CHAP. 5«. DU SUREAU, DU TILLEUL, DU
ont les rayons blancs et le disque jaune, mais elles sont toutes blanches dans la variété double, la seule cultivée pour rusae;e qu'on en fait en médecine. Ces fleurs paraissent en juin et juillet.
Ces trois plantes sont anières et aromatiques, La première a une amertume plus prononcée; on l'emploie en médecine à cause de ses propriétés anlbeimintiques, carminalives, fébrifuges, vermifuges, ele. Les distillateurs en font aussi un grand usage pour préparer une liqueur de table qui est Irèseslimée dans le nord de l'Europe; les fabricans de bière la substituent au houblon.
La Tanaisie jouit à peu près des mêmes propriétés que l'absinthe, mais sa saveur est plus acre et moins agréable; on n'en fait usage qu'en médecine.
La Camomille romaine est celle des trois dont le parfum et l'amertume sont le plus agréables, quoiqu'ils soient encore assez prononcés. Ses fleurs sont la seule partie qu'on rmploie; elles sont toniques, carminalives, lébrifu'^es, antispasmodiques, etc.
\] Absin'.he et la Tanaisie ont à peine besoin de culture ; elles ne sont pas difficiles sur la nature du terrain, et viennent bien presque |)artout. Elles se multiplient trèsi>ien de graines; mais, comme ce moyen est le plus long, on se contente d'éclater les lu'cux pieds pour les diviser en autant de portions qu'on veut, pourvu qu'elles aient toutes un peu de racines. On plante ces éclats en quinconce dans une terre convenablement labourée, en les espaçant à deux pit^ds en tous sens. Cette plan'.ation doit se faire à l'automne ou en hiver, et il faut profiter d'un temps humide pour en assurer la reprise. A.insi plantées, fabsinthe et la tanaisie peuvent restei* quatre et cinq ans,el même plus, à la même place, jusqu'à ce que les pieds deviennent trop touftus; elles n'ont besoin que de quelques binages lorsqu'on s'apeiçoit ([u'elles sont trop embarrassées par d'autres herbes étrangères. — Leur récolte consiste à couper l'absinlhe un peu avant sa floraison,
3uand ses tiges ont environ un pied et demi e hauteur, et la tanaisie quand elles sont en fleur. On en fait des boites qu'on porte sur les marchés des grandes villes. La première est achetée par les distillateurs, les pharmaciens et les herboristes; la seconde ne se vend qu'aux derniers.
La Camomille romaine ne se cultive que dans les jardins, on en fait des bordures au moyen d'éclats tirés des vieux pieds, et qui peuvent durer plusieurs années. On récolte les fleurs sur place et on les fait sécher à l'ombre, ou on fait de petites bottes des tiges fleuries qui ?e vendent aux pharmaciens et aux herboristes qui les font sécher.
Section vu, — De la Scille.
La Scille ( Sciila maritima^ li.; en angl., Squill; en ail., Squille ou Meerzwiebel) est une plante de la famille des Asphodélées, dont la racine estime bulbe formée de tuniques épaisses, grosse covime les deux poings ou même comme la tête d'un enfant, et qui produit une tige simple, dépourvue defeisil- Ics, haute de trois pieds ou environ, terminée