‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 108 sur 304 · LIV. l · texte numérisé non relu

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courbé à sa partie postérieure, qui est ajustée à tenon et à mortaise dans le manche B, comme dans l'araire de Small. — Une bride C tournant à rex\réiiiité delà flèche, au moyen d'une cheville de fer, sert de régulateur. — Une clavette de fer D, que l'on place dans un des trous de sa partie supérieure, suffit pour la maintenir et fixer la ligne de tirage. — Le det^ré d'entrure se détermine en accrochant la chaîne du palonnier à un des trous plus ou moins élevés du devant de cette même bride C. — Les deuxmancherons serapprochentbeaucoup sans se joindre à leur partie iuférieure, où ils sont maintenus, comme on voit en E, par unevergede fer. — Le mancheron B s'appuie sur la semé Ile où il est boulonné; — le mancheron F est attaché contre le versoir; — l'un et l'autre sontcnnsoiidés à uuecertainedistance de leur extrémité supérieure, par une traverse G. — Le soc, la semelle et le versoir sont en fonte. — Le corps est en fer battu : il est formé de deux fortes bandes boulonnées à la flèche. La principale et la plus forte H descend verticalement jusqu'à la hauteur du versoir, puis elle se courbe pour aller s'y attacher, ainsi qu'au soc. La seconde I se fixe solidement sur la première et vient s'attacher an sep à la même place que le manche. U araire de fVilkie [fig. 232), que M. Loldon

Fig. 233.

Fig. 232.

considère comme la meilleure charrue écossaise, est entièrement enfer, à l'exception de l'extrémité des manches. Ce qui la distingue particulièrement,c'estla longueur etla concavité remarquable de son versoir, qni a été disposé de manière à retourner complètement la bande de terre dans les sols légers et très peu consistans. — La figure que nous extrayons de VEncyclopedia of agriculture donne une idée delà forme de celte araire, sans faire suffisamment connaître les détails de sa construction.

Les charrues simples de Finlayson ont été construites d'après les mêmes principes. — L'une d'elles, fig. 233, est remarquable parla Fig. 234.

courbure de l'âge, qui a été calculée de manière à éviter tout engorgement dans les terrains couverts de chaumes, de bruyères ou d'autres végétaux. — Celle à laquelle il a donné le nom de chdrme •squelette {^fig. 234 , non seulenu-ul présente le même avantage, v)n contre étant porté sur un prolongement particulier au milieu de la bifurcation singu-

lière formée par l'âge au-dessus de la gorge , mais le versoir, au lieu d'être plein, est formé de trois on quatre verges de fer, fixées à leur partie antérieure sous la gorge et le sf)-,e! à leur partie postérieure, sur une traverse, sans doute retenue à distance du corps de !a charrue par deux boulons, et dont ou doit supposer que la courbure est celle ilu

versoir ordinaire. Par ce moyen, l'instriinii'iit ne présentant tout au plus qu'un tiers de la surlace des autres araires peut labourer avec facilité les argiles les plus tenaces. Il a

DES CHAllRUÈS. M

élééprouvéjdit ou,avec.succèsdans le comte de Kent.

\S ai aire américaine {fig. 235 ) réunit à une grande simplicitéd'exécution toute la légère-

té et la solidité désirables. — A, soc de rechange ajustéet fixé sur le versoir au moyen de deux boulons ; — B, versoir à la Jefferson ;— C, sep étroit et mince, élargi en dedans à sa partie intérieure par un rebord. Ces trois parties sont en fonte; — D, mancheron gauche fixé sur le sep par un boulon; — E, mancheron droit réuni à celui de gauche par deux traverses inférieures FF et une traverse supérieure G. On lui donne une courbure telle, que le versoir s'applique exactement et se fixe à sa partie inférieure à l'aide dedeuxécrous; — H,a^^efixéau sep au moyen d'un étançon antérieuren ferl; d'une entretoise J, et du mancheron gauche D , dans lequel il est assemblé à mortaise ; — K, contre coudé à gauche et placé au milieu de l'âge, où il est maintenu par un coin et une bride annulaire L; — M, régulateur lixé enN par un boulon qui lui sert d'axe, et maintenu dans la direction de l'âge par la clé O, destinée d'autre part à serrer les écrous. Quand on veutobtenir plus ou moins de largeur de raie, on dirige à droite ou à gauche ce même régulateur, qui est empêché de reprendre sa direction première par la même clé qui traverse l'âge. Le régulateur porte des crans dans lesquels se loge l'anneau d'attelage. Cette araire est du prix de 100 fr.

Art. IV. — Des araires à support et à roue.

Entre les araires proprement dites, qui n'ont aucun point d'appui sur le devant, et les charrues à avant-train distinct, monté sur deux roues, viennent naturellement se placer les araires à support fixé sous l'ag'i, c'està-dire à roue ou à sabot.

Ce support, de construction variable,comme on pourra en juger à l'inspection des figures de cet article, est formé le plus souvent d'une tige qui traverse la haje dans une jnortaise pratiquée à cet effet, dans le sens de sa longueur et non loin de son extrémité antérieure. Cette tige , susceptible de se mouvoir de bas en haut ou de haut en bas, pour augmenter ou diminuer l'entrure du soc, et qu'il est facile d'arrêter au point voulu au moyen d'un simple coin, se termine inférieureraent par uxie sorte de sabot, ou mieux par une roue. — Dans l'un ou l'autre

cas, cet appareil est si léger qu'il n'ajoute pas sensiblement au poids dû reste de la charrue. Le reproche le plus grave qu'on ait dû lui faire, c'est qu'il peut en certaines circonstances, comme les avant-trains, augmenter la résistance en occasionant une décomposition de force; mais, outre que cet inconvénient bien réel n'est pas irrémédiable , en pratique il est , lorsqu'il existe , infiniment moins sensible que dans les avanttrains à deux roues; — ceux-ci , en effet, reposent toujours plus ou moins pesamment sur le sol, de sorte que , quand ils forment un angle dans la ligne du tirage, cet angle est invariable; — avec le seul support dont nous parlons, au contraire, le sabot rase le plus souvent le sol, plutôt pour indiquer au laboureur la profondeur à laquelle il doit se tenir, que pour lui procurer un point d'appui ; et s'il lui en sert parfois pour reprendre la raie , lorsque la charrue a éprouvé un dérangement quelconque, alors on ne peut se dissimuler que cet inconvénient accidentel est compensé par la facilité et la régularité du travail. — En somme, l'addition du support , en des mains peu exercées, rend la direction des araires beaucoup plus aisée; aussi l'usage s'en est-il perpétué dans ceux de nos departemens du nord que l'on peut regarder comme les mieux cultivés, et ne sommes-nous pas surpris de les avoir retrouvés, depuis quelques années, dans le centre de la France, chez divers propriétaires dont les garçons de charrue, habitués aux avant-trains, n'arrivaieiit pas aune assez grande régularité avec l'araire de Roville.

§ I". — Araires à sabot.

La charrue la plus généralement employée dans le nord de la France et la Belgique, sous le nom de Bruhant ^ et, sans nul doute, Tune des meilleures connues en Europe , appartient à la division des araires à une roue ou à un support. Son soc A {fig. 236) se confond par sa courbure avec le versoir C. — Le sep B est en bois, garni de deux plaques de fer à sa partie inférieure et latérale gauche pour faciliter le glissement. — Le versoir C , en fer forgé, est rivé par-devant sur

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AGRICULTURE : FAÇONS GEINÉRALES A DO.-^JNER AU SOL

fig. SJ36.

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