‹ Maison rustique des dames (volume 2)Chapitre 28 sur 304 · IV. Marcottes · texte numérisé non relu

IV. Marcottes

On trouve à acquérir à un prix assez bas, chez les pépiniéristes les vignerons, du plant de vigne qu’on nomme chevelée. Les chelées s’obtiennent en couchant en terre, au printemps, les sarj :nts réservés dans cette intention à la taille de l’année précédente; laisse sortir de terre leur extrémité supérieure munie d’un bon I, et ils ne tardent pas à s’enraciner ; on les détache alors du cep ur les livrer aux acheteurs. Leur traitement est celui de toutes | marcottes simples et n’exige aucun soin particulier.

“,es personnes pressées de jouir préfèrent les chevelées aux boues en place pour garnir leurs treilles; les chevelées sont en eiït t lucoup plus tôt productives, mais rarement elles donnent du raisin

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aussi parfait do qualité que celui qu’on peut espérer de bouturq j faites avec les sarments des ceps d’élite, dont la végétation ne laisq j rien à désirer; le plus souvent les chevelées sont un dernier prq i duit que le vigneron demande à une: vigne épuisée, landis que I | nécessité de tailler tous les ans laisse toute liberté de prendre por ; boutures les sarments des vignes jeunes et en plein rapport. Il n faut donc acheter des chevelées qu’à des cultivateurs incapables c I tromper, à moins qu’on ne préfère les préparer soi-même. Nou regardons, dans tous les cas, comme préférable la plantation a] moyen de boutures en place, bien qu’elle ait l'inconvénient d faire attendre ses produits quelques années de plus que les ch<j a velées.

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