DES LABOURS
eld'iinedf'composilion facile, tels que diverses marnes, des tufs, des schistes argileux, etc. Du reste, l'opération se conduit de la même manière qu'avec la pioche.
Les pics, destinés à vaincre des obstacles puissans, doivent avoir plus de force encore que les tournées; aussi leur épaisseur est-elle plus considérable, comparativement à leurs autres dimensions.— Le fer des plus longs ne dépasse guère 1 pied (0 "* 325). Cependant le dernier, //g'. 147, atteint parfois de 15 à 18 po. (0 " 406 à 0 "" 487). — Pour faire les manches, on emploie le pommier sauvage, l'érable, le houx et de préférence le frêne.
Rarement un défoncement d'une certaine profondeur peut s'opérer à bras sans l'aide de quelques-uns des outils dont je viens de parler. Toutefois, dans des sols remarquablement faciles, de consistance légère, de nature sableuse ousablo-argileuse,sans presque aucune pierre, il arrive que \ emploi de la bêche q^X possible. — Dans ces sortes de terrains, bien qu'on ne les travaille ordinairement que superficiellement, les pluies entraînent facilement les sucsextractifs des engrais à une profondeur telle que les racines ne peuvent plus en profiter. Il est avantageux, de loin en loin, d'atteindre les couches ini^îrieures. Cette sorte de défoncement, pratiqué, dans divers lieux, à la profondeur d'un fer de bêche seulement, en renouvelant la terre, pi^oduit d'excellens effets, notamment sur les cultures du lin, du chanvre et des céréales, qui se succèdent à de courts intervalles sur les mêmes champs.
La dimension du fer des bêches doit être proportionnée, non seulement à la profondeur ordinaire des labours, mais aussi à la force de l'ouvrier et à la nature du terrain. — Dans plusieurs localités on lui donne d'un pied (0 °" 325) à 18 po. (0 " 487) de long, sur 8 à iopo.(0"217 à 0"'271) de large. Dans d'autres, seulement 9 à 10 po. (0 " 244 à 0 ■" 271) sur 8 ^Qm 2i^), — La longueur des manches varie de 2 pi. à 2 pi. 6 po. (O"» 650 à 0°^ 812). — Le plus souvent il est simple; quelquefois il se termine par une poignée en forme de béquille. — Nous avons réuni dans les figures ci-jointes les principales bêches particulièrement propres aux défoncemens,telles qu'elles sont employées dans divers pays : fig. I48, bêche de Paris; fig. Fig.148. 149. 150. 149, bêche anglaise^ fig. 150, bêche Louchet de Picardie ; fig^ 151 , bêche italienne à oreilles,carrée;^;5'.152^ 153, 2 bêches du Puy* de-Dôrae;^^. 1 54,bêche de Normandie;^^. 155^ bêche de Poncins ; fig, 1 56, bêche romainey?^.
157, bêche belge; fig.
158, bêche à oreilles de Lucques; fig. 159, bêche a hoche -pied de Toulouse ;/î'^. 160, bêches à chevilles du midi de la France.
Les bêches yf^. 148, 149, 150 et 151, et notamment les trois premières, qui diffèrent