CHAPITRE VIL — économie du bétail
L'économie du bétail est celte partie de la science agricole qui comprend la multiplication, l'élève, l'entretien et l'emploi des animaux domestiques utiles à l'agricultiu-e.
Les princip^-s de l'économie du bétail sont généraux, c'est-à-dire applicables à tous les genres de bestiaux, ou ils sont spéciaux à chaque genre.
Les premiers sont déduits des lo's générales de la vie des animaux; les seconds indiquent l'application de ces règles générales à chaque genre de bétail, selon sa nature particulière et les circonstances dans lesquelles nous le plaçons.
Les notions générales comprendront l'hygiène, la multiplication et l'éièue des animaux domestiques.
On élève et l'on tient du bétail dans l'industrie agricole : 1° pour l'exécution des travaux que nécessite la culture des terres; 2° pour la production de certains articles nécessaires à 1 homme , tels que le lait et les produits qu'on en obtient, la chair, la graisse, la laine, la peau, etc. ; 3° enfin pour la production du fumier. Ce dernier motif est, dans l'état actuel de l'agriculture en Europe, le plus imlK)rtant de tous. La tenue du bétail peut être Indépendante de l'agricullure ; cette dernière,
à l'exception de la petite culture jardinière desenvirons des villes, ne peut l'être du bétail; de là cet axiome : Sans bétail point d'agricultare, auquel on pourrait ajouter celui-ci : Sans un nombreux bétail, point cl agriculture lucratii>e.
Quelque minime que soit le gain direct que donne le bétail. on voit toujours que les cultivati iirs qui en tiennent le plus font les meilleures affaires ; partout où des vues courtes et un intérêt mal calculé ont poussé les cultivateurs à se restreindre au bétail qui leur était indispensable pour les travaux de culture et l'usage de la maison, l'épuisement du sol n'a pas lardé à diminuer la fortune des exploitans. Du reste, le bénéfice qu'on retire du bétail, de même que celui de la culture entière, croit en raison de l'extension que l'on donne à cette branche : il dépend en outre du choix et de l'emploi convenables des animaux, et enfin principalement du traitement et du régime auxquels on les soumet. Il est donc important que le cultivateur connaisse la nature des animaux domestiques et les conditions nécessaires à leur réussite. Les principes qu'on en déduit constituent Yhygiène des ani' maux domestiques.