‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 127 sur 325 · TOME II · texte numérisé non relu

TOME II

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cjuence uécessaire, la solidité des appuis et la destruction du parallélisme des forces avec leurs bras de levier. La position du boulet n'est belle qu'autant que l'os du paturon l'orme avec le sel un angle de 45 dtgrés. C'est en effet par celte disposition seide des rayons osseux que le poids du corps se trouve régulièremeut reparti entre les phalanges d'une part et Tappareil tendineux suspenseur de l'autre. Que si nous supposons maintenant que cet angle soit plus ouvert, et que l'os du paiurcui forme avec le canon ur.e ligne presque droite, ce que l'on exprime en disant que les ?nnnaux sont piques ou droits sur leurs membres , le poids du corps n'étant plus transmis au sol que par des parties dures et inflexibles, les eflets du ressort que repré sente 1 articulation, sont presque complètement nuls, et conséquemmenl les réactions très-dures dans les mouvemens progressifs. Il est d'observation que les animaux ainsi conformés 5onl ruinés de bonne heure.

Puis, comme les muscles fléchisseurs finissent toujours par l'emporlersurlesextenseurs, une fois que cette prépondérance sera établie, les rapports des ravons osseux pourront contiplélement changer, et l'angle qu'ils forment devenir saillant enavant de la direction ducanon, Hu lieu d'être porté en arrière. On dit alors

3ue le cheval est houleté. (lelte conformation éfectueuse, r.ésullat de l'usure et de la fatigue, le rend impropre à toute espèce de service.

Admettons maintenant que l'angle de jonction du canon avec le paturon soit plus fermé. Des conséquences lout-à-fait inverses à celles que nous venons d'énumérer vont résulter de celle disposition. La plus grande partie du {)oids du corps ne sera plus alors soutenue que sur l'appareil tendineux suspenseur, tandis que les phalanges ne concourront presque qu'indirectement à lui fournir un point <5 appui. Certes, dans ce cas, les allures devront être douces el les mouvemens paraîtront plus gracieux: mais lesanimauxainsi conformés ne sauraient résistera de longues fatigues, parce que le tiraillement continuel exercé sur les cordes tendineuses qui soutiennent leur corps, les rend douloureuses et détermine la claudication. Comme cettedisposiliou du boulet est le plus souvent la conséquence de la trop grande longueur du paluron, on appelle longjointes les chevaux chez lesquels elle se fait observer.

Le boulet peut pécher par un excès de volume dCi à l'épaisseur de la peau, el à l'abondance du tissu cellulaire sous-d'utané; on dit alors qu'il est empâté : celte défectuosité est aussi grave dans celle région que dans le canon. On dit que la boulel est cerclé^ lorsqu'il est de toutes parts entouré de tumeurs molles ou dures.

Les tumeurs molles provenant des dilatations de la capsule synoviale de l'articulation se font remar(|uer en arrière et au-dessus du boulel entre l'os el les cordes tendineuses. Ici, comme au canon, elles ont reçu le nom de mollettes^ el doivent être considérées comme le résultat de l'usure dans les animaux qui ont déjà suffi à des services. Les tumeurs dures sont des osselets el des suros Ils sont daulant plus graves qu'ils gênent davantage

COMO R:\IAT10iN EXTÉRIEURE. r.iv. ti>.

pir leur position le mouvement des tendons ou l'aclion des ligaments. C'est par le feu, dont les traces s'observent souvent sur le boulet, qu'on obtient la disparition des lum<;urs dures ou molles.

On observe quelquefois à la ftice interne du boulet des plaies i)lus ou moins larges causées dans la marche par les heurts du pied opposé. On dit alors que le cheval se coupe^ el ipi'il s'entreîailL-, lorsqu'il se blesse, en marchant,dans d'autres régions de l'extrémité. Lorsque ce défaut n'est (pie la conséquence do la jeunesse du cheval, il disparait aVec l'âge; mais, lorsqu'il résulte d'une mauvaise direction des rayons ossseux, il ne peut être réparé que par une ferrure appropriée. Dansée dernier cas, il offre assez de gravité

Enfin on appelle mémarchure ou effort de boulet ou entorse la distension violente des ligamens de l'aitlculation causée par un appui à faux ou une chute. Cet accident toujours grave occasionne, lorsqu'il est récent, une très-grande douleur que le repos et le temps peuvent faire disparaître.

Le fanon, situé en arrière du boulet, est formé, dans les chevaux fins, par un petit bouquet de poils. Leur épaisseur et leur abondance accusent une race commune.

L'(?/'^o/, situé sous les poils du fanon, est une production cornée, sansautre base que la peau, placée, dans les naonodaclyles, comme le rudiment d'un doigt. Sa beauté consiste dans son peu de volume et son peu d'apparence.

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