‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 171 sur 325 · FOP.MULES DE PRÉPARATIONS UIERIXES · texte numérisé non relu

FOP.MULES DE PRÉPARATIONS UIERIXES

N" 57. Breuvage avec la rue.

Prenez : Sommités de rue fraîche. . 4 onces Vin rouge de bonne quabtè. i pinie. Faites infuser et administrez tiède.

N" 58. Autre avec la sabine,

I de chaque. i once.

Prenez : Sabine desséchée

Cannelle concassée ;

Eau commune 1 nin^e

Faites une infusion et administrez le breuvage cliaud.

N° 58. Autre avec le seigle ergoté.

Prenez : Ergot de seigle en poudie. 1 or ce.

Miel {j id.

Vin rouge .1 pinte.

Délayez la poudre et le miel dans le vin tiède, et admistiez sur-le-champ. — Réitérez deux ou trois fois au besoin.

§ X. — Médicamens narcotiques.

Les médicamens narcotiques, que l'on nomme encore stupi-fians, sédatifs, caïmans.^ se distinguent de tous les autres par l'influence spéciale et pi-imitive qu'ils exercent sur le système nerveux, et principalement sur le cerveau : influence caractérisée par la diminution de l'activité, et même par l'interruption momentanée des fonctions de ces organes importans. Administrés à très-faibles doses, ils n'ont guère qu'une action purement locale, et n'agissent qu'en diminuant la sensibilité et l'irritabilité des parties avec lesquelles ils sont en contact. A des doses un peu plus fortes, leur action s'étend davantage ; ils produisent un léger affaiblissement et un état de calme général qui quelquefois sont suivis de sommeil. Mais si la quantité est plus forte encore, ils donnent lien à un ensemble de symptômes qu'on a nommé narcotisme.

L'eflet de ces médicamens sur les organes

296 ANIMAUX DOMESTIQUES : PHARMACIE VÉTÉRINAIRE

digestifs est encore plus marqué; car, même à très-petites doses, ils diminuent l'appétit, et lorsqu'ils produisent le narcotisme, la di-

gestion est presque entièrement arrêtée

Voilà ce que l'on peut dire de plus général sur cette classe de médicameus. Mais outre ces propriétés générales, chaque substance narcotique a encore un mode d'action qui lui est propre, et présente dans les effets qu'elle produit des particularités qui ne peuvent être décrites dans un ouvrage comme celui-ci.

Les principaux médicamens de cette classe sont : l'opium, ses différens principes actifs, ses composés; les têles de pavot, la belladone, la iusquiame , la morelle noire, la douceamere, la laitue vireuse, la digitale pourprée, plusieurs espèces de ciguë, le tabac, la noix vomique, l'acide hydrocyaniqiie, etc.

roBML'Ltj DI PRÉPAHITIONS CXLilknTlS,

N° ôg. Poudre anlispusmod'que.

Prenez: Racine tie valériane.. . 8 parties. Opium

de chaque.

Re'duisez ces snbsances en poodre séparémenl ; passez au tamis, mélangez exactement et conservez à l'abri de l'air. La dose est d'une ouce et demie à i onces.

N° Co. E'.ectuare calmant.

Pientz

î gros.

8 onces.

Poudre de goicme arabique.

Extrait aqueux d'opium.

Miel

Faites selon l'art et donnez en deux fois dans la matinée. N° 6i. Cataplasme calmant.

Preuei : Farine de lin a poignées.

Feuilles dejusquiame ou de belladone, i iU.

Eau quantilfcsuf.

Faites bouillir la farine et les feuilles dans l'eau, appliquei liéde, et arrogez fréquemment avec une décoction de tiiet de pavot.

N" Cj. Breuvage narcotique.

Prenez : Laudanum de Sydeuham. .

Décocliou de lètes de pavot.

Mêlez et adniioisuez lléJe.

1 ODces.

i pin:e.

N° 63. Lotion calmante.

Prentz : Feuilles de belladone, a Tètes de pavot. . . n° Eau commune. . , i Faites une décoction et employez tiède.

N° 64. Lavement calmant.

poignées.

pintes.

Prenez : Extrait de pavot. . .

Décoclum de graine de lin

onces, gros, gouttes.

vaires, etc. Mais une propriété qui leur est commune, c'est de rendre sensiblement plus active l'absorption en général. C'est à doses altérantes, c'est-à-dire assez petites pour ne pas déterminer d'évacuation ou d'autres effets nnmédiats apparents, que l'on administre ces médicamens, afin de susciter par leur action lente, mais continue, les changemens que l'ou désire obtenir, sans produire cependant les accidens qui pourraient résulter de leur emploi à des doses très-élevées. Mais il faut toujours sui-veiller leur action avec la plus grande attention, et interrompre leur usage aussitôt qu'il se manifeste le moindre signe fâcheux. Les médicamens dont il s'agit sont généralement indiqués contre les engorgeraens chroniques et indolens de certaines glandes. Pour en obtenir des effets convenables, on peut en faire usage tant à l'extérieur qu'à l'intérieur. Le mercure, l'iode, le chlore et plusieurs de leurs composés sont les meilleursyb/zc^a/zj que l'on puisse employer.

FORMULLS DE PRËI'iR4TI0NS FONUAMTES.

N' Prenez

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