‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 105 sur 325 · APPARF.IL DE LA CIRCULATION · texte numérisé non relu

APPARF.IL DE LA CIRCULATION

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artères, est situé au milieu de la poitrine entre les deux lobes pulmonaires, dans un sac à parois fibro-sëreuses, nommé péricarde^ qui lui forme une enveloppe protectrice, et concourt, avec les ti'oncs des différents arbres vasculai- Fii;. 82.

res, à l'assujettir dans sa position. Cet oi'gane, qui représente assez bien un cône renversé, est creusé de quatre cavités adossées deux à deux. Les deux supérieures {fig. 82, 83) sont appelées oreillettes, et les deux inférieures

Fi?. 83.

ventricules. Il existe un ventricule droit (A) et une oreillette droite (B), un ventricule (C) et uneoreillette(D)gauches Lescavitésdu même côté, oreillette et ventricule, communiquent ensemble, et sont séparées de celles du côté opposé, au moins dans les animaux adultes, par deux cloisons, l'une inter-auriculaire, l'autre inicr-ventriculaire. Les cavités droites sont affectées à la circulation du sang impropre à entretenir la vie, et les cavités gauches â la circulation du sang vivifiant.

Les oreillettes sout des espèces de sacs dans lesquels les veines apportent le sang. — L'oreillette droite étant l'aboutissant des veines caves, reçoit du sang noir; tandis que l'oreillette gaucti'e, qui est le confluent des veines pulmonaires, reçoit du sang rouge.

Chaque ventricule, l'un droit ou pulmonaire, l'autre gauche ou aortique, présente deux omvertures à sa base par lesquelles il communique, le droit avec l'artère pulmonaire et l'oreillette du même côté, le gauche avec l'aorte et l'oreillette gauche. A ces deux ouvertures sont adaptées des soupapes ou vulvules, dont l'office est de s'opposer au reflux du sang, soit du ventricule dans l'oreillette, soit du tronc artériel dans le ventricule correspondant.

Le sang est rapporté en même temps de toutes les parties du corps au cœur, savoir : dans l'oreillette droite par les veines caves, et dans l'oreillette gauche par les veines pulmonaires. Des oreillettes, la majeure partie de ce fluide est poussée dans les ventricules qui, secontractant à leur toiu', poussent le sang dans les troncs artériels; savoir, le ventricule droit dans l'artère pulmonaire, et le ventricule gauche dans l'aorte. Dans le moment où les deux ventricules se contractent, les valvules auriculo-ventriculaires se soulèvent et s'opposent au reflux du sang dans les oreillettes, tandis que les valvules artérielles, dont le jeu est opposé, se redressent pour permettre le passage du sang, et s'abaissent ensuite pour s'opposer à son reflux dans l'intérieur des ventricules. Les mouvemens de dilatation et de resserrement des oreillettes et

des ventricules ont reçu les noms de diastole et de systole. Les deux oreillettes se contractent en même temps ; leur dilatation coïncide avec la contraction également simultanée des ventricules, et vice versa. La systole du ventricule gauche est la principale, mais non pas l'unique cause du pouls.

§ II. — Des artères.

On donne le nom dC artères aux vaisseaux

aui portent le sang des ventricules du cœur ans toutes les parties du corps.

Il y a 2 systèmes d'artères ou 2 arbres artériels : l'un pulmonaire, qui a son origine au ventricule droit du cœur; l'autre aortique, qui naît du ventricule gauche. Ces deux systèmes, tout à fait distincts dans les animaux adultes, communiquent largement ensemble dans le fœtus au moyen d'une ouverture {trou de Botal) pratiquée dans la cloison inter-auriculaire, et d'un vaisseau intermédiaire entre l'artère pulmonaire et l'aorte; c'est le canal artériel. Le cours saccadé du sang dans ces vaisseaux est sous l'influence directe du ventricule gauche.

Des artères en particulier.

V Artère pulmonaire. — Destinée à porter dans le poumon lesang qui doit êtremis en rapport avec l'air, l'artèi'e pulmonaire {^){fig. 82) naît de la base du ventricule droit du cœur, et se dirige aussitôt en arrière au-dessus de l'oreillette gauche, en ^'inclinant à droite pour gagner l'origine des bronches. Dans ce court trajet, l'artère pulmonaire est unie au tronc aortique par du tissu adipeux, et à l'aorte postérieure par un cordon élastique, vestige de ce vaisseau considérable ( le canal artériel F) qui, dans le fœtus, transmet à l'aorte la plus grande partie du sang qui parcourt les cavités droites du cœur. Parvenue à la base des bronches, cette artère se partage en deux troncs qui s'écartent l'un de l'autre, et pénètrent immédiatement dans chacun des lobes pulmonaires,

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oii leurs divisions, devenues capillaires, s'anastomosent avec les radicules des veines chargées de rapporter à l'oreilleUe gauche du cœur le sang qui a élé revivifié par l'air.

2° ArU-re aorte. — Origine commune de toutes les artères à sang rougo, l'aorte (G) nail de la base du ventricule gauche du cœur, et se divise, après un court trajet, en deux troncs de grosseur et de longueur inégales, qui sont Yaorle antérieure (H) vY ïaorie postérieure (1).

V aorte antérieure, la plus petite des deux divisions du tronc aortique, donne des artères aux parois thoraciques et abdominales, à l'encolure, à la télé et aux membres antérieurs.

Vaorte postérieure, d'un volume et d'une étendue beaucoup plus considérables que l'antérieure, fournit des artères aux parois du thorax, de l'abdomen et du bassin, a tous les organes renfermés dans ces trois cavités, ainsi t]u'aux membres postérieurs.

§ II!. —Des veines.

On donne le nom de veines aux vaisseaux qui rapportent le sang de toutes les parties du corps au cœur. Il existe deux systèmes veineux correspondant aux deux systèmes artériels, le système veineux pulmonaire , qui apporte le sang du poumon dans l'oreillette gauche, et le système des veines ca^'cs, qui apporte le sang de toutes les parties du corps h l'oreil lette droite; un troisième système, appendice de ce dernier, est celui de la veine-porte. Les causes principales de la circulation dans les veines sont la contraction du veutriculegauche du cœur, l'aspiration del'oreiilelte droite, la dilatation oe fa poitrine et celle du poumon dans l'inspiration, le passage du sang d'un endroit plus large dans un endroit plus étroit, la contraction musculaire, les mouvemens qui en sont la conséquence, enfin les valvules que l'on remarque à l'intérieur de ces vaisseaux.

Des veines en p.-irticuller.

\i Veines pulmonaires. — Ces veines, dépourvues de valvules, naissent sur les parois des vésicules pulmonaires des dernières divisions de l'artère du même nom ; elles cliarrient et transmettent le sang revivifié par l'air dans le poumon à l'oreillette gauche du cœur, où elles aboutissent par plusieurs grosses branches (J) 1,/ig. 83), dont deux principales, une pour chaque poumon.

2» Veines caves. — Deux troncs veineux sont l'aboutissant de tous les vaisseaux qui charrient du sang noir, savoir : la veine cave antérieure (K) et la ve.uie cave postérieure (L). La veine cave antérieure., dont l'embouchure dans l'oreillelte droite regarde l'ouverture auriculo-ventriculaire, est le confluenf des veines de la tête, de l'encolure, des parois du thorax et des membres antérieurs.

La veine cave postérieure, beaucoup plus étendue que l'antérieure, correspond à l'artère du même nom ; elle rapporte le sang des membres postérieurs, du bass.in,de l'abdomen et des viscères contenus dans ces deux cavités, à l'oreillette droite du cœur, dans la partie postérieure de laquelle elle s'insère.

3° Système de la veine porte. — Appendice du système des veines caves, le système de la

veine porte représente un arbre circulatoire complet dont la première moitié a ses racines dans la portion abdominale de l'appareil digestif, tandis que la seconde moitié, ramifiée dans le foie, aboutit dans la veine cave postérieure.

§ IV. — Des lymphatiques.

Ces vaisseaux, très-nombreux, très-anastomotiques et valvuleux, naissent de toutes les parties du corps en formant des réseaux excessivement ténus et aboutissent tous dans le système veineux par deux troncs principaux qui sont l,e canal t/iorucique et la grande veine lymphatique droite ; la composition de la lynif>he a beaucoup d'analogie avec celle du sang. Moins la contraction du ventricule gauche du oœur, les causes de la circulation lymphatique sont les mêmes que celles de la circulatioa veineuse.

Section v. — De l'appareil urinaire.

Les organes urinaires composent un appareil dont les connexions physiologiques avec la peau sont telles que, lorsqu'il y a diminution de la perspiralion cutanée, la sécrétion de l'urine estaugmentée, et vice versa. Cet appareil comprend : l° les reins, organes séci'éteurs de l'urine auxquels sont annexés deux petits corps glandiformes, les capsules surrénales ; T les uretères, canaux excréteurs provisoires destinés au transport de l'urine; 3° la vessie, réservoir à parois contractiles dans lequel l'urine est tenue en dépôt; 4° enfin X urètre, canal excréteur définitif, commun à l'appareil génital et urinaire dans le mâle, par lequel l'urine est transmise au dehors.

§ r'. — D<îs reins.

Les reins sont deux glandes situées au-dessous de la région lombaire, appelée pour cette raison région des reins, l'une à droite et l'autre à gauche de la colonne vertébrale, au milieu d'une masse plus ou moins considérable de graisse. Ces organes, dont la figure a dans la plupart des animaux beaucoup de ressemblance avec celle d'un haricot, sont formés de deux substances Irès-vasculaires qu'enveloppe une capsule cellulo-fibreuse.

La plus extérieure, nommée substance corticale ou cendrée, parait formée d'une multitude de canaux capillaires repliés sur euxmêmes auxquels sont appendues des myriades de granulations d'apparence spongieuse.

L'autre, substance appe\ée médullaire., tubuleuse on rayonnée, est, ainsi que le démontrent les injections, constituée par une multitude de petits tubes qui s'avancent en convergeant de la substance corticale, où ils prennent naissance, vers une cavité, le bassinet rénal, dans lequel ils aboutissent en formant une crête sur laquelle on voit sourdre l'urine lorsque l'on comprime le tissu du rein, après en avoir préalablement ouvert la cavité. Dans le bœuf, chaque rein est multiple.

Capsules surrénales owreins succenturiés. — Ces petits corps, dont on ne connaît point les usages, sont situés, l'un à droite et l'autre à

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