TOMB II
combattue vigoureusement, dès son début,
fiar d'amples saignées répétées; on a vusaigntr mit à dix fois daus les premières vingt-quatre beures, et ce traitement être suivi dun plein succès. En même temps on place l'animal dans une température douce, on lui tient le ventre libre au moyen de fréquens lavemens émolliens ( n® 7 ) ; on lui administre à Tinterieur des breuvages faits avec la gomme ou la décoction de graine de lin; on le soumet au repos et à la diète, et on applique sur la région des reins un large sachet émoUicnt fait avec le son et la farine de lin que l'on tient constamment humide en l'arrosant avec de l'eau tiède ou de la décoction do son. Il est nécessaire de persister daus l'emploi de tous ces moyens jusqu'à la diminution des symptômes. Ce premier effet étant obtenu, l'application de sélons aux fesses peut contribuer à hâter la guérison. Il est essentiel de ne remettre qu'avec les plus grandes précautions l'animal à sa nourriture ordinaire et à son travail.
Catarrhe vésical ( cystite, i/i/lammalion (le ta vessie).
Les causes de cette maladie sont : la présence des calculs et le séjour trop prolongé de l'urine dans la vessie; les secousses que produisent les efforts violens auxquels les animaux se livrent pour entraîner les fardeaux, surtout quand la vessie se trouve |)leine; l'abus des médicamens- auxquels on suppose la propriété de développer (es chaleurs; l'application de larges vésicatoires sur les fesses, la poitrine; les arrêts de transpiration, l'exposition au froid humide, etc. h.Q?> symptômes ^o\\\.\ l'anxiété, l'agitation, h; trépignement des membres postérieurs, ks fréquentes envies d'uriner; l'urine est tantôt claire, plus souvent trouble et rougeâtre;elle s'échappe par jets et avec une gi ande diflicullé; il y a même quelquefois pissement de sang. L'animal a la peau sèche et chaude, le pouls dur et fréquent ; il regarde ses flancs, agite sa queue, a des mouvemens de colique; en le fouillant on ti'ouve le fondement chaud, la vessie pleine et très-douloureuse: les coliques sont d'autant |)lus fortes que la maladie est plus grave et plus étendue; pour bien distinguer ces coliques de celles qui ré.sulttnt d'un état maladif de liniestin, il faut bien faire attention à l'altitude dans laquelle se place le malade. Dans les coliques ordinaires, il n'est pas rare de voir l'animal, le cheval particulièrement, s'allonger et écarter les quatre membres; mais il s'étend seulement, et les membres postérieurs ne sont jamais à demi fléchis, comme cela a lieu quand l'animal atteint de cystite veut faire des efforts pour uriner; en outre, dans ce dernier cas, toute l'épine est voussée en contre-haut, et le bassin se trouve porté en avant. — Si le traitement que l'on met en usage parvient à calmer la force de l'inflammation, on voit tous les symptômes diminuer graduellement de violence ; mais il arrive quelquefois qu'il existe dans la vessie un obstacle à la sortie des urines; celles-ci continuent à arriver dans ce réservoir, le distendent outre mesure et finissent par en occasionner la rupture : le premier effet de cet accident est de procurer