‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 133 sur 325 · I. De Vdgc du bœuf · texte numérisé non relu

I. De Vdgc du bœuf

A. Connaissance de l'nge du bœuf par les dents.

Dans le bœuf on compte 36 dents dont 24 grosses molaires, 4 petites molaires supplémentaires, et 8 incisives à la màcboire inférieure seulement; la supérieure porle,au lieu dedenfs, un gros bourrelet cartilagineux, contre lequel les incisives prennent un ])oinl d'appui lorsqu'elles coupent le faisceau d'berbe ramassé par la langue. Comme dans le cbeval, les dents incisives sont les seules qui soient réellement cbronométriques.

Des dents inrisices. Disposées à l'extrémité du maxillaire inférieur en demi-cercle assez régulier, les dents incisives du bœuf, mobiles dans leurs alvéoles, représentent assez bien, comme le dit M. Gin.\UD, le clavier d'un clavecin; elles se distinguent en deux pinces; deux premières mitoyennes, deux secondes mitoyennes et deux coins.

Cliiaque dent incisive d'adulte, lorsau'elle est encore vierge , présente à considérer , comme dans le cheval, une partie libre et l'autre enchâssée (yî^. 123); lapartie libre, aplatie

d'avant en arrière, va en se rétrécissant de son bord libre vers la gencive, où elle ])résente un collet très-prononcé,qui établit la démarcation entre elle et la racine ; sa face antérieure offre des stries loiagitndinales variables en nombre et en profondeur; en haut elle se trouve limitée par un bord tranchant qui forme le sommet de la dent ; ce bord décrit une courbure dont la convexité est supérieure et présente, dans son milieu, unelégère saillie. La face postérieuredelapartielibre, queM.Girardappelle Vava/e{fgA24), correspond à la surface de frottement de la dent du cheval; elle est disposée, comme l'indique son nom, sur un plan oblique qui s'étend du bord tranchant jusqu'au

collet, se trouve de toutes partscirconscrile par un rebord saillant ; et au lieu d'offrir, comme, dans le clu'\al, une cavité dentaire, elle prcseiiîc seulement deux cannelures longitudinales, séparées l'une de l'autre par une colonne puamidale médiane; toute cette partie libre de la dent est enveloppée par une couche trèsmince et très-blanche d'émail.

On appelle nivelle/rient, dans le bœuf, l'effacement des cannelures de la face postérieure des dents incisives, qui constitue alors, à proprement parler, une surface de frottement sur laquelle on aperçoit, même avant que le nivellement soit complet, ime petite bande transversale jaunâtre située près du bord supérieur. Avec les i)rogrès de l'usure, la zone dont il s'agit gagne insensiblement le milieu de la table, s'élargit, devient carrée, ])uis ronde, et porte, pendant quelque temps, une légèrebordure blanche; celle tache correspond à ce (pie, dans le cheval, on nomme Yctoile radicale.

Le rasement des incisives du bœuf est constitué par l'usure de leurs bords su|)érieurs. (k'tte usure s'opère progressivement des pinces aux mitoyennes et des mitoyennes aux coins qui rasejit toujours le:, derniers. Lorsque toutes les incisives sont mises de niveau j)ar l'usure de leur bord tranchant, m exprime cet état en disant que l'animal est au rasy comme on dit qu'il est au rond, lorsque ses dents, vierges encore, décrivent un demi-cercle régulier.

Lorsque les dents du bœuf sont au ras et que l'avale est nivelée, l'arcade incisive perd. sa régularité; toutes les dents se disposent sur un plan horizontal; et, comme leur partie libre va toujours en se rétrécissant du bord tranchant à la racine, il doit arriver et il arrive en effet une époque où les dents cessent de se loucher, et peu à peu elles paraissent plus distantes les unes des autres, en sorte que, dans les sujets avancés en âge, ell(;s sont, très-claires et séparées par de grands intervalles if g. 1.34). C'est en appréciant ces différentes modifications que le temps fait éprouver à l'apiiareil dentaire et en précisant leur époque fixe, qu'on a obtenu des notions exactes sur l'âge du bœuf.

La partie enchâssée des incisives est droite, cylindrique et creusée intérieurement d'une cavité qui renferme la pulpe dentaire. Comme la cavité radicale des dents du cheval, elle s'oblitère avec l'âge.

Les incisives caduques diffèrent, sous plusieurs rapports, de celles de remplacement dont nous venons de donner les caractères ( /îff. 12.S). Elles sont, en général, plus étroites, plus petites, et ne forment plus, lorsqu'elles sont déchaussées, que des petits chicots ou restans de dents dont h chute précède l'éruption des remplaçantes. Dans le veau formé (y?^.126), l'arcade incisive est divisée en deux segmens égaux, et séparés dans le milieu par un grand intervalle que laissent entre elles les deux pinces. Les 4 dents de chac[ue segment ont leur partie libi'e déviée en dehors par suite d'une courbure qu'elles éprouvent à leur collet; mais lorsqu'elles ont été usées jusqu'à cette partie, elle paraissent alors droites dans leurs alvéoles. La racine de ces dents caduques est semlilable à celle des adultes; mais lorsque ces

CONNAISSANCE DE L'AGE DES AiNLMAlTX DOMESTIQUES.

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dernières se développent et croissent dans les alvéoles, elles déterminent en c|ael(|ue sorte Patropliie de cette racine parla compression

I atropine de cette racine parla compression en deux périodes bien distinctes : 1° 1 ernp quelles exeicent sur elle, et plus lard la lion et rnsure des dénis caduques; 2''rérup

chute de la dent privée de ses sucs nutritifs. L'étude de l'nge des bétex bovines se divise

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