‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 98 sur 325 · POIDS EN KILOGRAMMES · texte numérisé non relu

POIDS EN KILOGRAMMES

De l'animal

vivant.

de3.iOà400kil 140 kilos.

de 400 à 800 kil.

de 40 à 65 kil.

de 30 à 35 kil.

14 kilog.

SYSTEME ISERVEUX. JG7

La lymphe est une Ijcjucur animale dont, la composilion est idonliqui; à celle du sérum que conlienl le sang; labslinence prolongée en augmente très-.sensiblement la quantité cl fait un peu varier la proportion de ses éiémens eonsiilulifs, qui sont l'albutnine, la fibrine , lies chlorures et quelques sels alcalins.

Du sani ri'iueilli

le ISà-ilkil 8 kilos:.

ieI8à25kil

de2à3k. 5h

de3à3 k.ôh

1 kiloff.

§ 11. — Vaisseaux lymphatiques.

On donne le nom de lymphatiques à des vaisseaux Iransparens , valvuleux et trèsanastomotiques, naissant comme les veines de toutes les parties du corps, traversant, dans le trajet qu'ils parcourent de la périphérie au centre, de petits corps nommés ganglions, et aboutissant tous au système veineux , dont ils peuvent être considérés comme une dépendance et dans lequel ils versent les fluides qu'ils charrient. Ces fluides , issus de source différente,sontla/>''"/^'^^ fit le chyle que pompent dans le tube intestinal des lymphatiques particuliers nommés chylifères, qui ne diffèrent en rien, sous le rapport anatomique, des vaisseaux lymphatiques proprement dits. A l'exception des centres nerveux de l'œil et de l'oreille interne, on est parvenu à démontrer l'existence des lymphatiques dans tous les organes.

A leur origine, qui n'a encore pu être démontrée jusqu'ici que sur les surfaces libres du corps animal, les vaisseaux lymphatiques apparaissent sous la forme d'un réseau excessivement ténu; de ce réseau partent des radicules très-anastomotiques qui, après un trajet plus ou moins étendu, se plongent dans des ganglions , desquels partent de nouvelles ramuscules vasculaires qui convergent tous en définitive vers deux troncs principaux, savoir: le canal thoracique et la grande veine lymphatique droite.

Le canal thoracique, confluent des chylifères et des lymphatiques de l'abdomen, des membres postérieurs et d'une partie du thorax, prend naissance dans la cavité abdominale, par une dilatation nommée réservoir sous-lombaire; il pénètre ensuite dans la poitrin/î, traverse cette cavité en s'accolant à l'aorte, et vient se terminer dans une des divisions de la veine-cave antérieure.

La grande veine lymphatique droite est le confluent de presque tous les lymphatiques de la tète, du cou et des membres antérieurs. Tous les vaisseaux , dont la composilion est analogue à celle des veines, sont considérés comme des organes d'absorption; aussi les désigne-t-on souvent encore par les noms A'absorbans, ou encore de vaisseaux blancs , par rapport à la transparence habituelle des liqueurs qui les parcourent.

Section viii.

Système ncneu.r.

Ce système, qui constitue un des caractèi-es principaux de l'animalité, se compose dans les animaux vertébrés : 1° de masses plus ou moins considérables, vncrnhalc, nioi'lle épinière et ganglions , qui pendant la vie sont l'aboutissant de toutes les sensations, et le point de départ des volitions; 2° d'une innombrable quantité de cordons ramenx et réticulés, les nerfs., qui sont les conducteurs par lesquels s'étaolit la communication des masses entre elles et avec toutes les parties du corps.

Le grand a[)pareil de l'innervation, auquel un grand nombre d'anatomistes ont assigné un centre unique, le ceneau , et des prolongemens, les nerfs., que BiCHATa divisé en système nerveux de la vie animale, et système nerveux de la vie organique, que Cuviep. a regardé comme un vaste réseau ajant des centres et des filets qui les font communiquer; enfin , ce grand appareil qi.e M. de Bi.ainviei.e définit un amas de ganglions , desquels partent des filets dont les uns vont se terminer aux organes pour établir leur vie particulière, tandis que d'autres font communiquer les ganglions entre eux pour établir la vie générale de ces mêmes organes, forme un tout non interrompu dont l'élément caractéristique est la substance nerveuse, que l'on distingue en blanche ou médullaire et en gri'te ou corticale, eu égard à leur couleur et à leur position respective. Ces deux substances, examinées au microscope, apparaissent, d'après les intéressantes recherches de M. Edwards , composées de globules qui ont un 1 300 de millimètre de diamètre. Elles fournissent à l'analyse chimique, de l'eau, deux matières grasses, l'une blanche, l'autre rougeâtre, de l'albumine, de l'osmazome, du phosphore, des acides, des sels et du soufre.

Le système nerveux anime tous les organes, transmet et perçoit toutes les impressions, et préside à tous les mouvemens volontaires ou involontaires, ainsi qu'aux opérations de l'instinct.

Section ix.

Tissu musculaire .

Ce tissu, qui a ]a fibrine pour base, et la coutractilité poîir propriété vitale essentielle , compose les muscles, agens de tous les mouvemens, soit volontaires, soit involontaires. Ces organes, dont la masse très-considérable paraît être en rapport avec la disposition défavorable de la plupart des leviers que représentent les différentes parties du système osseux, sont formés d'une fibre microscopique, composée elle-même de globales identiques à ceux du sang, dépourvus de leur matière colorante, réunis par un médium qut^ la macération détruit assez promptemenl. Celte /îbre, plisséeen zigzag, sans jamais se divi5er ni s'entre-croiser, forme l'éhMTient primitif du

IGS ANLMAUX DOMESTIQUAS : ANATOMIE

tissu qui nous occupe. De la réunion d'un [)lusou moins g;rand noiTi!)re de ces fibres résultent (lcs,f(ixr/cule.9 ; reux-ci en se réunissant forment défi faifcean.r; enfin, la réunion d'un plus ou moins p;rand nombre de ces dernières parties, très-visibles à l'œil nu, constitue un muscle, dans la composition duquel il entre encore, comme dans les autres organes du tissu cellulaire, des vaisseaux et des nerfs.

La fibre musculaire offre eu général une coloration roiisp, dont l'intensité varie non-seulement dans les diverses espèces d'animaux, mais encore dans les différens muscles d'un même tmimal, et de plus encore dans le même individu suivant l'âge. Cette coloration est indépendante du sang qui circule dans les vaisseaux du muscle. Sa consistance, non moins variable qiîe sa couleur, est toujours plus grande dans les animaux avancés en âge, que dans les jeunes animaux.

Indépendamment de la fibre contractile on fibre musculaire proprement dite, il entre encore dans la composition des muscles, des fibres hlancha, non contractiles et très-résistantes dont la réunion forme les tendon^, organes de transmission du mouvement, et les aponévroses, sortes de toile formant im appareil de contension , qtii affermit la contraction musculaire et la rend plus énergique.

Le système musculaire a la même structure dans tous les animaux. Dans tous, les muscles sont les organes actifs du mouvement; les extérieurs, ou les muscles de la vie animale, constituent les puissances appliquées aux leviers que représentent les différentes pièces du squelette, leur action est soumise à l'empire de la volonté; tandis que les muscles intérieurs, encore nommés muscles de la vie organique, dont l'action est hors de l'influence de h volonté, sont annexés au système tégumentaire interne.

La contraction musculaire étant sous l'influence directe et immédiate du système nerveux, la cessation de l'innervation entraîne nécessairement l'anéantissement de cette propriété vitale.

Section x. — Système tégumentaire en général.

Ce système, d'une immense étendue, se compose de diverses expansions membraneuses d'une texture ordinairement foliée, qui forment le revêtement non interrompu de toutes les surfaces du corps, tant externes qu'internes habituellement exposées au contact des substances étrangères; de là sa division assez naturelle en deux systèmes secondaires, qui sont le système cutané ou tégumentaire externe,iit le système des membranes muqueuses ou tégumentaire interne.

§ P"". — Membranes muqueuses.

Ces membranes , ainsi nommées à cause du mucus qu'elles fournissent, forment le tégument interne de toutes les cavités du corps qui communiquent au dehors. L'une de ces membranes tapisse en se canalisant d'une manière continue toutes les voies digestives et respiratoires; l'autre muqueuse , beaucoup moins

ET PHYSIOLOGIE DES ANIMAUX, mv. m.

étendue, est commune aux organes génitaux et urinaires, à l'égard desquels elle se comporte de la même manière ciue la première.

Doublées à l'extérieur dans presque toute l'étendue de ces divers appareils par des membranes charnues, les miKjueuses offrent ordinairement à leur surface libre, 1" un plus ou moins grand nombre de plis qui en augmentent la surface et permettent leur ampliation; '2° des ouvertures par lesquelles s'échappe le mucus tjue sécrètent les Jollicules situées dans leur épaisseur; 3° enfin une innombrable quantité de petites éminences nommées papilles ou villosités, suivant qu'elles sont des organes de sensibilité ou d'absorption.

La composition des membranes muqueuses résulte assez généralement de la superposition de deux couches. La plus externe est nommée mucoderme, et la plus interne, qui n'existe pas toujours, est appelée épidémie ou epithetiuni.

§ II. — Système tégumentaire externe ou peau.

'Lapeau est une membrane qui forme l'eu-' veloppe extérieure du corps sur lequel elle se moule de manière à en accuser toutes les formes. Doublée, en quelques endroits, par une couche musculeuse destinée à la mouvoir, la peau est recouverte à l'extérieur de productions cornées (les poils), qui en font une enveloppe défensive.

Les parties essentiellement constituantes du tégument externe sont l^'le derme, ou couche fibreuse qui en est la partie fondamentale, et duquel dépendent son épaisseur, sa résistance et son élasticité ; il contient dans son épaisseur de petits organes sécréteurs, nommés follicules, destinés à sécréter une matière onctueuse qui forme à la peau un enduit défensif; 2° des papilles, éminences érecliles, formées par «les vaisseaux et des nerfs, dans lesquelles paraît résider la sensibilité dont jouit la peau; 3° d'un réseau lymphatique, siège de l'absorption et de l'exhalation qui s'exercent continuellement à la surface de l'organe cutané ; 4° un pigment noirâtre ou rougeâtre, qui manque quelquefois dans certaines parties de la peau,elque l'on regarde aujourd'hui comme analogue à la matière colorante du sang; 5" enfin, Vépiderme, expansion de nature cornée, susceptible de se régénérer, qvii se moule à la manière d'un vernis sur la surface du corps papillaire, et le garantit de l'impression trop immédiate des agens extérieurs.

Les principales parties accessoires de la peau sont les ongles et les poils.

Les /.io//y, productions cornées filiformes, variables quant à leur grosseur, leur longueur, leur configuration, leur nuance, etc., composent une vestiture naturelle qui constitue ce que l'on nomme pelage, robe et toison. Chacune de ses productions, quels que soient son volume, sa forme et sa longueur, tient à la peau par sa base qui est logée dans un bulbe ow. follicule. Ce bulbe, organe promoteur du poil, est un pelil sac logé sous le d>'rme ou dans sou épaisseur, du fond duquel s'élève une papille vasculo-nerveuse,sur laquelle se moule la tige du poil et qui lui forme un étui défensif.

A ces détails anatomiques, dont la connais-

CîlAP. I"

Page 1