Scarlatine
La fièvre scarlatine suit à peu près la même marche que la rougeole, mais elle est plus grave et sa durée est plus longue. Lorsqu’elle est épidémique, les paysans ne s’en inquiètent nullement et ne veulent pas appeler un médecin. On pourra lui appliquer le
même traitement qu’à la rougeole; mais souvent on est obligé, à la fin de la maladie, de purger 'le malade, ce qui ne peut] se faire sans l’avis du médecin. L’application de sangsues peut être aussi fâcheuse dans la scarlatine que dans la rougeole, et comme cette maladie est souvent accompagnée d’un violent mal de gorge, les paysans, qui se mêlent aujourd’hui de faire de la médecine, et qui se mettent des sangsues et des vésicatoires à tort et à travers, font alors usage des sangsues. Il faut donc les surveiller et les empêcher de se traiter seuls.
L’épiderme s’épaissit considérablement et tombe à la fin par larges lambeaux, quelquefois de la dimension de la main. Il ne faut pas laisser alors le malade s’exposer à l’air froid, ni même aux courants d’air ou à l’air libre, à moins qu’il ne fasse excessivement chaud ; car, avant que la chute de l’ancien épiderme soit complète et que le nouveau ait pris une certaine consistance, le moindre froid peut occasionner une maladie de poitrine ou la boursouflure, si commune après la scarlatine, qui peut dégénérer en hydropisie. C’est surtout à cette époque que la scarlatine devient contagieuse ; il faut donc éviter que les malades ne soient visités par des personnes qui n’en ont pas été atteintes, principalement par des enfants.