‹ Maison rustique des dames (volume 2)Chapitre 211 sur 304 · Croit · texte numérisé non relu

Croit

Le croît du troupeau peut aussi offrir un bon revenu lorsqu’on à su en améliorer la race, parce qu’alors les bêtes qui en proviennent sont recherchées des voisins. Lorsqu’on a introduit dans son troupeau un beau bélier, il faut se borner, dans les premières années, à vendre les vieilles brebis les moins belles, à mesure qu’elles sont remplacées par de jeunes brebis de race améliorée. Si le troupeau est dirigé comme je l’indique, elles seront en fort bon état et se vendront bien ; d’ailleurs on peut les engraisser. Lorsque le troupeau est complètement renouvelé et qu’on n’a plus à vendre que des brebis devenues trop vieilles, ou qui ne produisent pas, on peut, après avoir fait son choix pour le remplacement de celles qu’on élimine, vendre de jeunes bêtes ; mais il sera toujours avantageux de ne les vendre qu’à deux ans, et lorsqu’elles seront suivies de leur agneau : elles seront bien plus estimées et se vendront proportionnellement plus cher.

Le fumier d’un troupeau traité comme je l’indique, ainsi que celui produit par les bêtes à l’engrais, sera considérable et d’une qualité bien supérieure à celui des moutons mal soignés; ce revenu seul suffit déjà pour établir une grande compensation avec la dépense qu’exige une bonne nourriture. Enfin je ne pense pas que les foins, les fourrages et les racines puissent être mieux payés que par un troupeau dans un état complet de prospérité, tel que celui où doit se trouver un troupeau bien conduit.

Page 1