‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 317 sur 325 · LIV. tIT · texte numérisé non relu

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dant l'été, les chiens ont quelquefois l'instinct «le retirer toute la paille de leur loge et de .se coucher sur la planche nue; le défaut de soin et «le propreté engendre la plupart de leurs maladies.

§ 111. — Maladies des chiens.

A. Maladies des jeunes chiens. — Cette maladie, que quelques auteurs considèrent comme une inflammatioa de la muqueuse nasale, d'autres comme une inflammation de l'estomac et des bronches, est peu connue, quoiquepresquetous les jeunes chiens en soient attaqués. On la croit contagieuse.

Considérée dans son état le plus simple, elle présente les symptômes suivans : tristesse, diminution ou dépravation de l'appétit, abattement, inattention aux ordres du maître, chaleur de la gueule, rougeur et sécheresse de la membrane du nez, enchifrènement, soif très -vive- Bientôt il survient de la toux et des éternuemcns, et des mucosités d'abord limpides, puis jaunes ou vertes, coulent par les yeux et par les narines qu'elles obstruent de manière à gêner la respiration; souvent même il survient des vomissemens; au bout de quelque temps, ces symptômes disparaissent graduellement et la santé se rétablit, ou bien les yeux deviennent ternes, le dégoût pour les alimens augmente, les urines exhalent une odeur fétide, la gueule laisse échapper une lave gluante, il survient du dévoiement, des convulsions, de la paralysie et la mort.

Cette maladie se complique quelquefois d'ulcération des yeux et de chorée, mouveraens nerveux de la tête, ((ui s'étendent à tout le corps.

Traitement. — Cette maladie est si fréquente, que tout le monde se mêle de la traiter : on essaie tour à tour des emplâtres de poix sur la tête, de l'amputation de la queue et des oreilles, de l'elléliore en poudre, du vinaigre introduit dans le nez, d'eau soufrée (l'eau ne dissout pas un atome de soufre). Les uns prescrivent les vomitifs; d'autres les purgatifs, la saignée, les sétons au cou, le calomel, etc. loute la pharmacologicenfin a été passée en revue à propos de cette maladie. Ce n'est pas avec des remèdes préconisés pour tous les cas que l'on peut parvenir à traiter avec succès une maladie aussi variable dans ses symptômes et ses effets. Cette maladie me parait être une affection spéciale, et avoir une marche déterminée qu'il faut se garder de troubler p.irdes médications inopportunes; souvent la nature fait à elle seule tous les frais de la guérison, aussi le plus souvent doit-on se contenter de mettre en usage les règles les plus simples de l'hygiène : un peu de diète, du lait coupé pour boisson, quelques soupes, de la propreté, quekiues promenades «piand il fait beau, une température douce, etc. ; si l'écoulement par les narines est abondant, il faut les laver avec soin et diriger dans le nez, à l'aide d'un entonnoir, des vapeurs d'eau bouillante. S'il survient de la toux, il faut faire avaler un peu de lait miellé; lorsque la fièvre est forte, que l'inflammation devient générale, alors seulement il faut pratiquer des saignées proportionnées à la force de l'animal ; s'il y a constipation, il faut administrer des lavemens cmolliens et les purgatifs n" 48. Dans les cas où ledévoiement est considérable, les Anglais ont employé avec succès des pilules composées de parties égales de gomme arabique, de craie préparée et de conserve de rose, avec du lait de riz pour nourriture. S'il survient une inllammation des yeux, il faut faire des lotions fréquentes avec l'eau pure ou des collyres adoucissans ou astringens; s'il se manifeste des symptômes nerveux, des convulsions, de l'ataxsiè, etc., il faut avoir recours aux antispasmodiques. Quand la tête paraît très-affectée, on a souvent appliqué avec succès un vésicatoire à son sommet. Quant aux sétons au cou qu'on a conseillés au début, ce moyen peut être bon lorsque l'af fection est peu aiguë, mais lorsque la lièvre et l'inflammation sont très-fortes, les sétons, par la douleur et la réaction qu'ils déterminent, peuvent

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DES Em^OISONISEMtJNTS.

aj^giavcr ces symptômes, et il faut les supprimer. Èa nous résumant dans le traitenieut de cette maladie, il faut varier les moyens selon lea syniptôuies. Sa durée varie de 2u à 25 jours.

h. Surdité. — Si la surdité du chien provientdela vieillesse, elle est incurable; lorsquelle est due à l'auias et l'eûdurcissement du ceruuien, il faut verser dans sou oreille, après en a\oir coupé les poils, quelques gouttes de suc d'oignon écrasé ; ce 6UC rend le cérumen assez litjuide pour qu'on ■ puisse l'extraire à l'aide d'un petit bâton entouré de linge.

C. Lésion aux pattes. — Si une épine ou tout autre corps étranger s'est introduit dans la patte de l'animal, il faut en faire l'extraction et abandonner la plaie à elle-même; le chien se guérit en se léchant. Il arrive souvent qu'on ne peut atteindre le corps étranger qu'à l'aide d'une incision.

D. Chancres des oreilles- — Cette maladie ne se développe que chez les chiens qui ont les oreilles longues et pendantes, tels que les chiens de chasse «lui, en courant dans les bois et les broussailles, peuvent s'y accrocher ou s'y déchirer les oreilles. Ce chancre n'intéresse d'abord que la peau et ue consiste qu'en de petites gerçures, mais bientôt la peau devient saignaute et donne étoulement à une iiumeur qui, en se desséchant, forme croûte; bientôt le point attaqué est comme rongé, offre uue échancrure qui s'accroît d'autant plus vite que l'animal est plus indocile et moins soigné.

Traitement. — On préserve les oreilles des atteintes des pattes et des contacts extérieurs, à

l'aide d'une espèce de coiffe en toile paurvue de deux trous qui correspondent aux yeux; ou passe le museau dans cette coif:e <iui maiutient les oreilles appliquées sur la tête et va s'attacher au Collier. On lave la plaie avec de l'eau tiède et on la couvre d'un plumasseau de charpie que la coiffe maintient. Souvent ce traitement est insuffisant, et l'on est obligé d'enlever avec le bistouri ou les ciseaux toute la portion malade, et de brûler la plaie avec de la pierre infernale, ou le cautère chauffé à blanc; il se forme alors une escarre qui tombe au bout de quelques jours et laisse au-dessous d'elle une petite plaie veruieille que l'on panse avec de l'eau-de-vie. Lor^^^que l'indocilité de l'animal n'y apporte pas obstacle, la guérison est prompte.

E. Agravée. — Survient à la suite des longues marches sur des terrains durs et caillouteux. L'irritation qui résulte d'une marche forcée détermine un gonflement douloureux de la patte qui s'étend souvent à tout le membre ; l'animal tient alors la patte levée en marchant. Quelques jours de repos suffisent ordinairement pour la faire cesser ; dans le cas contraire il faut entourer la patte de cataplasme, mettre l'animal à la diète et le saigner ; enfin, quand sa patte est très-gonflée, il est bon de pratiquer sur elle quelques "mouchetures avec la lancette et d'arroser tout le membre malade avec de l'eau contenant de l'extrait de Saturne.

Tumeurs, verrues, abcès, brûlures, aphtli-^s, gale, rage, etc. {Voir l'article Chirurgie.)

A. Bixio.

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