Amaigrissement , décoloration
Lorsqu’une jeune fille perd ses couleurs et tombe dans un état de débilité, elle a besoin d’un traitement particulier. Comme son mal n’est pas violent, on a tout le temps d’aller consulter un médecin, et ce moyen est le plus sage, bien que l’affaiblissement soit presque toujours dû à un état chlorotique qui peut être combattu par l’emploi du fer, acompagné d’une nourriture substantielle et tonique (viandes rôties, vin de Bordeaux, etc.) et de l’usage du vin de quinquina. Mais ce dépérissement pouvant être causé par une autre maladie ou par de fatales habitudes, il est bien plus sage de faire examiner la malade par un médecin que d’entreprendre un traitement qui pourrait être appliqué à faux.
Lorsqu’un jeune garçon pâlit, maigrit, s’énerve, il faut le surveiller sans cesse pour chercher à découvrir la cause de cet état, qui peut être dû à des habitudes funestes, et le faire coucher dans la chambre de ses parents. Si on parvient â acquérir la preuve que les soupçons qu’on avait conçus sont fondés, il faut en prévenir un médecin et le faire venir pour qu’il montre au jeune homme le danger auquel il s’expose en des termes qui imposeront peut-être au malade plus que tout ce que pourraient lui dire ses parents. Si son état tenait à une autre cause, le médecin seul pourrait la découvrir; cet état est quelquefois analogue à celui des jeunes filles.
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