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PHARMACIE

Préparation et administration des médicaments.

1, — Instruments.

Il est indispensable, à la campagne, d’avoir une petite pharmacie composée de certains médicaments qui peuvent se conserver, soit pour traiter les indispositions simples qui n exigent pas la piésence d’un médecin, soit pour exécuter à 1 instant certaines prescriptions qu’il serait fâcheux de retarder, soit enfin poui les distribuer aux malades pauvres. Il faut y joindre quelques instruments nécessaires à la manipulation des médicaments ou a leut adminis-. tration. Voici la liste de ceux qui nous paraissent les plus utiles : .

]° De petites balances bien sensibles, avec une certaine quantité de poids divisés jusqu’au centigramme ;

2° Un petit mortier en porcelaine, avec son pilon ; v

3° Deux ou trois spatules, dont une ayant la lame flexible ;

4° Quelques filtres de papier ;

5° Un ou deux entonnoirs en verre ;

6° Une chausse en laine ; ■l

7° Deux ou trois petites capsules en porcelaine ;

8° Deux seringues toujours maintenues en bon état, l’une pour la famille, l’autre pour les domestiques et les pauvres;

9° Deux ou trois canules en gomme élastique, et, une pirouette pour les adapter lorsqu’on donne le lavement ; . ^

10° Une petite seringue à injection pour les oreilles, avec une canule en gomme élastique ;

1 f° Deux pinces d’acier pour arracher les dents des enfants, l’une droite et plate, l’autre courbe, creuse à la partie qui doit saisir la dent ; cetto dernière sert à arracher les dents molaires;

12° Une paire de petits ciseaux bien acérés et à lame cintrée;

1 3° Une lancette ;

14° Une lancette à vaccine ;

1 5° Deux bouts de sein en ivoire ;

] 6° Deux petites bouteilles propres à recevoir le lait qui s’échappe des seins ;

17° Une lampe à esprit-de-vin et un petit trépied qui puisse se placer dessus, pour supporter une petite casserole servant à faire chauffer la nuit un médicament ou une tisane ;

18° Une veilleuse munie d’un dessus propre à contenir de l’eau chaude.

2. — Noms et quantités des médicaments qui doivent composer la

pharmacie.

granim.

Alcool camphré. 100

Alun calciné 15

Amadou très-moelleux »

Bandes pour pansement (larges de O

centimètres), U ou 5 »

Bouillon blanc (fleurs de) »

Bourrache, toute la plante »

Calomel en poudre 2

— en dragées 30

Cantharides en poudre 10

Charpie en vieux linge de fil ou de

coton (1) - . 250

Chiendent (racine de) »

Chlorure liquide de Labarraque, en

flacon 250

Colophane en poudre 30

Coton en poil 500

Créosote, un flacon »

Eau de fleurs d’oranger 250

Eau-de-vie camphrée 125

Emétique (2) •. . . 15

Éther sulfurique 30

Extrait de Saturne 125

gramtn.

Lin (graine de) 500

Lisière de drap, 2 mètres »

Mauve (fleurs de) »

Miel 500

Moutarde (farine de), conservée comme la farine de lin 500

Nitrate d’argent, un crayon monté dans un porte-crayon ou dans une plume, et conservé dans de

la ouate • »

Onguent de la mère 15

Orge perlé 500

Pains à chanter “

Pavot blanc, six tètes

Peau blanche pour faire des vésica-

toires, un morceau »

Pommade à vésicatoires 125

Pommade camphrée 30

Quinine (sulfate de) 30

Réglisse (racine de) 500

Sangsues (20) "

Sel d’Epsom 500

Sel de Glauber 500

(1) C’est un préjugé de croire que le linge de coton soit impropre aux pansements ; il convient même souvent mieux, parce qu’il est plus doux.

(2) Cette proportion paraîtra forte, mais elle est nécessaire si l’on veut faire de la

pommade stibiée, i

Gomme arabique eu poudre 250

Guimauve blanche (racine de). . • • 250

lpécacuanha. 0

Ipécacuanha (pastilles d’) 3®

Laudanum 15

Lin (farine de), conservée dans un vase de verre ou de terre vernie et non bouché hermétiquement. . 500

Sous-carbonate de t'er 30

Sparadrap de diachylon, une bande. «

Sureau (fleurs de) '»

Taffetas d’Angleterre, 2 feuilles. . . »>

Thé noir. 125

Tilleul (fleurs de) *

Vinaigre radical, un flacon »

Violette (lleurs de) ”

On peut obtenir tous ces médicaments de première qualité et à des prix très-réduits en s’adressant à l une des pharmacies centrales de Paris qui alimentent la plupart des pharmacies de province, par exemple à la maison Dorvault, rue des Marais-Saint-Germain, 21 .

Lorsqu’on a fait venir pour un malade un médicament qui n’a pas été entièrement consommé, il faut l’ajouter à la pharmacie s il est de nature à se conserver.

Chaque médicament doit être étiqueté avec le plus grand soin. On doit rejeter tous ceux pour lesquels on n’aurait pas pris cette précaution, à moins qu’on ne puisse réparer cet oubli avec certitude. Il faut faire un catalogue exact de tous les objets et médicaments contenus dans la. pharmacie, et les remplacer aussitôt qu’ils manquent ou qu’ils sont détériorés. Ce catalogue permet de juger d’un seul coup d’œil des ressources qu’offre la petite pharmacie.

Tous les objets qui composent la pharmacie doivent être rangés . avec soin dans une armoire spéciale, fermant à clef et placée dant> un lieu très-sec.

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