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chevaux, et quand on le peut, il esl prudent de mettre deux hommes a la tête. Un second aide G sera placé à la queue, qu'il tireraaussidu côté du lit, quand le signal en sera donné. Un troisièmeaide H,qui n'est cependant nécessaire que pour les chevaux difficiles, est placé sur le lit, et a pour fonction de tirer sur une corde (ordinairement la plate-longe) qui entoure le corps. Enfin, l'opérateiu' garde avec lui 2 ou 3 aides I pour tirer sur le lacs quand il en sera temps. C'est alors qu'après avoir donné èi chacun de ses aides les instructions qu'il aura à suivre, il place et fixe un enlravon dans chacun des paturons, en le serrant assez pour que l'animal ne puisse se désentraver. Les entravons doivent être placés de telle sorte, que la boucle se trouvant en dehors sur les quatre membres, les anneaux soient tournés en arrière dans les membres antérieurs, et en avant dans les postérieurs. L'entravon qui porte le lacs doit toujours être placé le dernier, et être fixé au membre antérieur du côté opposé à celui sur lequel l'animal doit être abattu. Pour peu qu'un cheval soit méchant, il est prudent de faire lever un membre pendant qu'on attache les entravons. Quand les entravons sont fixés, on engage l'extrémité libre du lacs de dehors en dedans, dans l'anneau de l'entravon placé au membre postérieur du côté opposé a celui sur lequel l'animal doit être abattu; puis de dedans en dehors dans l'anneau de l'entravon de l'autre membre postérieur; puis de dehors en dedans dans l'anneau de l'entravon placé au membre antérieur du côté sur lequel l'animal doit être abattu; et enfin, de dedans en dehors dans l'anneau qui tient le lacs. C'est alors qu'avant d'aller plus loin l'opérateur indique aux aides le signal auquel ils devront remplir simultanément le rôle assigné à chacun d'eux ; après quoi.il rapproche successivement les membres du centre de gravité en même temps que les aides qui tiennent le lacs le tirent doucement et progressivement pour maintenir ce rapprochement, et quand il juge les quatre membre» suffisamment rassemblés, il prend lui-même le lacs, et donne le signal au même moment qu'il tire sur le lacs avec les aides qui sont derrière lui, non pas de bas en haut, mais presque horizontalement et à la hauteur du sol (fig. 16.'»). Si toutes ces manœuvres sont exécutées avec
CHAP. 3. OBJETS iMlCESSAlRES A L'EXÉCUTION D'UNE OPÉRATION.
ensemble, l'animal renversé tombe sans secousse sur le lit qui lui a été préparé. A peine est-il abattu que l'opérateur, tout en tirant le plus fort possible sur le lacs, pour rapprocher tout à fait les membres, recommande à l'aide qui tient la tête A de l'étendre sur l'encolure é^ la portant en arrière, et de la contenir dans cette extension forcée qui prévient ou amoindrit singulièrement les eflorts que fait l'animal. Alors il prend lui-même le bout du lacs, le passe de nouveau etsuccessivement dans les anneaux de tous les entravons, puis il les entoure au moyen d'un nœud B dans lequel il place et étreint une forte poignée de paille. L'animal, ainsi abattu et fixé, n'est cependant pas dans la situation convenable à toutes les opérations qu'on peut avoir à pratiquer. II est nécessaire ensuite, suivant l'opération à exécuter, la surface sur laquelle on doit opérer et les habitudes de l'opérateur, de donner au corps, ou à tel ou tel membre, des positions particulières. Je reviendrai avec plus de détails sur chacune de ces positions, si j'ai à parler des opérations qui les nécessitent. Je dirai seulement ici, d'une manière générale, que l'on peut rendre plus faciles les opérations à faire sur la pai'tie supérieure de l'encolure, du dos et des reins, en élevant ces parties au moyen de bottes de paille plus ou moins volumineuses placées au-dessous de ces l'égions; qu'on peut, suivant le besoin, dégager l'un des membres postérieurs de sou enlravon. et le fixer avec la plate-longe sur la face externe de l'avant-bras du membre antérieur qui est en dessus; ou désentraver l'un des membres antérieurs pour le porter et le maintenir par le canon, et aussi avec la plalelonge, au-dessus et en dehors du jarret du membre postérieur opjDOsé à celui sur lequel l'anima! est couché (C/%. 165); enfin, qu'on déseiitravequelquefois seulement celui des membres postérieur ou antérieur qui se trouve en dessous; mais alors, et pour borner les mouvements qu'il pourrait faire dans cet état de liberté, on se sert d'un instrument nommé trave/se. La traverse (J/g. J 66) est un morceau de
Fis:. 166.
bois de 2 pieds à 2 pieds et demi de long sur 2 pouc. dediamètre,un peu plus largeàsesexlrémités qui sont garnies chacune d'un entravon qui leur est attaché solidement. On embrasse avec un de* ces entravons l'avant-bras du membre antérieur qui est en dessous, et avec l'autre, le haut du jarret du membre postérieur correspondant. De cette manière, celui de ces deux membres qui reste entravé arrête ou limite singulièrement les mouvemens de celui qu'on a été obligé de laisser libre.
On abat rarement les aninjaux de l'espèce bovine pour les opérer; cependant on les abat quelquefois. Dans ce cas, les moyens sont les mêmes que pour les chevaux; seulement, il faut avoir la précaution, quand on ne les abat pas sur un fumier, de préparer un lit de paille jilus épais, afin de ne pas les exposer à s'écoruer dans leur chute. La grande force que ces
animaux ont dans les muscles de l'encolure oblige aussi souvent, pour maintenir leur tête appliquée sur le lit, à se servir d'une longue traverse en bois, placée transversalement sur l'encolure, et maintenue à chacune de ses extrémités par un aide assez fort.
— Tous les cultivateurs connaissent trop bien la manière, fort simple du reste, de contenir les moutons, pourque je doive m'en occuper ici.
Section ii. — Objets nécessaires à l'exécution d'une opération.
Chaque opération exige, pour être pratiquée, l'emploi d'un ou de plusieurs instruinens dont l'usage et le besoin ont dîi être prévus par l'opérateur. Il faut que ces instrumens, en nombre suffisant et en bon état, soient préparés d'avance par lui, et disposés de manière à ce qu'il les trouve à sa portée lorsqu il voudra s'en servir. Indépendamment d'instrumens et pièces de pansement, il faut aussi, dans un grand nombre d opérations, avoir auprès de soi de l'eau fraîche, ou tiède, une éponge et des étoupes pour étancher le sang, et permettre à celui qui opère de bien distinguer les parties sur lesquelles il doit asir.
§ 1". — Moyens d'arrêter les hémorragies résultant de la blessure des vaisseaux.
On nomme hémorragie, en chirurgie, tout écoulement de sang résultant de l'ouverture d'un ou de plusieurs vaisseaux; écoulement assez fort et abondant pour gêner l'opérateur, affaiblir l'animal, et qui, si on l'abandonnait à lui-même ou aux moyens ordinaires de pansement, ne s'arrêterait pas ou ne s'arrêterait qu'au bout d'un temps trop long pour être sans danger.
Suivant qu'une artère ou une veine ont ety ouvertes, le sang a des caractères différens. Dans l'hémorragie artérielle, le sang est d'un rouge vif, s'échappe avec force, par saccades, et se coagule très-promptement. Dans Ihémorragie veineuse, il s'écoule en nappe plus ou moins abondante et continue, suivant le nombre et le calibre des vaisseaux ouverts; il est d'un rouge obscur et presque noir. — Que ce soit l'instrument de l'opérateur pendant une opération, ou que ce soit un corps vulnérant quelconque sur un animal en santé, qui aient produit une hémorragie, les moyens généraux de la reconnaître et d'y remédier sont, à peu de choses près, les mêmes.
En général, il faut se hâter dans l'emploi des moyens propres à arrêter une hémorragie;et d'autant plus,queles vaisseaux ouverts sont plus gros, surtout quand ce sont des vaisseaux artériels; car le sang s'écoule plus vite dans ces deux circonstances; et, dans la dernière, la perte, à quantité égale, est bien plus préjudiciable à la santé et à la vie de l'animal.
Les moyens qui ont pour effet d'arrêter les hémorragies, s'appellent hémo\tatiques. lis sont^assez nombreux; les plus efficaces sont . 1" La cautérisation;
ANIMAUX DOMESTTOTTES : CHIRURGIE.