DU I
pas trompé ; il trouva en effet, nu milieu dos sîcppcs tjiii séparent Astracan tiOrcrabourg, des flocons épars de du\et qui lui firent connaitie qu'il n'était pas nécessaire qu'il allât plus loin. Il avait remarqué d'ailleurs que, dans la lanijue du pays, on donnait à ces chèvres le nom dechèvres du Thibet. Il acheta 1289 bêtes, qu'il embarqua à Caffa, et qui arrivèrent au lazaret de Marseille au mois d avril 1819. Elles avaient beaucoup souffert du voyage, tous les jours il en péri>sait quelques-unes ; mais une bonne nourriture et des soins intclligens les rétablirent bien vite. Le G mai j'arrivai à Marseille par ordre du ministre, pour les examiner. Je choisis
AVIS. ;Vf3
pour le compte du gouvernement 99 chèvn .>> et un jeune chevreau.
L'introduction de ces chèvres tliibetaines n'a point eu jusqu'à présent le résultai heureux que Ion en espérait, probablement parce qu'il ne s'est point rencontré d'agronome qui ait consacré son temps et ses soins à les répandre et /i les faire adopter dans ies contrées où l'on s'adonne à l'éducation de la chèvre; mais il ne faut point désespérer d'atteindre un jour ce but, et de voir enlin tirer parti de la conquête que M. Ternaux a livrée à la France.
TESSiER,f/e l'Institut.