E SPÉCIALE
par la garif;rène des parties malades et par la mort des animaux : la terminaison par gangrène survient fréquemment chez les brebis.
Traitement. Lorsque la tuméfaction est légère et la douleur peu intense, la maladie cède facilement aux soins hygiéniques et à Taclion des lotions émollientes sur les mamelles, qui doivent être vidées avec la plus grande attention du lait qu'elles contiennent; si l'on veut faire tarir la sécrétion du lait, il est nécessaire d'avoir recours aux astringens : l'argile délayée dans le vinaigre et appliquée sur les mamelles engorgées m'a très-bien réussi. Lorsque la douleur est forte, il faut avoir recours aux saignées, aux lotions calmantes ( n° 63) et aux lavemens adoucissans. S'il survient de la suppuration, il faut se hâter d'ouvrir les abcès avec le bistouri, recouvrir les environs de ceux-ci d'une couche d'onguen t populéum, et panser le foyer puru!ent,d'abord avec une décoction d'orge miellée, et plus tard avec du vin rouge chaud; lorsque la maladie parait devoir se terminer par induration, il faut avoir recours au Uniment ammoniacal camphré, ou bien à un mélange à parties égales d'onguent populéum et d'onguent mercuriel double, et frictionner tous les jours les parties indurées avec ces médicamens. Enfin, si la gangrène survient, il faut favoriser la chute de la portion gangrenée au moyen de cataplasmes émolliens (n*" 3 ) et panser ensuite la plaie avec de l'eau de Javelle trèsétendue d'eau.
§ III. — Inflammation du foie {hépatite)*
]\Ialadie rare chez les animaux, fort difficile à reconnaître, existant rarement seule, mais accompagnant souvent les inflammations gastro-intestinales et confondant ses symptômes et son traitement avec ceux de ces dernières maladies. ( Voyez Gastro-entérite. )
§IV. — Inflammation des relus ( néphrite).
Cette maladie peut être due à des coups sur la réj;ion des lombes, des efforts violens, l'administration de certains médicamens, tels que les diurétiques chauds et les canlharides. la présence de calculs dans les leins, l'usage de certains alimens acres, tels que les gousses de genêt, les jeunes pousses de frêne et d'arbres résineux, etc. La néphrite n'est pas toujours facile à reconnaître; la sensibilité de la région lombaire, la faiblesse du train postérieur, la rétraction fréquente et alternative des testicules chez les mâles; la rareté de l'urine qui est alors trouble ou sanguinolente; les efforts souvent inutiles des animaux pour uriner; la chaleur du rectum lorsqu'on fouille l'animal, létat de vacuité de la vessie indiquant la suspensitm de la sécrétion de l'urine; les coliques, les trépignemens des membres postérieurs ; les sueurs d'une odeur urineuse plus ou moins marquée; la dureté, la petitesse et la fréquence du pouls, et tous les symptômes d'une fièvre de réaction plus ou moins forte, sont les symptômes qui peuvent servir à la caractériser.
Traitement. Cette maladie, très-grave et susceptible d'entraîner la mort, doit être