‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 172 sur 325 · Bols fondans et aiitifu, cineux · texte numérisé non relu

Bols fondans et aiitifu, cineux

4 onces.

1 once cl demie.

3 id.

I id.

4 gtos.

2 pintes.

t administrez tiède

Dissolvez l'extrait dans le décoclum ta deux fois.

N° 65. Colljre anodin.

Prenez : Eau distil'ée de toses. . 2 Gomme arabique. ... 4 Laudanum de Sydeuham.. 6

Faites dissoudre la gomme dans l'eau distillée, ajoutez le laudanum et appliquez des compresses imbibées de cette liqueur sur les yeux atteints de fluxion douleureuse.

§ XI. — Médicamens fondans.

L'action des médicamens dont nous devons de parler ici varie beaucoup; ainsi, bien qu'ils boient tous des stimulans généraux plus ou moins énergiques, les uns portent principalement leur influence sur le corps thyroïde et les mamelles, d'autres sur les glandes sali-

Assa-fœtida en larmes. .

Meicure doux.

Onguent raercuriel double.

Poudre de galauga. .

Mêlez dans un mnriier, faites du tout douze bols que vous roulerez daus la faiine d'orge; faites avaler un bol tous les deux jours.

N" 67. Breuvage fondant.

Prenez : Teinture d'iode. . . 3 gros, lodure de polassiuin. . 1 id.

Décocliou de geuiiaue. 3 ivre».

Faites dissoudre et admiulttiez en deux fois dans la jnui née. N° 68. Autre avec le sublimé corroJf.

Prenez : Sublimé corrosif.. . . .18 graits.

Alcool .1 once.

Décoclum de graine de lin. 1 piute. Dissolvez 16 sublimé dans l'alcool, ajoutez cetle solution daus !e décoclum et faites prendre au cbe\al le matin àjeua. — Réitérez les jours ïuivans.

N° Cg. Liniment fondant.

Prenez : Onguent mercuriel simple. 8 onces»

Camphre 1 id,

Aicimouiaque. . . . . 4 l'c^.

Alcool quantité suffisante.

Divisez le camphre dans un mortier à l'aide de l'alcool, mè'ez-le avec l'onguent et ensuite avec l'ammoniaque, en ajoutant peu à peu celle-ci. — Ce liniment agit comme uu puissant résolutif sur les engorgemens fioids el iudo.ens.

N" 70. Liniment ammoniacal .

Prenez : Huile d'olive. ... 4 onces. Ammoniaque liquide. . i id.

Mê'ez et agitez. — C'est un exiilant résolutif très-acl'f, indiqué .surtout dans les engorgemens froids des glandes.

IS" 71. Pommade Jondante.

Prenez : Graisse récente de porc. 8 onces, lodure de potassium, . i id.

Iode .' . 1 gios.

Réduisez l'iodure et l'iode en poudre impalpable, mélangezles peiil à petit à la giaisse.

§Xn. — Médicamens sudorifiqueset diaphorétiqucs.

On donne les noms de sudorifiques et de diaphorétiqucs aux médicamens qui déterniî-

CLASSIFICATION DES MEDICAMENS.

neat l'augmentalion de la Irauspiralion cutanée. Cet effet peut être produit par un trèsgrand nombre de substances dont la nature et le mode d'action sont entièrement différens. La plupart des excitans généraux, certains narcotiques, et les médicamens tempérans eux-mêmes, administrés d'une certaine manière, augmentent souvent la transpiration cutanée, sans qu'on puisse dire qu'ils agissent d'une manière spéciale sur la peau. Ce n'est donc pas de ces substances qu'il doit êlre fait mention ici, mais seulement de celles qui, quelle que soit la manière dont on les administre, modifient d'une manière plus remarquable et surtout plus importante les fonctions de l'organe cutané, dont elles tendent à diminuer l'aridité et à provoquer la souplesse, lorsqu'à la suite de certaines maladies chroniques cet organe est devenu sec, adhérent aux parties sous-jacentes, et que le poil a ni les recouvre en est terne et piqué. Indépenamment de celte action, presque toutes les substances diaphorétiques ont encore la propriété d'agir d'une manière spéciale sur la membrane muqueuse des bronches, et de concourir à donner du ton aux poumons, et par suiie à favoriser l'expectoration.

Les principaux médicamens diaphorétiques sont le soufre, l'antimoine et plusieurs de leurs composés, le gaiac et autres bois sudorifiques, la fleur de sureau, la bourrache, etc

FORUCI.es ce PRtPAKATIOXS PI A PHnnÉTIQL' Ei .

N" 72. Poudre diaphnredque.

Pieoez : Sulfure d'aDlimoine brut. . 4 crices.

Fleur de soufre 1 id.

Fariue de fève ou d'orge. . 8 id.

Mélangez, et donnez-en 3 ou 3 onces par jo.ir au cheval daas son avolue.

N° 73. Electuaire diapltorétique.

Prenez : FUiir de snufre. . . 1 once.

Crorus d'aolimoine . 1 id.

Miel 8 id.

Mélangez el admiuibtrez en une fois.

IS° 74. Autre avec le karniès.

Prenez : Kermès. ... 1 once.

Poudre d'auDee. . 1 id.

Miel i id.

Mélangez rt adm'nisireE eu une seule fois.

?i" 75. Breuvage dtaphoréttque.

Ordinairement on emploie pour cela, soit une infusion de Oeur« lie sureau, soit une déeociion de b lurrache.

Je pi-nsc qu'il est convenable de mettre ici cjuclques formules de |iréjiara'ions destinées à être ap|)liqué<s sur la peau dius le cas de gale nu de dartres, bien que ces préparations ii'aieni pas de vertu diaphorélique.

N° 7C. Lotion anlipsorique.

Prenez : Chaux vive. . 1 poigne'e. Fleur de soufre» 1 id.

Eau G pintes.

Faites bouillir le tout dans une mauvaise marmite pendant vingt minu'.es, passez la Lqueur à travers un linge.

N° 77. Autre d'après il. Lebas.

Prenez : Feuille> de tabac. . a parties. Sel de cuisine. . . 3 id. Savon. . . . , 1 id. Eau commune. . .82 id.

Traitez Jes feuilles de tabac par décoction ; dijsolvez dans décoclum le sel et le savon ; passez et employez liéde.

AOnidULTCRB.

No 73. Pommade antipsorùiui d'Helmêne.

Prenez) Graisse de porc. 8 onces.

Soufre sublimé. . . , a id.

Carhnnale da potasse. i id.

Broyez dans un mortier les deux dernièies substances, rt incorporez-les exaclemenl dans Taxonge.

No 7 9. Pommade contre la gale des chiens. Prenez: Sulfure de potasse. ... 5 parties.

Savou vert I^ id.

Onguent mercuriel double. 4 "'•

Axonge li id.

Mêlez ces diverses substances pour en former une pommads bien homogène.

§ XIII. — Médicamens rubéfians et caustiques.

Les médicamens ruhéfuins sont ceux qui, appliqués sur la peau, y déterminent la rougeur et les autres symptômes de l'inflammation. Lorsque cette action est plus énergique ou plus longtemps prolongée, la rubéfaction est suivie d'une sécrétion de sérosité qui s'amasse sous l'épiderme, le détache, et détermine la formation de petites ampoules que l'on nomme phlyctènes; phénomènes tout à fait semblables à ceux d'une brûlure légère. On donne aux médicamens doués de la propriété de produire ce dernier effet, le nom de vésicans ou épispastiques. L'eau bouillante, les renoncules, plusieurs euphorbes et ellébores, le grand raifort sauvage, la farine de moutarde et les cantharides, sont les principales substances rubéfiantes ou épispastiques.

On donne le nom de caustiques, ou de cautères potentiels, aux substances qui, par leur action chimique, désorganisent les parties du corps avec lesquelles on les met en contact. L'action des caustiquesest ordinairement locale; ils agissent tous en décomposant chimiquement les tissus sur lesquels ils sont appliqués, en les privant de vie, et en déterminant une sorte de gangrène locale et circonscrite, que l'on nomme escarre. Quand cette escarre est formée instantanément, l'inflammation qui la détache ne survient qu'au bout de quelque temps: quand elle n'a lieu que lentement, l'inflammation précède sa formation. Dans tous les cas, la suppuration vient séparer la partie désorganisée de celle où elle siège. Quelquefois, cependant, les substances caustiques peuvent être absorbées et produire des accidens très-graves : l'arsenic est dans ce cas. Les médicamens caustiques sont employés pour cautériser les plaies produites par les animaux enragés ou venimeux, pour détruire les tissus désorganisés, les végétations, les ulcères cancéreux ou farcineux, etc. — l,es rubéfiants, au contraire, sont employés dans le but d'attirer et de fixer à l'extérieur une irritation développée sur un organe plus ou moins important à la vie, de faire cesser une douleur intérieure, une sécrétion morbide, etc.

Les principaux médicamens caustiques sont les acides sulfurique, nitrique, hydrochloriqiie, la potasse caustique, la pierre infernale, le beurre d'antimoine, l'arsenic blanc, le sulfate de cuivre (vitriol bleu), etc.

Il n'y a pas de formules à donner ici; car tous ces médicamens sont employés à l'état de pureté.

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2ns

AiMMAUX DOMESTIQUES : PATHOLOGIE.

§ \IV. — Médicainens Tcrmifuges.

Les vermifuges ou anthelmi nuques sont de» médicamens qui ont la propriété de faire mourir les vers intestinaux et de les expulser de l'économie. Ces effets peuvent être produits par un grand nombre de médicamens, tels que certains excilans, la plupart des purïïfalifs, certains toniques ou astringens éner- '"^iques. Mais il existe une classe particulière de substances qui, sans avoir une action bien marquée sur l'économie, possèdent la propriété de faire mourir ces animaux parasites; telles sont la coraline, la racine de fougèremâle, l'écorce de grenadier, la mousse de Corse, l'huile empyreumatique animale et la suie de cheminée.

•oRMiLïS nt rnÉPARATioNS vcRMir^CfS.

N" 80. Poudre vermifuge.

riencr. : Poudre de racine de fougère mâle. 4 parties.

de souiiDilés de laiiaisic. . J «('.

— d'aioêi I "'.

Mercure doux. 1 «V.

MéV/. ri faites prendre au cheval à la do<e de J onces pendant plu-ieurs jours de suite.

N'^ 81. B'etivag-e vermifugs,

freiicr. : llni'c enipyreuma'ique animale. 1 once. Infusion «l»- fanais e .... 1 fiinie.

.latines d'renfs »" i-

MV. III

Délayei riuiile dans les jaunes d'oBufs, mélez-la eniai(« avec l'iiifii.^iiin, et adminisliez te breuvage au cheval le ma» tin. — Re'ilcrfz les jouis suivani.

N" 82. Breuvage vermifuge pour lu chien.

Prenez : Ecorce de racine de grenadier, i onces. Huile empyreumatique. . .10 go'jlies

Alcool. . 4 Rio'^'

E.1U 2 livjcs.

Faites maie'rrr l'e'corce pendant vingt-quatre heutes dans lei 1 livres d'eau ; fjlies-la ensuite bouillir jusqu'à réduction de moitié. — Tirez la liqueur à clair, ajoulez-y l'huile prédlablement délayée dans l'alcool, et administrez en trois fois dan. la matinée. Purgez le lendemain a»ec i onces de sirop dé nerprun.

N" 83. Bols vermfuges pour le cheral .

Prene

Racine de fougère mâle en poudre. 6 onces.

Mercure doux i id.

Huile empyreumatique 4 id.

Miel quantitétuffis.

Faiies douze bols que vous rouKrer dans la faiine d'orge; admiiii<trez-en Iros le matin à jeun, pendant quatre jours, — Purgez le cinquième avec 1 once d'aloès et 4 onces de sulfate de soude.

î\° 84. autres avec l'as-a-fœiida.

Prenez; Assa-fcctlda en poudre. 4 onces.

Gentiane /, id.

Mercuie doux. . . 1 once et demie.

I\liel quantité suffisante.

Faiies seize bils et admiuistrez-en trois chaque matin.

D"" .1. Beugnot,

yincien chff de service à VEcole d' Alfoii,

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