CLASSIFICATION DES MÉDICAMENS
N" 5. Bieui-age adoucissant.
Prenez : Gomme arabique. . » onces. Miel i id-
Eau oïdinaire. . . I pinte.
Faites dissoudre la gomme et le miel dans l'eau, ailmi- Distrez au cheval, et renouvelez au besoin. Les décoctions de ^rjine de l.n, de guimauve, d'amidon, de riz, sont fre'q.iemmenl employées dans le même but. — Qu.ind il s'agit de combattre des diarrhées, on ajoute a\ec a^aulage deux gros J"ixlrait aqueux d'opium au breuvage, ou hieu on reniplace l'eau ordiuaire par uue décocli lu de riz et de quatre têtes de pavot.
N" 6. Lotion èmolliente.
Prenez : Racine de guimauve. . 6 onces.
Tèles de pa\ot. . . . n" 4.
Eau 4 piotes.
Faites une décoction et employez tiède.
N" 7. Laidement èmoUient.
Prenez : Gros son de froment. . 1 jointe'e. Télés de pavot. . . . n° 6.
Eau a piutes.
Faites une de'coction et administrez tiède.
N° 8. Injection èmolliente.
Prenez : Fleurs df; bnuillon-blanc. . i once.
Racine de guimauve. ... a id.
Eau 1 pinte.
Faites uce décoction et employez tiède.
N° 9. Gargarisme adoucissant.
Prenez : Décoction d'orge. . 1 litre. Miel à' bouiie q^jalité. 6 onces, ayez le miel et euiployiz tiède.
N° 10. CoUjrt adoucissant.
enez : Fleurs ou feuilles de guimauve. . 1 once.
Amidon 4 gros.
Eau I piste.
Faites infuser la guimauve, passez, ajoutez l'amidon, faites bouillir un instant et employez tiède.
§ II. — Médicamens tempérans.
Od donne le nom de tempérant aux substances qui modèrent la trop grande activité des organes, et qui agissent plus spécialement en diminuant la rapidité de la circulation, et la production de la chaleur animale. On les appelle encore réfrigérans , acidulés. Tous les médicamens de cette classe possèdent une saveur acide. Leur action locale sur les tissus, et surtout sur les membranes muqueuses, détermine le resserrement des vais» seaux capillaires, la pâleur des tissus, et une notable diminution de la chaleur. Convenablement administrés à l'intérieur, on les voit étancher la soif, modérer la chaleur animale, diminuer la force et la fréquence du pouls, augmenter la sécrétion de l'urine. C'est a la présence d'un acide affaibli par une grande proportion d'eau que les médicamens de celte classe doivent leurs propriétés rafraîchissantes. Leur emploi trop prolongé à l'intérieur tend à altérer la sensibilité de l'estomac, et à rendre les digestions imparfaites. On a cru remarquer qu'ils étaient nuisibles dans les affections de poitrine.
FOKMULES DE rRÉrARtTiONS TEllP£R*iniS.
IS'^ II. Poudie tempérante de Sthat.
Prenez : Sulfa'e de potasse, 1 j «, „ .„ „ „,,i; ,
, ' > de chaque. . . q parties.
^.trate de potasse, 1 ^ ' "^
Su'lure riiuge de mercjre» . . . . 2 id.
On pulvérise les deux sels et on les mêle au sulfure. L»
dose est d'uue ou deux onces pour les grands animaux.
N° il. Boisson t'mpèianle.
Prenez : F,au blanc'iie par le son. . . 8 piniss.
Miel S onces.
Vinaigre. ....... 4 id.
Mêlez le tout, agitez et présentez au malade. N° i3. Breuvage tempérant.
Prenez : Feuilles d'oseille. . . 2 poignées.
Miel 4 onces.
Eau 2 litres.
Faites bouillir l'oseille dans l'eau pendant quelques minutes, tirez à clair, ajoutez le miel, et adiiiiiiisirez en deux fois.
N" 14. Lavement tempérant.
Prenez -. Lait de fromage, 1 ■ ,
-, , ,,*''> de chaque. . i pinte.
Uecoclion u orge, I '
Mêlez et administrez.
§ m. — Médicanitîns stimulans.
On donne le nom de stimulans ou (ïexcilani proprement dits, aux luédicamens dont l'effet immédiat est d'augmenter momentanément l'énergie des fonctions de la vie. Leur action est prompte et généralement de peu de durée. Les phénomènes que ces médicamens produisent sur l'économie animale sont de deux ordres : les uns résultent de leur action locale sur le canal digestif, et des effets sympathiques qui en sont la suite; les autres dépendent de l'absorption de le-urs. principes, et de l'influence que ceux-ci exercent sur tous les organes. — Parmi les médicamens stimulans, il y en a qui sont remarquables par leur action passagère, et par la promptitude avec laquelle ils agissent sur le système nerveux; ils ont reçu le nom de dif- Jusibles. Les médicamens stimulans sont fort utilement employés dans les maladies accompagnées d'un profond affaiblissement, dans certaines périodes des affections caractérisées par une tendance à la gangrène, dans les indigestions et les météorisations non accompagnées d'un-itation, contre certaines coliques, etc. Us sont à peu près constamment nuisibles dans le cours des maladies inflammatoires aiguës. Les médicamens stimulans sont généralement remarquables par leur odeur forte et plus ou moins aromatique, et leur saveur chaude.
L'ammoniaque et ses différens sels, tels que le carbonate, l'acétate et l'hydrochlorate d'ammoniaque; la caJinelle, le girofle, la muscade, le poivre, le gingembre, le raifort sauvage, l'absinthe, la tanaisie, la camomille, l'angélique; les graines d'anis, de cumin, de fenouil, de coriandre; les diverses espèces de menthe et de sauge; la lavande, le romarin, le lierre terrestre, le genévrier, le gaïac, la salsepareille; l'alcool, l'éther sulfurique, le camphre, l'assa-fœtida, la valériane, etc., etc., sont les principaux médicamens stimulans employés dans la médecine des animaux.
ANIMAUX DOMESTIQUES : PHARMACIE VETERINAIRE
Liv. m.
TKByiLFS DI PRtP»RATIOSS STIULtANTIS.
N" |5. Poudre excitante.
Prenez : Pondre dn rf'glisse. . . ii? parties.
— d'année.. . . 5 id.
— d'a»sa-lcL'tida. . 5 id.
Milet exactement et administrez, sur le déclin des maladies de poiirine, à la do<e de i ouces par jour et par cheval
IS" iC. Electuaire dit cordial.
Prenez s Cannelle de Chine en poudre I , ,
D • 1. ... 1 J de chaque, i once,
naiine il angelique eu poudre ) ^
Hydrochlorate d'ammoniaque 4 gros.
Miel 8 onces.
Faites selon l'art el donnez en une seule fois.
N" 17. Electuaire antispasmodique.
Pienez : Poudre de valériane. . . i once.
— d'assa-fœ^ida. . . i id.
Camphre pulvérisé à l'alcool. 6 gros.
M.el 8 onc»s.
Faites S' Ion lart et donnez en deux fois dans la malint'e. N" 18. Cataplasme excitant.
Prenez :Soq de b'é. . . . i jointées. Feuilles de menthe. 1 poignées.
Vin ronge.. . . quantité suffisante. Faili'S iiifu5er les feuilles dans le vin, ajoutez le son et f.iites bouillir pendant quelques minutes. Employez liéde. Ce c.itaphsme convient pour faire résoudre des engorgemens chroniques.
K" 19. Breui'oge cordial.
Prenez : Vin rouge . . . . i pinte. Extrait de genièvre. . 1 once- Cannelle en poudre.. . 4 g'OS.
Mêlez et administrez tiède en une dose.
N" ao. Autre plus économique.
Prenez -. Camomille romaine. . . 4 gros. Eaude-vie ordinaire. . . 3 onces.
Eau commune 1 pinte.
Faites infuser la camomille, tirez à clair, ajoutez l'eaude vie et administrez liéde- Ce breuvage convient trés-hien pour combattre les coliques d'indigestion ; on peut avantageusement re-nplacer 1 eau-de-vie par 4 gros d'éther ; mais il faut que l'iufusioo soit froide.
N° îi. Lotion excitante.
Prenez -. Fleurs de sureau 1 poigrée.
Hydroihlorate d'ammoniaque. 9 oni-es.
Eau commune 3 pintes.
Faites une infusion, puis ajoutez le sel.
N" la. Lavement st'muJant carminatif.
Pienez : Fleurs de camomille. . . i onces. Semences d'anis . . . . 7 id. Têtes de pavot. . . . . n° 4.
Eau j pintes.
Faites bouillir les têtes de pavot dans l'eau et lalssez-v isluser la camomille et l'anis.
N" î3. Injection excitante détersive.
Prenez : Gros vin rouge im litre.
Infusion aromatique. • . . . i litre.
Teinture d'aloës.. . ) 1 .
f . I • f de chaque, j onces.
fcau-de-vie camphrée ) ^
Mêlez el agitez le vase avant d'employer la liqueur.
N° î4. CoUjrre excitant.
Prenez : Infusion de Oeurs de sureau. . i livre. Rau-de-v.e camphrée. , , . t onces. Hydrochloiate d'ammoniaque, . 2 gros.
Faites dissoudre le sel dans l'infusion et ajoulez-v l'eauds-vie.
M" a 5. Liniment excitant résolutif.
Prenez : Essence de lavande. . . 4 onces. Huile de laurier. . . . ^ id.
Camphie » gros.
Dissolvez te camphre dans l'essence, ajoutez l'iiuiie eC employez en frictions sur les cngorgemens froids.
§ lY. — Métiicamens toniques.
Les toniques sont des métiicamens dont l'action générale sur l'économie tend à augmenter graduellement l'énergie des organes. Il n'y a pas de ligne de démarcation bien tranchée entre ces médicamens et les astringens. En effet, administrés à petites doses, les toniques n'agissent guère que localement et à la manière des astringens; à plus hautes doses, ils exercent sur la plupart des fonctions une action directe et indépendante de leur action locale. Ces médicamens activent la nutrition, rendent la digestion plus rapide et plus complète, et les matières fécales plus rares et plus consistantes. — Les médicamens toniques sont en général tirés des règnes végétal et minéral. Les toniques végétaux .sont remarquables par les principes amers qu'ils contiennent, et auxquels ils doivent eu grande partie leurs propriétés. Les toniques fournis par le règne minéral se rapprochent tellement des astringens qu'il n'y a aucun caractère chimique qui puisse les faire distinguer.
On profite de l'influence fortifiante que les toniques exercent sur toute l'économie, pour relever les forces générales dans un grand nombre de maladies. C'est surtout dans le traitement de certaines affections périodiques que l'emploi de ces médicamens est le plus généralement adopté. Leurs effets, dans ce cas, sont tellement marqués que plusieurs d'entre eux ont été regardés comme spécifiques, et désignés sous les noms àc fébrifuges et antipériodiques. L'emploi, des toniques est encore indiqué dans le traitement des maladies caractérisées par une tendance à un affaiblissement général et à la décomposition du sang; telles que les affections adynamiques, angreneuses et charbonneuses. De là le nom à' antiputrides qu'ils ont encore l'eçu. Enfin, leur emploi offre de grands avantages poui' combattre les faiblesses qui accompagnent si souvent les convalescences des maladies aiguës.
La limaille de fer, les oxydes et le carbonate du même métal ; les diverses espèces de quinquina et les principes alcaloïdes que l'on en extrait; la grande gentiane, la. petite centaurée, l'année, la bardane, la saponaire, la fumeterre, le houblon, etc., sont les principaux toniques employés en médecine vétérinaire.
rOBHCLES DE PilÉr*R*TIOSS lOMQtlES,
K° î6. Poudre tonique. Prenez -. Poudre de gentiane. ... 4 parties. Snifale d.= soude pulvéïisé. . 4 id. Oxyde brun de fer. ... 1 id.
Mê'ez bien exactement. On la donne aux chevaux à la dose d'une ou deux onces dans un peu de son Irès-peu mojil é.
N° 37» Poudre tonique pour les moutons. Prenez : Poudre de gentiane. . . a parties. Sel gris puKérisé. ... a id.
Oxyde de fer 1 id.
Baies de genièvre en poudre. 1 id. Mêlez. — a livres de cette poudre pour cent bêtes de taille moyenne dans un peu de pruvende.