‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 70 sur 325 · ZO · texte numérisé non relu

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DU HOUBLON. Ii3

zontal : la sécrétion pulvérulente séparée passe au travers des mailles en laissant sur le tamis les feuillets qui ne peuvent le traverser; on reprend de nouveau les feuillets pour en séparer la matière jaune qui aurait pu échapper une première fois, et on recommence de nouveau jusqu'à ce qu'on ne puisse plus rien extraire des cônes effeuillés; on a le soin de briser le moins possible les feuillets qui pourraient alors passer et augmenter en apparence la proportion de la sécrétion utile. On conserve ce produit dans des vases bien fermés. En étudiant ainsi divers houblons procurés par M. Chappellet, propriétaire dune importante brasserie à Paris, MM. Payen et Chevallier ont obtenu les résultats suivans :

MalUT« Feuillris Sérrélion cvran^eres. épuisés, jaune*

Houblon de Poperingue (Belgique) 12

— d' Amérique., vieux.

— de Bourges. . . .

— de r Etang- de-Crécy (Oise). ....

— de Bussiguies. \. .

— des Vosges. .

— d'Angleterre, vieux.

— de Lunéville.

— de Liège

— d'Alost (Belgique). 16

— de Spalt{h\\{i\i\'à^.) 3

— de Toul{JS\(twW\Q). 1 Il est remarquable que le prix des houblons ne se soit pas établi approximativement d'après les proportions relatives de la matière utile qu'ils renferment, et que les brasseurs estiment moins, par exemple, le houblon des \ osges, à cause de sa force supérieure; il est en effet facile de le rendre moins fort, en diminuant sa dose ou en le mélangeant dans le brassage avec des houblons moins riches. Dans le cours de leurs analyses, MM. Payen et Chevallier font remarquer l'importance d'une récolte bien faite qui écarte du houblon les matières étrangères auxquelles ils attribuent la difficulté de conserver la bière pendant les chaleurs, sa disposition à passer à un état de fermentation acide, et en grande partie la baisse de valeur que nous venons de signaler.

Le houblon est indigène dans les contrées septentrionales de la France, et se rencontre; fréquemment dans les haies et les broussailles, surtout dans les localités humides. Les cônes de ce houbion agreste ont quelquefois une odeur nauséabonde, le plus souvent elle est seulement moins agréable et moins aromatique ; mais, dans tous les cas, ils ne sont jamais d'une qualité aussi bonne que ceux du houblon cultivé, et ils ne sont presque jamais utilisés. Il est donc certain que la culture a considérablement amélioré la qualité comme la quantité des produits du houblon, ainsi que cela est arrivé pour presque tous nos végétaux cultivés. — Les houblons cultivés dans les divers pays ne paraissent pas différer assez essentiellement pour constituer des variétés distinctes, et il est probable que les houblonnières auront été formées de plant qu'on se sera procuré facilement à l'état sauvage, qui se sera successivement perfectionné par la culture, et

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