ANIMAUX DOMESTIQUES : 1>ES VICES REDIIIBITOIRES
tioa proloufîée nsscz longtemps pour aincDcr la >uppressi()ii de toutes les fonctions, et la mort.
L'aspliyxic peut être causée par la privation d'air, par la présence dans la trachée d'un corps ctrant,'cr qui s'oppose à l'entrée de l'air dans les poumons, parla strangulation, parla submersion, par la respiration d'un air trop raréfié, ou de gaznou respirahles ou délétères (gaz azote, gaz acide carbonique,chlore, ammoniaque, gaz des fosses d'aisance, gaz de l'éclairage, etc.), par le froid,raction de la foudre, la compression des parois de la poitrine ou du ventre, toutes causes qui mettent obstacle aux mouvemens mécnniciues de la respiration; par l'air chargé des émanations de corps animaux ou végétaux en putréfaction, vapeur du charbon, des fours à chaux, des marais, des houillères, etc.
LorS(iu'ua animal est expose à l'influence de l'une ou l'autre de ces causes, la respiration devient tumultueuse, les mouvemens de la poitrine .«iont violens et précipités, les côtes en s'écartaut les unes des autres avec effort dans les mouvemens de dilatation font saillie sous la peau ; puis la face se grippe, les veines se gonflent, les na- ^eaux se dilatent avec convulsion, les mendiraiies apparentes prennent une coloration foncée qui se rapproche du violet au moment où l'animal près d'expirer ouvre les mâchoires et opère des bàilieniens, derniers signes deseffoits qu'il fait pour introduire l'air dans sa poitrine ; enfin le pouls s'affaiblit et la respiration cesse entièrement après la mort; les yeux sont brillans et saillans, la peau est rosée ou violacée partout où la pâleur de sa nuance permet de saisir cette couleur.
Tmilenient. — 11 faut exposer l'animal au grand air et essayer de rétablir la respiration ^n faisant contracter arliliciellement la poitrine. — Pour cela
on en presse les côtes, ainsi que la région abdo- Miinale ; puis on abandonne ensuite les côtes A leur ressort naturel et les viscères abdominaux à leur poids, et l'on produit ainsi un vide que l'air extérieur se hàle de remplir. — On peut encore recouiir à l'insufflation au moyen d'un soufflet ou d'un tube que l'on met en communication avec les poumons par la bouche, ou mieux encore, dans les «rands animaux, par une ouverture artilicielle pratiquée à la trachée (voir Trar.hcotomic,). On ajoute à ces moyens les frictions sèches avec la main, une brosse ou un bouchon de paille, des lotions d'eau vinaigrée chaude, d'eau-de-vie et de vinaigre ou d'essence de térébenthiiie sur toutes les parties du corps; on administre des lavemens légèrenu-nt excitans, on cherche à faire prendre de l'eau vinaigrée, et enfin au besoin on pratiquela saignée de la jugulaire. Les premiers accidens passés, la respiration rétablie, il faut soumettie pendant quehiues jours le n)alade .i la diète et au régime autiphlogistique indiqué plus haut.
Conduite à tenir par le proprictaiie.
Lors(iu'un propriétaire perd des bestiaux dont la mort lui parait suspecte par sa spontanéité, ou d'autres circonstances, son ffrcMiier soin doit être de laisser l'animal dans la place même où il a succombé et de s'opposer à tout dérangement des (hoses (|ui l'enviionnent et qui peuvent fournir des éclaircissemens à l'expert chargé de constater hscauses de l'accident ; puis il s'adressera inmicdialement à l'auloiité de la localité qu'il habite, et la priera par une rei|ucte denommcM- un expert sur le procès-verbal duquel on base les poursuites à faire s'il y a lieu.
A. Bixio.