Cour
La cour doit donner , avant d’entrer dans l’habitation , une idée favorable du bon goût de la maîtresse de maison , et de son amour pour l’ordre et la propreté, quand même l’exploitation rurale et la maison d’habitation seraient réunies, ce qui arrive assez souvent; ni le fumier, ni aucun des objets malpropres ou désagréables à la vue qui accompagnent la tenue d’une ferme, ne doivent envahir la cour de l'habitation proprement dite. Ainsi , l’écoulement des eaux de fumier et de gouttière sera soigneusement ménagé , et , s’il n’est pas possible de paver la oour , on y ménagera du moins un passage macadamisé qui en permette l’accès en toute saison , sans qu’il soit nécessaire, comme cela n’a lieu que trop souvent , de s’embourber jusqu’à la cheville. Il va sans dire que la cour et la basse-cour doivent être distinctes l’une sur l’autre. Cette séparation ne permet pas de donner une très-grande étendue à la cour proprement dite ; il nen est que plus facile d’y rassembler quelques ornements peu dispendieux. Par exemple, les montants de la porte d’entrée peuvent elre décorés de rosiers grimpants d’espèces remontantes , telles quo les roses de Bancks, de Bougainville et quelques autres. Si l’exposition est tout à lait méridionale, on peut joindre un ou deux pieds II. 2
do glycine de Chine , do lécotna , de bignonia radicans ; si elle est moins favorable , on a toujours pour l’orner les arbustes grimpants de nos climats , la clématite et le chèvrefeuille.
Parmi les arbustes disposés dans des caisses qui peuvent concourir à l’ornement d’une cour , on doit accorder la préférence aux végétaux d’orangerie , qui , presque tous, à l’époque où ils ne sont point en végétation, supportent un ou deux degrés de froid, de sorte qu’il est facile de les conserver en hiver , soit dans une cave exempte d’humidité , soit dans une chambre du rez-de-chaussée où la gelée ne pénètre pas.