‹ Maison rustique des damesChapitre 25 sur 170 · COMPTABILITÉ. — SYSTÈME MÉTRIQUE DES POIDS ET MESURES · texte numérisé non relu

COMPTABILITÉ. — SYSTÈME MÉTRIQUE DES POIDS ET MESURES

Comptabilité.

Une comj)tabiIité régulière et détaillée est indispensable à la bonne administration d’un ménage. C'est la base de Tordre et de 1 économie ; je ne puis donc troji engager une maîtresse de maison à apporter dans ses comptes une grande régularité et une extrême exactitude.

TENUE DU MÉNAGE

Elle fixera le moment, de la matinée ou de la soirée, où elle se consacrera irrévocablement à ce petit travail, ([ui, une fois bien organisé , pourra être terminé en un quart d’heure ou tout au plus en une demi-heure par jour. Celte comptabilité permet de voir facilement sur ([uelles dépenses on aurait pu faire des économies : c’est le seul moyen qu’on ait de se rendre un compte exact de l’emploi de son argent et de l'égler ses dépenses ; mais, si l’on néglige un seul jour de tenir cette comptabilité au courant, les comptes s’embrouillent, le travail augmente, le dégoiit et l’ennui s’en mêlent, la comptabilité est abandonnée ou mal tenue, et, je ne puis assez le répéter, cette négligence entraîne d’immenses inconvénients.

Livre de comptabilité. — Six livres sont nécessaires pour cette comptabilité; en voici les titres : carnet, livre de cuisine, recettes et dépenses générales, comptes des ouvriers, notes diverses, correspondance.

Carnet. — Il faut toujours porter dans sa poche un carnet et y inscrire provisoirement toutes les recettes , toutes les dépenses, et même les notes étrangères à la comptabilité. Ce livre est une espece de memento; chaque article y est inscrit à sa date, puis biffé lorsqu’il est devenu inutile ou qu’il est transporté sur les autres livres. Les différents articles doivent y être inscrits au moment même où se fait l’affaire à laquelle ils se rapportent, et, en cas d’omission, au moment même où le souvenir s’en présente à l’esprit. Quand l’heure est venue de travailler à la comptabilité, on fait les dépouillements de cette espèce de journal pour en extraire tous les articles et les transcrire sur les différents livres de comptabilité auxquels ils appartiennent.

Livre de cuisine. — On n’y inscrit que les déjienses de nourriture. On le divise en trois colonnes; dans la première, on inscrit le prix des provisions qui ont été achetées ; dans la seconde, on inscrit le prix des provisions qui ont été prises sur la jiropriété, et auxquelles on donne à peu près une valeur égale à celle qu’on en aurait obtenue en les faisant vendre au marché ; dans la troisième colonne, on réunit tous les chiffres inscrits dans la Uo et dans la 2= colonne ; on totalise chaque colonne au bas de chaque page. On sait ainsi constamment ce que coûte la nourriture, soit que la dépense ait été faite en argent, soit qu’elle ait été faite en nature. Cette dernière dépense est un des éléments du compte généi al des revenus de la propriété.

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