‹ Maison rustique des dames (volume 2)Chapitre 259 sur 304 · Boissons · texte numérisé non relu

Boissons

A. Bouillons et jus d’herbes.

Bouillon aux herbes. — Il se compose d’environ : oseille , 120 grammes; cerfeuil, 16 ; eau, 1000 ; sel commun, 12; beurre frais, 16. On fait cuire les plantes avec une petite quantité d’eau, en remuant continuellement pour empêcher la masse de s’attacher au fond ; quand elles sont cuites, on ajoute le reste de l’eau, le sel et le beurre, et Ton chauffe jusqu’à ébullition. Les herbes doivent être soigneusement lavées à l’avance.

Jus d’herbes dépuratifs. — Ils se composent ordinairement de parties égales^de feuilles de chicorée sauvage, de cresson de fontaine, de bourrache, de fumeterre et de cerfeuil. On pile ces plantes, on en exprime le suc, et on filtre à froid.

Bouillon et eau de poulet. — 125 grammes de poulet (un demipoulet de grosseur ordinaire) peuvent faire un litre de bouillon et environ un litre et demi d’eau de poulet ; on peut y ajouter un oignon blanc, un navet et quelques grains de sel. On laisse bouillir jusqu’à ce que le poulet soit parfaitement cuit. On peut ajouter de la gomme arabique à petite dose. Pour avoir le bouillon promptement il faut couper le poulet en très-petits morceaux.

B. Macérations. — Infusions. — Décoctions.

Les macérations de plantes sèches, faites à l’eau froide de six à huit heures avant de les employer, sont plus fortes, à égale proportion, que les infusions préparées à l’eau chaude ; elles ont aussi une saveur plus agréable. On les fait chauffer après les avoir décantées. Si elles doivent être prises chaudes, il faut toujours que l’eau soit bouillante; on y laisse infuser les plantes dix minutes au moins.

L’eau de guimauve faite à l’eau froide est aussi plus mucilagincuse qu’à chaud; mais il faut douze heures d’infusion. Pour la faire à chaud, la racine doit bouillir au moins une demi-heure.

Mucilage de graine de lin, — Pour le faire , on peut envelopper

la graine sans la serrer, dans une pièce de linge très-clair, qu on met bouillir dans l’eau ; cela dispense de passer le mucilage, qui

- ünetuiUerée d’orge germée ou perlé suffit pour un litre ffieau ; on laisse bouillir jusqu’à ce que les grains soi nt “e L'orge perlé ou germée est préférable à l’orge sans apprêt , si on était obligé de faire usage do cette dermere .1 faudrait la faire bouillir dans deux eaux. La première fait détacher des grai certaines aspérités qui irriteraient le gosier à tour passée ; on dette cette eau et l’on se sert de la seconde, ou 1 orge a bou U ^ nouveau’ L’orge mondé convient toujours mieux que 1 orge o rd maire.

Réalisse — La racine de réglisse peut sei vu a s »

pari des tisanes destinées aux pauvres, à moins d’une ordonnance Te médecin qui s’y oppose. On la coupe par petits morceaux et on ta met infuser à froid avec la plante qui doit servir debase aU Lsane. Il ne faut pas confondre la racine avec le jus ou suc de re„liss noir qui ne convient point pour sucrer les tisanes.

Gomme -La gomme arabique en morceaux fond difficilement, lorsq^ veut l’ajouter à une tisane, on en met une certaine quantité dans un vase, on la baigne d’eau bouillante, puis on couvre quatre ou cinq heures après elle est dissoute. On la passe avant de l’employer, parce qu’elle contient souvent de petits graviers ou de petits fragments d’écorce ; mais il faut y ajouter un peu d eau ca elle filtre difficilement. Pour la passer on la place dans un linge serré et fort, puis on tord.

La goniu,; en poudre se délaie avec de l’eau froide dans le mortier ou avec la tisane dans laquelle elle doit entrer. Elle est plus facile à ajouter à une boisson que celle en morceaux, mais on n est nas aussi sûr de sa bonne qualité, parce que le marchand a pu y ajouter des substances étrangères, eu ne réduire en poudre que de la comme de qualité inférieure.

Limonade. — On exprime le suc d’un citron dans deux litres d eau et l’on sucre. Si on veut la parfumer, il suffit de frotter un ou deux morceaux de sucre sur le zeste du citron. Le plus ordinairement on fait la limonade cuite, c’est-à-dire qu’après avoir pelé le citron on le coupe en tranches minces, donton ôte les pépins, et on jette dessus de l’eau bouillante. Souvent on fait la limonade avec une décoction de feuilles do chicorée sauvage.

Page 1