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souvent introuvable. C'est celle de savoir comment il est possible, par une ferrure raisonnée, de remédier aux défectuosités des sabots. Ce nouveau problème peut se formuler en ces termes : Etant donné un pied déjectueux, trouver un fer qui répare autant que possible sa défectuosité, ou tout au moins obvie aux conséquences nuisibles de cette défectuosité.

Pour trouver la solution de ce problème complexe, il faut jiasser en revue les défectuosités les plus communes des pieds des chevaux, définir ces défectuosités, et examiner si pour chacune la question est soluble dune manière salifaisaule.

§ f. — Du pied grand.

On dit qu'un pied est grand, lorsque ses dimensions ne sont pas en rapport de proportions avec celles du corps, et qu'elles pèchent par excès en grandeur.

Cette défectuosité, qui est le plus souvent accompagnée du défaut de solidité de la corne, mais qui cependant n'exclue pas toujours sa parfaite intégrité, ne demande pas, pour être réparée, une ferrure particulière. Le fer ordinaire convient parfaitement à un grand pied; seulement, comme déjà par sa propre masse un sabot aux dimensions exagérées met obstacle à la rapidité des allures, il est nécessaire que son fer soit plus léger que le fer ordinaire.

§ [I. — Da jjied petit.

Le pied petit pèche par Texiguité de ses dimensions par rapport à celles du corps. Sa paroi est ordinairement très-dure, sa sole excavée, et sa fourchette très-petite.

Partage ordinaire des chevaux de race distinguée, le pied petit est exposé aux resserremens des talons, aux bleimes et aux fendillemens de la corne ; le fer qui lui convient le mieux est un fer léger, étampé loin des talons, et garnissant beaucoup en dehors pour augmenter la largeur de la base d'appui. On doit l'adapter au pied après avoir paré assez bas les talons, pour permettre à la fourchette de poser sur le sol.

Le fer à croissant de Lafosse {fîg. 222) conviendrait beaucoup pour ce genre de pied, parce qu'il laisse au sabot toute son élasticité; mais comme il n'est pas suffisamment protecteur, on ne peut guère le mettre en usage que pour les chevaux qui travaillent sur un terrain meuble.

§ III. — Du pied plat.

Le pied plat {fg. 215) est grand et caracîtj- •Fig. 215.

ANIMAUX DOMESTIQUES : DE LA FI.RRURE

risé en outre par l'obliquité et la friabilité très grande de la paroi, le peu de hauteur des talons, le volume de la fourcUetle et le défaut d'incurvation de la sole qui se trouve à |)eu près plane et de niveau avec le bord plantaire de la paroi. 11 résulte d'une telle disposition des parties composantes du sabot, que lélasticilé s'y trouve à peu près détruite, puisque l'un de ses principaux ressorts, la concavité de la sole, n'existe pas. Mais la conséquence la plus fàclieuse de ce manque d'incurvation de la sole est, sans contred t, le danger auquel sont continuellement exposées les parties so.is-jacenles d'être foirlées et comprimées par les inégalités du sol; car dans le poser d'un pied plat, la plus grande partie de la surface de la sole se trouve en contact avec le terrain. Aussi rien n'est-il plus fréquent que de voir des pieds ainsi vicieusement conformés atteints de bleimes, A^oi^nons, et devenir fourbus.

Ces dernières conséquences de la mauvaise conformation du pied sont les setdes auxquelles on puisse obvier par la ferrure. Les premières sont tout à fait irrémédiables II n'est pas, en elïel, possible de reuilre à la sole la forme qu'elle devrait avoir normalement; mais on peut, en la revêlant d'un fer suiïisammenl large, la soulraire à l'appui sur le sol et U protéger conli-e ses inégalités.

Les fers que l'on adapte dans ce but au piedplat, sont i)^\\.% fers couverts {//g-.2lG) ou à

Fis. 216.

branches couvertes.

Ces fers, qui sont ainsi nommés de ce que leur largeur excède, à grandeur égale, la largeur des fers ordinaires, peuvent présenter une couverture plus ou moins grande, suivant (|ue l'exige le degré plus ou moins avancé de la défectuosité du pied qu'ils sont destinés à réparer. C'est pour cela qu'on les dislingue en fers demi-couverts, couverts et très-couverts.

Bien que les fers couverts aient une plus ?;rande largeur que les fers ordinaires, cependant, à grandeur égale, ils ont à peu près le même poids, parce que leur épaisseur, loin d'être en rapport avec leur couverture, est au contraire beaucoup moindre que celle des fers ordinaires.

Pour adapter convenablement un fer couvert, on pare à plit le pied défectueux en diminuant le moins possible l'épaisseur de la sole, et n'enlevant du bord de la muraille que ce qui est strictement nécessaire pour l'empêcher d'éclater; on laisse à la fourchette tout sou volume, et l'on n'abat que très peu les talons.

Quant au fer, on lui donne la profondeur d'ajusture que nécessite le degré de la défectuosité; en général, celte ajusture doit être assez forte pour que la sole ne soit en con-

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