DE L'ASPHYXIE
riiraie, l'ellébore, le seigle ergoté. — Il y a agitation extrême, cris aigus, délire, convulsions, dilatation de la prunelle, effort pour vomir, vomissemens, selles; quelquefois il n'y a pas d'envies de vomir, d'agitation : on observe une sorte d ivresse, tremblemens, abattement et insensibilité.
Traitement. — Le poison évacué par les moyens indiqués, on a recours à la saignée, aux boissons acidulées, comme pour l'opium, puis aux boissons mucilagineuses et aux lavemens émolliens, etc.
L. L'emj)oisoitneiuent par les cantha rides a pour caractères : haleine fétide, gorge brûlante, difficultés d'avaler extrêmes, efforts de vomissemens, selles abondantes et nièiées de sang, érection permanente, urine entièrement supprimée, ou rare et mêlée de sang, pouls dur et fréquent, tétanos, convulsions, mort. —Il faut administrer l'e.iu sucrée, le lait et les boissons cmollientes, des lavemens émolliens, des frictions d'huile camphrée à la partie interne des cuisses: si lescantharides ont été appliijuées sur une pluie, il faut avoir recours en outre aux bains, aux sangsues et aux linges imbibés de déco -lions émolliéntes, placés sur les parties affectées et à la région de la vessie.
M. Empoisonnement par les morsures d'animaux ou insectes vénéneux, vipères, serpens, scorpions, tarentules, guêpes, abeilles, frelons, taons. — La morsure de la vipère et des serpens produit une vive douleur, il survient une tumeur, d'abord ferme, puis livide et comme gangreneuse, qui gagne peu à peu les parties voisines,'défaillance, vomisseniens, niouvemens couvulsifs, pouls fréquent, petit, irrégulier, resîiiration laborieuse, sueurs froides, [.erte de la vue. délire ; il s'écoule de la plaie un sang noirâtre, une suppuration fétide, et si l'abcès est considérable l'animal meurt.
Traitement. — On place une ligature légèrement serrée, immédiatement au-dessus"de la plaic,afin de gêner la circulation du sang; on laisse saigner la plaie et on favorise l'écoulement du sang en la pressant et en y faisant des scarifications ; on baigne la plaie dans de l'eau tiède, et on l'enveloppe d'un linge mouillé. Si lenflure est trop considérable, il faut sacrifier l'animal s'il a peu de valeur ; si l'on tient à le conserver, il faut, au lieu de ces pratiques, i-autériser la plaie avec la pierie infernale, la pierre à cautère, le beurre d'antimoine ou le fer rouge ; puis élargir la plaie et appliquer sur ks parties engorgées voisines i:e la plaie un mélange fait avec une partie d'anununiaque et deux d'iiuiie; ou y laisse un linge imbibé de ce liquide.
Une plante de l'Amérique, le guaco parait un antidote certain contre la morsure de tous les serpens vénéneux.
La morsure du scorpion et des autres insccies n'est dangereuse (jue pendant les fortes chaleurs de l'été, ou lorsque les insectes ont sucé des plantes vénéneuses, ou des matières animales en putréfaction, ou enfin lorsqu'ils se sont abattus en grand nombre sur un animal. 11 faut dans ce cas inciser en croix la tumeur qui s'est formée et la laver avec un peu d'ammoniaque étendue dans de l'huile ou de l'eau.
§ III. — Maladies qui simulent l'empoisonnement.
Certaines maladies, par la rapidité de leur invasion et de leur marche, par leurs symptômes, p.ir les altérations qu'elles produisent dans les lissus, simulent l'empoisounement aigu; de ce nombre sont : pour le chien, le chat et le porc, la gastroentérite suraiguë, avec vomissemens opiniâtres de matières noires, vertes ou sanguinolentes ; pour tous les animaux, certaines indigestions, la perforation spontanée de l'esiomac et des intestins, la péritonite, l'apoplexie, les hémorragies internes, le typhus, certaines maladies nerveuses, etc.
On a aussi regardé comme des empoisonnemens la rage, la pustule maligne, le charbon, etc.
Section ii. — Asphyxie.
On appelle asphyxie la cessation de la respira