‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 169 sur 325 · CHAP. 4. CLASSIFICATION · texte numérisé non relu

CHAP. 4. CLASSIFICATION

N° 18. Electuairt tonique et antiputride.

Pieaez : Quioquioa jaune en pondre. . 3 onces. Caoïpiire juiUérisé à l'acool, . 4 g' os.

Miel 8 ouces.

faites selon l'art et adm nistrez en une fois. >" Jg. Elecluaire tonique fortifiant.

Prenez . Sous-carb"nate de fer. . i once. Poudre de gen.iane. . . 1 id.

Miel i> id.

Faites selon l'art ei adtaioislrez le matin à jetin. Ai;gmeniez tous Us jours la dose du caibonaie de fer, de manière à la porter gradue leraeut à '3 uu 4 onces.

N" 3o. Breuvage tonique et antiputride.

Prenez : Quinqu na jaune eu poudre. ï onces. Acéiaie d'ammoniaque. , 8 id.

Eau ordinaire 1 pinte.

Faites une décociion avec le quinquina, passez la liqueur à traders un linge, ajoutez- y l'acéiale U'auimou:aque ei aiimiuislfi z en une lois.

IS° 3 I . Autre plus économique.

Pt' nez : Racine de geniidne ) , .

T. IL. J de chaque. 1 once.

tcorte Je chêne ) '

Camomille lomaine 4 gros.

F.au cimmuue 3 livres.

Acide suifurique 2 gros.

Traitez la racine et i'tcorce par de'coction, ajoutez sur la Gn la camcinille, couvrez :e \ase et relirez-le du l'eu ; laissez refroidir, puis passez à li avers un linge et ajoutez 1 acide au breuvage que vous administrerez en une fois»

§ V. — iVlédicamens astringens.

Les médicamens astringens sont ceux qui, mis en contact avec des tissus vivans, y déterminent une sorte de resserrement, en même temps qu'ils exercent une action tonique passagère. Appliqués à la surface d'une plaie sanglante, ils produisent une astriction qui arrête l'écoulement du sang fourni par les petits vaisseaux.-Quand on les emploie dans cette vue à l'extérieur, ils prennent le nom de styptiques. Le goût peut généralement l'aire reconnaître les substances qui jouissent de la propriété astringente : la sensation d'à prêté qu'ils laissent sur la langue et qui a de l'analogie avec celle que produit l'encre, est connue de tout le monde. Appliqués sur les membranes muqueuses ou sur les surfaces dénudées, les astringens occasionnent d'abord le resserrement et la pâleur des tissus; mais si on ne persévère pas sur leur emploi, l'afflux du sang ne tarde pas à augmenter et à devenir plus considérable qu'auparavant. L'action longtemps continuée de ces substances à l'intérieur diminue considérablement la sécrétion qui se fait à la surface interne des intestins.

Les astringens sont plus rarement employés à l'intérieur que les toniques; mais à l'extérieur ils servent pour déterger certains ulcères, pour supprimer les écoulemens chroniques qui se sont établis à la surface d'une membrane muqueuse, et arrêter les hémorragies qui ont lieu par les petits vaisseaux ; pour s'opposer au développement des engorgemens inflammatoires, etc. Employés dans ce but, ces médicamens reçoivent plus particulièrement le nom de restrinctifs.

L'eau glacée, les acides affaiblis, le sulfate de fer (vitriol vert), l'alun, le sulfate de zinc, l'acétate de plomb, l'écorce de chêne, la noix

DES MEDICAMENS.

I de galle, la bistorte, la tormentille, le fraisier ' le plantain, etc., sont les principaux aslriti- ' gens employés dans la médecine des animaux.

FOSUl'LES DI PRÉPiRiTlONS iSTHISGENTKS.

ÎS" 3i. Elcctuaire astringent opiacé.

Prenez : Racine de b's'orte en poudre. 2 onces. Exirai: aqueux d'opium. . . a gros.

Miel 6 onces

Fuites selon l'art et administrez eu une fois. Réitérez les jours siii>aos. Cet électuaire convient pour combaltie les diarrhées chroniques.

N" 33. Cataplasme astringent.

f'renez -. Pulpe de pomme de terre crue, s livres.

Extra. t de Suurne quantité suffisante.

Appliquez la pulpe au moyen d'un bandage et arrosez-'a avec l'extrait de Saturne.

N" 34. Autre pour Ui pieds.

Prenez : Terre g'aie 1 poignées.

Suie de cheminée. . . . î id.

Solution de suifa'.e de fer. . quantité suffisante. Dé'ayez le tout ensemble et arrosez fiéquemment le cataplasme avec la même solution. Ce cataplasme est employé ivc succès pour combatire !a lourbure aigué, les étouuemeus de sabots, etc.

JN° 35. Breuiage contie ta diarrhée des poulains.

Prenez : Diascnrdium. . • i once. Magué-ie calcinée. . 4 g'os- Décoctum d'orge. . i pinte.

Faites selon l'art et adiuinisirez eu une ou deux fois suivant l'âge du sujet.

N° 36. Brcucage pour les chevaux vidarts .

Prenez : Alun. ..... 4 gros.

Sauge officinale sèclie, » onces.

Eau commune. . . . i pinte.

Faites une ii. fusion, disselvez-y l'alun et administrez «rn une fois. Ce breuvage, qui peut être employé avaniageusement sur la liu du traitement des diarrhée» et des dyssenteries peut être tempUcé avec succès dans ces dernitrs cas par une décocti] n de 1 onces d'écorce de chêoe dans une piule d'eau, à laquelle on ajouie, ay^rès a^oir tiré la 'l<»coction à clair, 1 gros d'extrait aqueux d'f^pium.

N° 37. Lotion astringente,

Prei:ez : Sous-acéute de plomb liquide. 1 partie. Eau-de-vie oïdinaire . . . 4 irf.

Eau de rivière 24 '<*•

ftfélez et agitez. Ce n.éiange a reçu le nom pariiculier d'iaa blanche, eau rég^to-miiiérate, eau de Goulard. Les dissolntioiiS d'alun, de sullate de fer, la décoction d'ccorce de chéue, etc., peuvent très bien servir comme lotions ei injections astringentes.

N° 38. Gargarisme astringent, détersif.

Prenez : Infusion de sauge. . . 1 livre.

Oiimel 8 onces.

Acide hydrothlorique. . 4 gn %.

Mêlez et emp'oyez à plusieurs reprises dans la journée. Ce gargar.snie convient poi.r combattre les aphtes.

N° Sg. Coll/re astringent.

Prenez : Eau distillée de roses. . 8 onces. Sulfate de zinc. . . ,18 grains.

Alcool à 22° î gros.

Faites selon l'ait et employez froid.

N° 40. Autre plus simple.

Prenez : Eau de roses 8 i nces.

Sous-océiate de p'omb liquide. 1 gios. Mêlez et agitez. L'eau ordinaire peut remplacer 1 eau de roses.

§ VI. — Médicamens purgatifs.

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