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TYPES DES DIFFÉRENTES SORTES DE CHEVAUX

Ainsi, il existe des contrastes frappants entre les deux premières catégories à reconnaître dans les races de l'espèce du cheval : les organes de la locomotion sont autrement construits; leur composition anatomique n'est pas la même; les organes les plus essentiels à la vie diffèrent, et les qualités morales des animaux, comme leurs qualités physiques, s'en ressentent beaucoup. JHais , comme nous Tavous dit en commençant, il existe dans les races légères, ainsi que dans les grosses races, des types secondaires qui s'éloignent beaucoup , soit du cheval anglais , soit du cheval boulonnais.

Le cheval anglais est construit pour courir avec rapidité en ligne droite, mais sans beaucoup de souplesse dans ses allures et de grâce dans ses mouvements. Kous avons dans les chevaux légers des l'aces plus élégantes et plus maniables , qui ne peuvent pas tenir leurs qualités du cheval anglais. De même, dans les grosses races nous en avons de moins lourdes que la boulonnaise , qui à beaucoup de force joignent plus d'agilité, et qui ne peuvent tenir non plus leurs qualités de la race boulonnaise.

Fier. 240.

clusivement à l'un ou à l'autre, empêchent qu'on ne puisse les confondre.

La longueur du corps du cheval anglais dépend bien plus de la longueur de la croupe , de l'étendue et de l'obliquité de l'épaule, que de la longueur des reins. Sans être remarquables par leur brièveté, la croupe et l'épaule du cheval andalous ne sont pas aussi longues et elles présentent d'autres différences. La croupe moins longue est en même temps moins charnue, moins épaisse; elle ressemble à celle d'un mulet; les f» sses sont plus minces ; et cependant des jarrets plus coudés , des paturons plus longs contribuent à engager davantage les pieds de derrière sous le centre de gravité. Il suit d'une pareille conformation que l'arrière-raain, chargée de supporter une plus grande partie du poids du corps que si les pieds étaient moins avancés sous le cheval, ne peut chasser l'avant-main avec autant de force; et il suit aussi de ce qui vient d'être remarqué que les muscles croupiens et fessiers qui contribuent beaucoup à rétendue et à la force de la progression, onl une action plus bornée à cause de leur peu de développement.

Fig. 241.

Nous sommes ainsi forcés de reconnaître d'autres types que ceux qui ont été admis par M. le duc de Guiche. Zs'ous comparerons maintenant, dans les races de chevaux légers, celle qui mérite le mieux, nous en convenons, la qualification de légère, la race anglaise de course ou de pur sang {fig. 241), et la race la plus brillante au manège l'andalouseC^^. 240). Bourgelat,Lafont-Pouloti, et d'autres écuyers de la nu du siècle dernier, ont tracé des portraits du beau cheval de selle qui se rapprochent bien plus de la race andalouse que de la race anglaise. C'est un de ces portraits qui est ici reproduit pour fixer l'attention sur les contrastes qu'offrent les deux types secondaires qu'on peut établir dans les chevaux fins.

De Lafont-Pouloti veut que la ligne que l'on tire delà pointe de l'épaule à celle de la fesse, soit d'un dixième plus longue que la ligne qui s'étend depuis le garrot jusqu'au sol , et représente la hauteur du cheval ; tandis

Sue dans les chevaux communs ces deux lignes evraient être égales. Cette conformation appartient au type anglais comme au type andalous. D'autres caractères appartiennent à la fois à l'un et à l'autre , et font qu'ils doivent tous deux être classés dans les chevaux fins. Mais certaines qualités qui appartiennent ex-

AGRICU.'-Tl RE.

Avec des allures plus [courtes , le type andalous a des mouvemens plus trides, plus relevés. La moins grande impulsion imprimée à l'avant-main par la détente de l'arrière-main permet aux rayons des membres antérieurs de se plier, de se relever, pour retomber presque dans la même place, tandis que , dans les allures plus rapides du cheval anglais, ils sont portés en avant par la ligne la plus courte , c'est-à-dire en rasant la terre.

La conformation des parties antérieures concourt à établir ces différences. Le poitrail est pluslarge,les épaules plus charnues; l'encolureest forte, etnaturellementelleest plus relevée que dans le cheval anglais. Les muscles qui de l'encolure vont aux rayons supérieurs des membres pour les porter eu avant, ayant plus de développement et agissant dans une direction qui se rapproche davantage de la verticale , les mouvemens deviennent plus forts et plus relevés. La liberté dans les épaules , la hauteur dans les mouvemens, la souplesse et la sûreté des allures, deviennent des traits distinctifs du type andalous, de même que la vitesse caractérise le cheval au-

Celle dernière qualité, il faut en convenir, est celle que l'on commence à estimer

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