C. Symptômes Journis par la respiration
La respiration est fréquente dans les affections aiguës. La toux, symptôme constant des maladies de poitrine, est sèche dans la pleurésie, humide dans le catarrhe sans rappel, c'est-à-dire sans ébrouement, dans la pousse.
D. Symptômes fournis par la circulation.
On appelle pouls le battement des artères produit par l'afflux du sang, que le cœur y pousse chaque fois qu'il se contracte. Dans l'état de santé il est régulier, d'une fréquence et d'une force médiocre. lie nombre des battements du pouls varie suivant les animaux. Celui du cheval adulte donne par minute de 32 à 38 pulsations; celui de l'âne, 48 à 54; celui du bœuf, 35 à 42; celui du mouton et de la chèvre, 70 à 80; celui du chien, 90 à 100 ; enfin celui du chat, llO à 120. Ce nombre auf^menle dans la jeunesse, pendant la digestion, la gestation, après l'exercice. Il diminue par le repos, la diète, les saignées, la vieillesse. Chez le cheval, l'âne, le mulet et le bœuf, on tâte ordinairement le pouls à l'artère giosso-faciale, en portant le doigt au bord inférieur de l'os de la mâchoire inférieure, sur le point oîi l'artère se contourne pour se ramifier sur le chanfrein. Chez le mouton et le chien le pouls s'explore à Tar-
§ III. — De la Convalescence.
On appelle convalescence le temps qui s'écoule depuis la terminaison de la maladie jusqu'à l'entier rétablissement des foi'ces. Les symptômes de la maladie ont disparu, mais en laissant des traces. Les fonctions ne reprennent leur libre exercice que graduellement, et d'autant plus vile que l'aflection a été plus courte et moins grave, que l'animal est ))lus jeune, qu'il est mieux dirigé dans son régime, et que l'on n'abuse pas de ses forces en le remettant trop tôt au travail. Les soins, en pareil cas, ne sauraient jamais être trop multipliés; en elfet, l'animal convalescent, quoique débarrassé de sa maladie, n'en est pas moins prédisposé à des rechutes toujours fâcheuses. Pendant la convalescence, l'économie animale se remet insensiblement des secousses qu'elle a éprouvées; les muscles, les organes des sens, reprennent peu à peu leur énergie première; l'embonpoint se rétablit et annonce l'exercice régulier des fonctions ; l'appétit revient, mais ne doit être satisfait qu'avec la plus grande circonspection; le pouls est encore un peu fréquent; enfin la respiration, encore un peu faible, exige qu'on ne livi-e pas les animaux à un exercice trop violent.
§ IV. — Diagnostic et pronostic.
Le diagno'itic a pour objet la distinction de la maladie.
J. On comprend sous le nom de signes diagnostique-, toutes les circonstances propres à éclairer sur le gcni-e et l'espèce d'une maladie. Les principaux sont les symptômes passés ou présens, les causes de la maladie, la manière dont elle a débuté, l'effet des moyens mis en usage. Parmi les signes diagnostiques, tous n'ont pas une importance égale; les uns, dits caractéristiques, suifisent seuls et en petit nombre pour faire reconnaître la maladie : c'est surtout à la connaissance de ces signes que s'attachent les praticiens; les autres, nommés communs, équivoques, se rencontrent dans beaucoup de maladies, et n'appartiennent exclusivement à aucune.
-fi.Le praticien qui voit un animal malade pour la première fois, commence par jeter sur lui un coup d'œil rapide; s'il est debout, son attitude est la première chose qui le frappe; s'il est couché, l'observateur, après avoir examiné sa position, doit autant que possible le faire lever pour continuer son examen. Cela fait, on interroge le propriétaire de l'animal, ou la personne chargée de lui donner des soins, sur les antécédens du malade ; on s'informe de l'état habituel de sa santé, du nombre et du genre de maladies dont il a été affecté, de l'époque à laquelle on s'est aperçu de l'existance de la maladie, des circonstances qui
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