Ô2 CULT. INDUSTRIELLES : DES PL
pleins, elles les vicient dans de grands sacs qu'on transporte au séchoir.
Pour conserver les châtaignes fraicrhes après la récolle, on emploie la dessiccation et le battage. Le bAtiment destiné à les faire sécher est un carré long, d'une hauteur de 5 à 6 mètres, d'une largeur «t d'une longueur proportionnées à la recolle annuelle. Un rang de poutres, porfanl des claies formées de baguettes, le partage en deux étages, la porte du second est à 5 décimètres au-dessus des poutres. Les fenêtres, s'il y en a, doivent être fermées, quand les châtaignes y sont; capraliqueseulemenl quelques trousauhaul des muis, pour laisser échapper la fumée.
L'homme qui est particulièrement chargé de ce bâtiment ou cledo, y entrelient les feux, les visite le jour et la nuit pour les tenir au point nécessaire; trop faibles, ils brûleraient inutilement; trop vifs, ils donneraient aux châtaignes les plus basses une couleur rousse et un goût de brûlé. Cet homme doit avoir à sa portée une cuve pleine d'eau, pour éteindre immédiatement l'étincelle qui s'attacherait au plancher, en y porlanlun vieux linge qui, placé au bout d'un bà- Ion, trempe loujours,à cel effet, dans la cuve. Quand ii y a une couche de châtaignes suitoute la surface du plancher, on commence à allumer, pour les faire suer, un 1" feu dans la partie inférieure du séchoii-, et puis, à mesure que la récolte avance, on en fait 2, 3 ou 4 selon la grandeur du bâtiment, pour chauffer également toute l'élendue des claies. On ne brûle que du bois qui donne peu de flamme et beaucoup de fumée, et, pour en produire davantage, on couvre les feux avec les pousses de l'année précédente, qu'on garde à cet effet.— On ferait des séchoirs plus parfaits que ceux-là, mais ils seraient plus coûteux. — C'e«l dans la partie inférieure du clédo que on blanchit les châtaignes ; elle sert ensuite d'étable ou de berj;erie; on serre alors sur le plancher les feuilles et les fagots de ramée (pii doivent servir, en hiver, de litière et de nourriture aux chèvres; au printemps on enlève les claies du plancher, et on y établit l'alelier des vers-à-soie. — A mesure qu'on apporte de nouvelles châtaignes au séchoir, on les étend au-dessus de celles qui s'y trouvent déjà ; leur dessiccation est ainsi graduée, quoique le feu soit le même, chacune des couches étant d'autant plus chauffée qu'elle est plus basse, en sorte que les premières récoltées sont presque sèches, lorsque les plus hautes commencent à suer. C'est 3 ou 4 jours après qu'on a fini de ramasser les chàiaignes, qu'on les retourne; pour cela, deux hommes avec des pelles de bois font une tranchée dans les châtaignes, contre Ttm des petits côtés du séchoir, la remplissent des châtaignes de la couche supérieure, qu'ils recouvrent avec celles du fond d'une nouvelle tranchée parallèle à la première; ils jettent dans celle-ci des châtaignes de dessus, et continuent jusqu'à ce que tout soit retourné. On ne fait alors qu'un seul feu que l'on change plusieurs fois fie place pendant 8 jours. Après ce temps, les châtaignes sont prêtes à être blanchies, ce que Von reconnaît si la châtaigne est dure sous la dent, et si l'enveloppe se brise bien
ANTATIONS DE BORDURE, ETC. i.iv. n.
en la froissant entre les doigts. Jamais on n'en garde de sèches dans l'enveloppe.
Il y a différentes manières de battre les châtaignes : \° Dans les sacs. Ces sacs sont ouverts aux 2 bouts; ils ont 85 centimètres de tour sur un mètre de large. On met dans le milieu de ce sac environ demi-décalitre de châtaignes.Deux hommes debout l'un visà-vis de l'autre, tenant le sac à 2 mains, rélèvent ensemble et frappent sur un billot de 70 centimètres de haut placé entre eux. Après une 30= de coups, l'un des batteurs va prendre une autre mesure au tas, et Tau- Ire verse les châtaignes dans un van qu'un homme tient à côté d'eux. Lorsque le sac commence à se percer, on fait coudre les 2 ouvertures ensemble, et ou le coupe au milieu qui devient alors les extrémités. L'homme qui vanne suffit pour 2 paires de batteurs, et nettoie 2 mesures à la f<ns. Apt es le l*"" battage toutes les châtaignes ne sont pas parfaitement blanches; pour détacher cette pellicule rougeâtre, que la plupart conservent, on recommence l'opération, mais l'on bat moins fort et moins de coups. Les châtaignes nettoyées sont mesurées et portées au logis, où elles sont triées, durant les jours de pluie, pour être vendues ensuite. — 2" Pour les petites récoltes on se sert des jo/f j' qui brisent moins les châtaignes. Ce sont de gros souliers ou patins ( Jig. 68), dont la semelle
Fig. 68.
de bois a 5 centimètres d'épaisseur, et est entourée d'une lame de fer découpée en scie par-dessous. 13 dents pointues, de 8 centim. de long sur \h millim. en carré à leur base, entaillées sur les arêtes, sont implantées dans cette semelle. 4 hommeschaussés de soles entrent dans une espèce de coffre de 2 décimèt. et demi de long sur 7 décim. de large, rempli aux 3/4 de châtaignes, qu'ils font passer et frotter sous leurs soles.
Au bout de 10 minutes ou d'un quartd'heure au plus, ils les ont rompues. 2 hommes lesvanjient pendant qu'on en prépare d'autres. — 3° Pour blanchir les châtaignes on se sert encore de la masse à battre les châtaignes {fig. 69 ) ; c'est un plateau d'environ 4 décimètres de diamètre et d'un décimètre d'épaisseur, au-dessus et au centre duquel est un
riv.xv. 13«. DU COUDRIER
tiiimche de 2 décimètres de long, garni pardessous de dents carrées, en bois dur, taillées en pyramide et de 3 décimètres de côté. Les châtaignes sont amoncelées au milieu du séchoir; 6 ou 8 hommes, armés de masses, font le tour de ce tas, marchent sur les châtui^nes du bord, en les frappant ; un homme, <|ui les suit, éloigneavec une pelle de bois les châtaignes dont l'enveloppe est brisée. Une iois que toutes les châtaignes sont rompues, on les vanne et on les ref)ise avec des sacs. Le baron d'Hombbes Firmas.
Section iv. — Du Coudrier, ou Noisetier.
Le Coudrier ou Noisetier (en angl., Hazeltree ou Filberdtree ; en i\.i\\.,Noccilano, A\ellano ; en alU*m., Hajelstrauch)^ dont le fruit était désigné sous le nom de nux pontica par les Romains, comprend plusieurs espèces dont quelques-unes sont indigènes et trèscommunes dans nos bois, et dont quelques variétés ont été améliorées par la culture. Il est très-utile de les multiplier dans les plantations forestières, soit pour le bois qui donne un produit assez faible, mais qui peut servir à faire des cercles de tonneaux, soit pour faire les harts qui servent à lier les fagots et les bourrées.
Une espèce, V Avellinier { Corylus cwellana,
fig. 70 ), cultivée d'abord dans les environs
Fis. 70,
d'Avellino ( royaume de Naples) et importée ensuite en Espagne, forme chez nous un article assez important du commerce ; les fruits portent le nom iX Avelines. Les Espagnols ont été longtemps seuls en possession de fournir d'avelines tous les marchés de l'Europe; inais,depuis quelque temps, on eu cultive une certaine quantité dans les environs de Lyon. Il y a plus d'un siècle que les cultivateurs ilu comté de Kent mettent alternativement sur le même champ une rangée de pieds de houblon et une rangée d'aveliniers, et il n'est pas rare que le produit de celte dernière plante don ne plus de bénéfices que le hmiblon. Le noisetier peut donc être dans quelques cas l'objet d'une culture très-lucrative; mais le traitement de cet arbrisseau diUève suivant le but qu'on se propose. Si on l'élève pour faire des harts, pour cerclières, pour la boissellerie, ou la vannerie, on doit entretenir les touffes bien épaisses, et tenir les jets dégarnis de branches jusqu'à une grande hauteur, afin qu'il ne se forme pas dans l'intérieur du bois des nœuds qui en diminuent la
OU NOISETIER. ISS
flexibilité. On doit alors le cultiver comme une oseraie, le placer à l'ombre et dans un endroit frais.
Si au contraire on cultive le noisetier pour son fruit, il faut lui donner un terrain frais à la vérité, mais ne pas lui donner trop d'ombrage. On a remarqué que dans les années et les localités où la pluie et la rosée ne peuvent .s'évaporer promptement, les noisettes pourrissent facilement. — Pour faire la récolte; il ne faut pas cueillir les fruits, mais secouer les branches, et ramasser ceux qui tombent ; ceux qui restent ne sont pas assez mûrs. — L'aveline se conserve clans du sable, du son ou de la sciure de bois. Ces substances empêchent l'accès de l'air qui ferait rancir l'huile qu'elle contient en assez grande abondance. Celte huile est d'excellente qualité pour les apprêts culinaires; on la conseille dans les toux opiniâtres ; les Chinois en mettent dans leur thé, et regardent ce mélange comme une boisson recherchée. — Pourconserver l'aveline avec toute la saveur qu'elle a lorsqu'elle est fraîche, on l'introduit dans des bouteilles de grès ou de verre, dont on scelle le bouchon avec un enduit imperméable, et on les descend dans un puits.
Les coudriers fleurissent en février ou en mars;les abeilles butinent sur les chatons mâles; on fera bien d'en planter quelques pieds dans les alentours du rucher.
On multiplie ces arbrisseaux par semis, par marcottes, par boutures et par greffes : Le premier moyen donne des arbres qui dégénèrent, et fait attendre longtemps les produits; le second est le plus facile et le plus expéditif ; le 3* ne donne que des individus chétifs, et le dernier ne doit être employé que pour propager des espèces rares.
Antoine, prof, d'agriculture à Roville.
Section v. — Des plantations de bordure , des vergers agrestes et herbages plantes en gênerai.
Dans l'Efonomie rurale, la destination principale des arbres dont nous venons de faire connaître la culture spéciale dans les articles précédens, c'est de former des plantations en bordureou des vergers agrestes.
Les Plantations en bordure faites le long des chemins, et sur la lisière des horles ou des cours d'eau qui séparent souvent les héritages, surtout à l'exposition du sud, c'est-àdire sur le côté nord de la pièce de terre, n'offrent, sans contredit, que des avantages sans aucun inconvénient. Car on obtient ainsi, avec très-peu de dépenses, des produits souvent considérables, sans que les arbres qui les fournissent gênent la culture^ diminuent l'étendue du sol cullivable, ou que leur ombre porte préjudice aux plantes qui l'occuperont annuellement. On ne devrait donc jamais négliger de planter dans ces situations.
Mais la richesse des herbages plantés de la Normandie, des ver^^ers agrestes des environs des villes, de ceux de la Belgique et de l'Angleterre, prouve bien qu'il est avantageux, en prenant les précautions qui ont été signalées, de ne pas s'en tenir aux plantations en bordure, et que très-souvent on enrichit considérablement son domaine en le couvrant d'arbres
CULT. INDUSTRIELLES : DES PLAlNTATIONS DE BORDURE, ETC. liv. ii.
fruitiers. — Il esl essentiel de disposer alors ces plantations en quinconce, d'espacer boaur.oiip les arbres, comme de 30 à 3G pieds (10 à 12 met.) en tout sens, de les ciioisir élevés et élancés et de les maintenir dans celle direction, de ne faire ces plantations que dans un bon sol. Quelques a^M'onomes, qiii proscriventgénéralen'.ent lesplanlalionsen plein, préièrent celles en ctuiture sur deux ran^s. — Dans la plantation d'un verger, on doit placer au nord et à l'ouest les espèces et les variétés qui s'élèvent bî plus, afin qu'elles protègent les autres arbres. Si le verger olire <liverses pentes, on doit aussi mettre au nord les variétés à fruits précoces, qui arriveront encore à maturité à temps, ou avec les autres arbres mieux situés, niais plus tardifs.
L'ctahlisscment des vergers agrestes et des plantations d'arbres à fruits doit être considéré comme l'une des plus importantes améliorations d'un domaine et l'une de celles dont il convient de s'occuper le plus tôt. On ne peut guère con)pter sur le fermier, qui n'occupe la terre que temporairement, pour ce genre d'amélioration, à moinsqu'il ne reçoive du propriétaire des encouragemens ex- {raordinaires.
Nous ne devons pas omettre de citer ici WWG foret fruitière, fait qui mériterait peutêtre de trouver des imitateurs. M. C.uvon de !>Ai.\T-ViCTOR possédait dans l'arrondissement deToul (Meurihe) un bois, dit le Bois- Monsieur, dans lequel il existait un nombre très-considérable d'essences Iruitières, principalement Pommiers, Poiriers, Koetschiers et Noyers; il conçut le projet, tout en conservant le taillis en naiure de bois, de convertir Il futaie en verger, et. quoique les 600 mille pieds d'arbres qui s'y trouvaient excédassent de beaucoup le nombre qui devait couvrir le terrain, il ne les greffa pas moins dans le dessein de les vendre comme plants de pépinières. Il a fait connaître [Jnnales de la Société d'Iio'ticuiture de Paris, mai 1830) que plusieurs agriculteurs ontpréféi'é ces plants comme plus robustes que ceux sortant des pépinières; quant aux arbres destinés à porter fruil, il annonce que leur venue était alors en général aussi belle et aussi forte (pie dans les vergersordinaires; que cette position abritée semble plus favorable à la fructification; (jue les arîjres y souffrent moins des sécheresses et des chaleurs, et que si les pommes, les poires,au moment de la cueillette, sont moins succulentes, elles acquièrent bientôt un plus haut degré de qualité, sont plus saines, plus de garde, plus fermes, et, par conséquent, supportent mieux le transport et se conservent plus longtemps. A part les considérations de sol et d'exposition qui doivent èlre consultées dabord pour le choix des arbres destinés à composer les vergers agrestes et les plantations de bordure, leur produit princij)al est ce qui doit ensuite diriger, et on doit, à cet effet, tenir cc):i)pte de la situation, des usages, des ressources et des débouchés du pays.
Sous le rapport de leurs produits, les [)lanlations de bordure peuvent se partager en trois classes ; 1° colles product/ves de hois cjuioffrentsouvent de grands avantagesdans les pays où le bois n'est pas commun, sur les
bords des rivières et ruisseaux et dans les terrainshumides ou inondés, autour des herbages fréquentés par les bestiaux, sur les lisières des terres qui, naturellement très-sablonneuses, se dessécheraient trop, si l'ombre de ces plantations ne diminuait l'ardeur du soleil : c'est ce qui se voit dans le pays de Vaes en Belgique et ailleurs. Ces bordures peuvent former ou des haies.{\ oy. tome I) ou des oseraies (Voy. l'art. Saule, tome IV), ou des taillis (Voy. Jgric. fo/est., tome IV), ou enfin des têtards: ce sont des arbres qu'on étète à une plusou moins grande hauteur de la surface du sol, cî dont les rejets sont coupés rez tronc Ions les 3, 4 ou 5 ans, pour faire des échalas, etc.; les saules, les peupliers, les frênes, pour les lieux humides, les ormes, les chênes et bien d'autres qui ontété indiqués à leur article spécial, reçoivent cette utile destination.
2° Les bordures productives de fourrai:;es; les arbres qui donnent les meilleurs produits de ce genre ont été indiqués dans le chap. des Végétaux, il fourrages (tome I). On peut y ajouter le Mûrier (V. ci-devant).
3" Les Plantations productii'es de fruits sont les plus importantes; elles comprennent en V' ligne les Pommiers, les Poiriers, les Noyers; et en 2*" ligne, ou pour certaines contrées seulement, les Cerisiers, les Pruniers, les Noisetiers, les Châtaigniers, les Amandiers, les Figuiers, les Oliviers, etc., dont la culture n'offre rien despécial,ou dont il a été traité dans les articles précédens.
Les soins de formation et d'entretien d'un verger agreste varient selon les ai'bres qui le composent. Il en est de généraux qu'on doit appliquer à toutes ces plantations; la sagacité du lecteur les discernera facilement dans les principaux articles qui précèdent, et où il était plus essentiel de ne pas les omettre, il ne reste plus ici qu'à parler des insectes les plus nuisibles dans les vergers, et à indiquer les principaux moyens de les détruire. IjCS insectes nuisibles dans les vergers sont tiès-nombreux; mais c'est surtout à l'état de chenilles qu'ils exercent les plus grands ravages.L'une des plus désastreuses est celle du Bonibyce commun {Bombyx chrysorrhea, L.), longue de plus d'un pouce, qui désole presque tous les arbres, surtout les poiiiei-s et pommiers; elle se réunit en communauté dans des coques où elle passe l'hiver; il faut donc écheniller avant qu'elle les quitte, entre février et mars, et par un temjis froid et pluvieux qui force les chenilles à se tenir rassemblées. La chenille de Vhyémale {Phalœna brumata^ L.) cause aussi d'extrêmes dégâts , certainesannées,aux pommiers: on peut, ainsi qued'autres espèces, la faire tomber des branches en lestVappa ht de coups secs et redoublés; la fumée de paille mouillée qu'on brûle en y ajoutant des piiicées de fleur de soufre, suffoque aussi cet insecte. La Noctuelle, les Chenilles Arpenteuses ou Géomètres, les Bond>yces processionnaires, etc., sont encore fort nuisibles. — Beaucoup d'insectes Coléoptères, surtout des Charançons, Becmares, Rhynchèncs, Atiela'ocs, etc., exercent des ravages également redoutables sur les fruits de nos vergers, qu'il est fort difficile de préserver de leurs atteintes.
cn.\r. i4'.
DES VEGETAUX N
Mais le plus redoutable des insectes, surtout pour les pépinières et les jeunes plantations de pommiers, cesl\e Puceron lanigère [Mioxilus mali^ Blof.), qui paraît originaire d'Amérique, d'où il est passé en Angleterre et ensuite en France. Cet insecte est recouvert d'une espèce de duvet blanc qui donne aux jeunes rameaux et aux écorces tendres, auxquels il s'attache de préférence, l'apparence qu'ils sont couverts de givre. 11 les suce, fait iiailre des bosses ou exostoses, (|ui altèrent l'organisation végétale, arrêtent la marche de la sève, et occasionent souvent la perte des arbres et la ruine complète des pépinières. Parmi les nombreux moyens indiqués pour le détruire, le moins coûteux et l'un des meilleurs est de laver les arbres attaqués avec de la lessive, dont on imbibe et frotte avec un linge ou une éponge les parties malades; le lait de chaux vive fait aussi périr ce puceron, mais l'application, qui doit en être faite avec une brosse, est moins facile. Le moyen indiqué comme préférable par la commission de la Société d'horlicnllure de Paris, consiste à faire des lotions d'huile essentielle ou volatile du goudron de houille,
ON ENCORE CULTIVES. t55
qu'on peut se procurera bon marchéchezles droguistes et chez les fabricans de goudron. On sait que toutes les huiles sont mortelles pour les insectes, parce <]u'elles bouchent les trachées par lesquelles ces animaux respirent. Le nettoiement des écorces et l'enlèvement des mousses pendant Ihiver, détruisent une grande partie de la génération future de nombreux insectes : c'est donc un des meilleurs moyens pour en empêclier la propagation; les arbres offrent alors aussi moins de lieux de retraite pour attirer et retenir ces animaux nuisibles.
Nous ne devons pas nous étendre ici davantage sur ce sujet,et nous renverrons au dernier Chap. du T. L pour de plus amples détails, comme pourtoutce qui est relatif aux/Zt-^w/zt'tons et à leurs larves, les ricrs blancs ou nians. Quant aux chenilles qui composent la classe entomologique la plus redoutable dans les vei'gers, nous recommanderons de nouveau avec instance Yéchenillage, soil avec la serpe, soit plutôt avec les diverses sortes d'échenilloirs qui permettent d'abiillre les paquets de chenilles très-promptement et sans monter sur les arbres. C. Bailly de Meulieux.
CHAPITRE XIV. — De8 végétaux indigènes non cultivés et de ceux récemment