CHAP. 3. DE CE QU'IL CONVIENT DE FAIRE AVANT LES OPERATIONS
raarleau {fg. 160) et des tricoises {fig. 161 ).
Fis. 160.
Enfin, on place la têtière en cuir, qui doit être fixée sur les cornes au moyen d'une boucle. Le montant (|ui longe le chanfrein soutient l'anneau relevé au-dessus du mufle (^fig. 162). Fis. 162.
Depuis quelque temps, on a essayé de remplacer la goupille de l'anneau par un ressort; mais l'expérience a prouvé que le premier moyen offre beaucoup plus de sécurité.
. Si l'on est obligé d'abattre le taureau pour faire l'opération, ce qui arrive souvent, il faut avoir soin de placer les entraves de manière à ce qu'il tombe sur le côté gauche, et de lui faire tenir la têle par deux aides qui doivent prendre leur point d'appui sur les cornes; un troisième aide doit prendre la corde qui passe dans la bouche de l'animal, autour de la mâchoire inférieure, afin de tenir la têle et le mufle tendus pour faciliter le placement de l'anneau. '
Quant aux moyens de torture employés sur les animauxde cette espèce, ils sont peu nombreux, que je sache. Ordinairement, quand on les opère debout, après les a\oir solidement attachés et entravés , on se contente de placer au côté gauche de l'encolure un aide qui, de la main gauche, saisit la corne du même côté, tandis que, ^e la main droite, dont il introduit l'index et le médius dans les naseaux, il relève la tête de l'animal, en la tordant plus ou moins fortement, en même temps qu'il relève ou tord ainsi l'encolure, il peut comprimer plus ou moins fortement le bout du nez, qu'il tient dans- ses doigts.
§ IV. — Moyens d'abattre les animaux et de les fixer quand ils s'ont abattus.
Il est plusieurs moyens ou procédés pour abattre les animaux. Je ne ferai connaître ici que le plus sûr, le plus facile et le plus usité : c'est celui qui consiste dans l'emploi des e/îtrai^ons^ d'un lacs^ et quelquefois de la platelonge dont j'ai déjà parlé.
Les entravons sont de fortes courroies de cuir souple, longues d'environ 20 pouces sur 2 de largeur et 4 a 5 lignes d'épaisseur {Jig.\Q4.).
Fies
Ils soûl pourvus à uue de leurs exirémités d'uue boucle A doul l'ardillou ne doit dépasser que de bien peu le bord sur lequel il repose. A .3 pouces environ de la boucle existe uu anneau B fixé dans l'épaisseur de l'entravon, et dont la forme est un ()eu ovalaire à celle de ses extrémités qui n'est pas engagée dans le cuir. Un des entravons C porte un anneau plus allongé que les autres, c'est celui auquel le Lies est attaché à demeure. L'extrémité de la courroie opposée à la boucle est plus mince
a ne l'autre, et percée de distance en distance e trous propres à recevoir l'ardillon de la boucle quiind l'ejitravon embrasse le paturon. Il est bon que chacun de ces entravons soit rembourré à sa face interne dans toute la partie de celte face qui doit reposer sur la peau quand il est en place.
Le lacs D n'est autre chose qu'une corde de 16 pieds, ou à peu près, de longueur, sur environ un pouce de diamètre. 11 doit être fait eu bon chanvre. Une de ses extrémités est fixée à demeure par une ganse à l'anneau de l'un des entravons.
Lorsqu'on veut abattre un cheval, on choisit et dispose d'abord un lieu convenable. Il faut éviter de le placer sous un hangar ou dans une cour trop resserrés, surtout quand l'animal est vigoureux, et les aides en petit nombre.Ordinairement, et quand le mauvais temps ne rend pas un abri nécessaire, on abat les chevaux dans les grandes cours de ferme ou d'auberge, sur le fumier, qu'on a la précaution de recouvrir de paille fraîche. S'il n'y a pas de fumier, on prépare un lit de paille de 10 pieds au moins de longueui sur 8 ou 9 de largeur, et 2 d'épaisseur. Il n'est pas sans danger, comme le conseillent et le pratiquent quelques personnes, d'abattre les animaux sur le gazon.
On approche ensuite l'animal sur u n des bords du lit vers le côte sur lequel il doit être abattu, et on dispose les aides de la manière suivante: un d'eux, le plus fort et le plus habitué à manier leschevaux.seraplacéàlatéte,unede ses mains (Ey?»-. 163) tenant la muserole du licol en avant du chanfrein; l'autre F à la hauteur de la nuque, et tenant les rênes du filet ou la longe qui aura dû être passée dans la bouche. Cet aide devra, quand le moment d'agir sera arrivé, tirer fortement la tête du côté du lit en la renversant sur elle-même. Pour les forts
Fig. 165