DES SOINS A DOKNER A.U CHEVAL
ainsi leurs bénéfices, parce que la plus grande valeur qu'ils donneront à leurs chevaux compensera et au-delà les frais de leur éducation. P. -Th. Collig.\o]v, vétérinaire à Mantes.
Section XL — Des soins hygiéniques à dozjvi. i au clievaL de travail.
A l'âge de cinq ans le cheval est arrivé à son entier développement, et peut rendre les services auxquels il est apte par sa conformation; mais son utilisation efficace, et surtout durable, dépend de certaines condition.>> sans robser\ation desquelles l'épuisement et la ruine l'auraient bientôt mis hors d'usage. 11 n'en est pas, en effet, des êtres vivans comme des machines inertes, qui exécutent leurs mouvemens sans discontinuité, et ne se détériorent qu'a la longue par les frottemens de leurs rouages. Les animaux ne peuvent, par leur nature, suffire à un mouvement con tinu; il faiit qu'entre leurs momens d'action, il y ait des temps de repos, pendant lesquels ils réparent parla nutrition la perte de leurs forces, conséquence inévitable de leurs mouvemens : enfin, il faut que par les soins de l'homme, la surface de leur corps soit entretenue dans un état de poli et de luisant iiidispensabLiiment nécessaire à l exercice de leurs fonctions et à la conservation de leur santé.
Nous traiterons des trois conditions indispensables à la conservation du cheval de travail, le pansage, le repos et V alimentation.
§ r'. — Du pansage
Le pansage est une des conditions les plus influentes sur la santé du cheval, condition trop souvent néglij^ée et dont l'inobservation est souvent la cause du dépérissement de beaucoup de chevaux et quelquefois même du développement de maladies redoutables. Les fonctions de la peau exercent sur toute l'économie une grande influence. Sans entrer ici dans des considérations théoriques pour démontrer les étroites sympathies qui unissent les fonctions de la peau à celles des orgam^s internes je dirai seulement que la peau e^t continuellement le siège d'une transpiration dont les produits vaporeux, inaperçus dans l'état de repos, deviennent sensibles pendant l'exercice, lorsque, sécrétés en grande quantité, ils se condensent à sa surface et mouillent les poils qui la revêtent : eu sorte que cet organe peut être considéré comme un énionc* toire destiné à l'élimination tn dehors de Tt;conomie vivante des matériaux du sang qui ne peuvent plus servir à la nutrition des organes. Mais pour remplir celte importante fonction, il faut que la peau soit maintenue dans un état parfait de propreté, et que les pores dont elle est percée soient toujours béanspour donner passage aux matériaux de la transpiration. Sil n'en était pas ainsi, si, comme on le voit souvent, la surface de la peau était recouvei'le d'une couche de matières concrétées, résultat du mélange avec les produits de la sécrétion, des poussières en suspension dans l'air ou contenues dans les fourrages, celte sécrétion ser.^it, sinon toutà-fait tarie, au moins de beaucoup diminuée, et l'on venait surgir dts accidens bien graves