éclipsent ensuite pendant près d'un siècle. En l'année 1320, Guy de Bretagne, seigneur de Penthièvre, qui tenait la vicomte de Limoges, avait baillé en ce pays de vastes domaines à Simon de Montbourcher pour reconnaître ses services. Celui-ci ayant été dépouillé de ces donations, le prince l'indemnisa en lui assignant deux cents livres de cens sur des tènements appartenant à GEOFFROY, ALAIN et ETIENNE GICQUEL \

GUILLAUME GICQUEL demeura longtemps attaché

1. Histoire de Bretagne, parDom Gui Alexis Lobineau, t. II, p. 387. (Voir aux Preuves, page 119. document VI.)

2. Mémoires pour servir de Preuves à V Histoire de Bretagne, par DomMorice, t. I, p. 1288-1289. (Voir aux Preuves, page 121, document VII.)

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à la personne de Jeanne de Penthièvre, duchesse de Bretagne, en qualité de secrétaire intime et de conseiller d'État. Il apparaît dans cette double fonction dès 1351 \ Thomas de la Marche, cousin de Charles de Blois, avait vaillamment défendu la cause de ce prince contre son ennemi, le comte de Montfort. Aucune indemnité ne lui avait encore été allouée pour l'entretien de sa compagnie et ses frais de chevauchée. Jeanne, duchesse de Bretagne et femme de Charles de Blois, voulant récompenser les bons offices de ce serviteur modèle, lui délivra, le 41 août 1357, des lettres d'ordonnancement qui lui permettaient de recouvrer ses déboursés et sa solde. Ces lettres, scellées d'un écu mi-parti de Bretagne et de Penthièvre, sont contre-signées par Guillaume Gicquel 2.

GEORGES GICQUEL, frère de Guillaume précité, tenait, vers l'année 1355, auprès de Charles de Blois, duc de Bretagne, la charge de trésorier ducal 3 et de surintendant de l'hôtel des monnaies à Rennes. Le prince lui adressa, le 1er juillet 1357, des lettres conservées dans les archives domestiques de M. Albert- Auguste Gicquel, vice-amiral. Ces lettres se rapportent à l'acquittement de la rançon de Charles de Blois. La

1. Nobiliaire universel, par Saint-Allais, t. XIII, p. 40-41.

2. Mémoires pour servir de preuves à l'Histoire de Bretagne, par Dom Morice, t. I, p. 1520. (Voir, aux Preuves, page 122, document VIII.)

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