‹ Maison rustique des dames (volume 2)Chapitre 260 sur 304 · G. ÉMULSION. — I.OOCH. — LAIT DE POULE. — PETIT-LAIT · texte numérisé non relu

G. ÉMULSION. — I.OOCH. — LAIT DE POULE. — PETIT-LAIT

Emulsion ou lait d'amandes. — On monde les amandes douces en les faisant tremper quelques instants dans de l’eau bouillante; puis on les pile dans un mortier en y ajoutant d’abord quelques gouttes d’eau. Lorsqu’elles sont parfaitement pilées, on y met à peu près un verre d’eau. On retire l’émulsion du mortier, puis on la passe dans un linge serré et fort, mouillé à l’avance, et qui permette de serrer fortement, en tordant, le lait d’amandes ainsi préparé. On sucre, et on ajoute un peu d’eau de fleurs d’oranger. Cette boisson est très-calmante. On peut mettre dans le mortier une amande amère.

Looch. — Amandes douces. ........ 15 grammes.

Sucre 2U

Gomme adragante en poudre 0,75

Eau de tleurs d’oranger 12

Eau 125

On fait l’émulsion d’amandes comme je viens de le dire ci-dessus; on broie ensuite la gomme adragante avec le sucre ; on y ajoute peu à peu l’émulsion, et enfin l’eau de fleurs d’oranger.

Pour rendre le looch plus calmant, on fait l’émulsion avec la décoction d’une demi-tête de pavot blanc; mais on n’emploie jamais cette émulsion calmante sans l’ordonnance d’un médecin.

Le looch se prend par une ou deux cuillerées à bouche pour un adulte, par une ou deux petites cuillerées pour un enfant. On parvient à le conserver d’un jour à l’autre en plaçant la bouteille qui le contient dans un vase plein d’eau froide et dans un lieu frais; mais il est préférable d’en faire un nouveau chaque jour. Alors on ne met que la moitié des proportions indiquées. On agite la bouteille avant de donner le looch, lorsqu’il y a plusieurs heures qu’il est fait, parce que l’huile se sépare et surnage quelquefois.

Approprié aux rhumes et aux affections de poitrine.

Lait de poule. — On sépare du blanc le jaune d’un œuf frais, on le délaie avec quelques gouttes d’eau froide, on achève de le délayer avec de l’eau bouillante, et on sucre ; ou bien, on met le jaune d’œuf dans une tasse avec du sucre en poudre ; on bat avec uno fourchette jusqu’à ce que le tout se couvre de mousse. On verse

ensuite, peu à peu, de l’eau bouillante, en continuant à agiter assez vivement, et on obtient un lait de poule extrêmement léger. On peut ajouter une petite cuillerée d’eau de Heurs d’oranger.

À prendre le soir en se couchant, en cas de rhume.

Petit-lait. — On peut employer le petit-lait provenant du caillé qui se fait dans le ménage. A son défaut, voici comment on prépare . le petit-lait clarifié :

On fait chauffer un litre de lait; au moment où l’ébullition commence, on y verse peu à peu une cuillerée à bouche de vinaigre ordinaire. Comme la force du vinaigre varie beaucoup, on commence par une demi-cuillerée. On remue le lait bouillant avec la cuiller. Si le lait tourne complètement, de manière à devenir trèsclair, on n’ajoute pas de nouveau vinaigre ; s’il reste laiteux, opaque, on augmente la dose d’acide ; alors il se formé une grosse masse de caillé dur qui se rassemble aù fond de la casserole. On verse dans une passoire.

Le petit-lait doit être ensuite clarifié. Pour cela on délaie un demi-blanc d’œuf dans quelques cuillerées d’eau ; on le mêle au petit-lait qu’on replace sur le feu; on laisse jeter deux ou trois bouillons, puis on filtre au papier. Si l’on craignait que le papier ne communiquât, un mauvais goût au petit-lait, on aurait soin, après avoir bien arrangé le filtre dans l’entonnoir, de l’arroser avec lin verre ou deux d’eau bouillante.

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