‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 109 sur 304 · LIV. l · texte numérisé non relu

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lin lien soudé au soc et maintenu postérieurement par deux élançons qui prennent leur j)oint d'appui, l'un sur le sep et l'antre sur la haye. — Celle-ci, D, est unie au sep par le plateau E au moyen de 3 chevilles F; elle est consolidée, de plus , par les brides GGG. — Le coutre H est maintenu par un coin. — Le support J sert à déterminer l'entrure au moyen du coin A qui le maintient solidement à la hauteur désirée, et du sabot L qui glisse sur la terre à la partie postérieure, et qui se relève à la partie antérieure afin de ne pas entraîner les fumiers longs.— Le têtard M, vu ici de profil, a été reproduit horizontalement, p. 176, fig. 219. Les trous servent à suspendre le palonnier; il est évident que plus on le fixe à droite, plus la tranche s'élargit. Le manche unique N reçoit près de son sommet un mancheron O sur lequel peut se porter accidentellement la main droite du laboureur.

Dans divers lieux , on remplace le sabot par une roue P ou R (détails de la /î^. 236), qui joint à l'avantage de ne jamais entraîner le fumier, celui de produire un moindre frottement.

D'après les essais qui ont été faits par ordre de la Chambre d'agriculture de Savoie, la charrue Brabant, construite par Machet, d'après des princijjes qui ne diffèrent pas es- .sfntiellement de ceux que nous venons de laire connaître, paraîtrait conserver une sujjériorilé incontestable sur la plupart des autres, dans les terres très-fortes et pour les libours profonds. — Au dire du rappoiteur, elle remonte la terre même sur les pentes de 14 à 16 pouces (0"" 379 3 0"" 433 ) par toise (l"'949); les récoltes sont aussi belles sur le sol qu'elle relève que sur le terrain inférieur; et il est d'autant plus utile de l'employer dans les pays montueux, qu'elle ne dégarnit point le haut des collines, replaçant toujours au second labour la terre qui a été déplacée au premier.

Celte charrue soulève, à l'aide de deux bœufs et d'un cheval , dans les circonstances Jfc^plus difficiles, une bande de terre de II

à 12 pouces (0" 298 à 0" 325) de largeur , sur 8 à 9 (0"" 217 à 0™ 244) de profondeur.

La charrue Brabant à maillet ( fig. 237 ), qui a fixé particulièrement l'attention du jury

Fig. 237.

lors d'un concours récent qui a eu lieu dans le département de l'Aisne, où elle était essayée pour la première fois, attelée d'un seul cheval d'une valeur de 250 à 300 fr. , a donné, à 3 i po. (0™ 095), un labour excellent. A 6 po. (O" 162), quoique son travail fût moins parfait, il n'en a pas moins été jugé fort bon.

Le petit Brabant n'est pas monté pour pénétrer généralement à plus de 4 po. (0™ 108) dans la terre. Cependant on peut lui donner jusqu'à 6 po. d'entriire(0" 162)et8po. (0™ 217) de raie. — La simplicité , la modicité de son prix (34 à 40 fr. avec les accessoires), la légèreté, l'excellent labour qu'il donne, sont autant de précieux avantages qui le recommandent dans la petite culture.

Le Brabant à maillet est d'un grand usage dans la Flandre , où la culture est très-divisée. Lorsque le conducteur est parvenu à maintenir le cheval toujours à la même distance de la raie, la conduite en est facile et peu fatigante. — Avec une i-aie de 5 à 8 pouces (0 " 135 à O"" 217) de largeur, il laboure de 40 à 60 verges (17 à 20 ares) par attelée de 6 heures de travail.

Le petit Brabant diffère particulièrement de celui que nous avons décrit avant lui, par la plus grande légèreté de sa construction , la forme moins élevée et plus alongée de son versoir, et celle de son support, que nous croyons moins propre à remplir convenablement sa destination, c'est-à-dire à régler l'entrure en glissant au besoin sur le

soJ avec le moins de frottement possible. § II. — Araires à une roue.

L'araire à roue de F. E. Molard est remarquable par le mécanisme ingénieux de

DES CHARRUES. 185

son régulateur, qui permet de fixer avec une extrêinolacililé la laij^cur, la profondeur de la raie, et le point d'altached*;» animaux de trait, de manière à obtenir la moindre résistance possible. Un cadre en fer AAA. ' fij^. 238), mobile au point B sur un boulon à écrous qui

Fig. 238.

lui sert d'axe, porte tout le m'icanisme. — A l'extrémité de l'âge est une plaque en fer CC percée de trous (vo/. les détails), de manière a recevoir plus à droite ou plus à gauche la cheville mobile D qui sert à arrêter le régulateur horizontal au point voulu. — Au bout du cadre sont placés le régulateur vertical E et la bride F, qui tournent dans la même direction que lui, et qui servent : le premier à régler l'entrure au moyen de la cheville G (détails)qui le traverse ainsi que la pièce de fer H, ce qui permet à la roue de se mouvoir de haut en bas et de se porter latéralement sur la ligne de tirage; la seconde à déterminer convenablement la ligne de tirage à l'aide du

Fig.

crochet. Les autres parlies de la charrue n'offrent de remarquable que l'anneau J qui donne plus de solidité au contre, et la barr(. de f(;r K qui ajoute à la lorce du mancheron gauche L. Ce dernier s'appuie à mortaise sur le sep ; il est fixé sur le devant par un écrou et sur le derrière par le boulon servant d'étançon ou de montant postérieur M. — Le mancheron de droite s'appuie contre le versoir et aboutit également au sep. Le soc N, le corps de la charrue O, et le versoir P , sont en fonte.

La orande araire écossaise à défoncer {fig. 239) est, sous divers points de vue, un des meilleurs modèles jusqu'à présent connus.

-- Elle se compose d'un corps en fonte A, au-

3uel se fixent: fies mancherons B, au moyen e simples boulons; 2° le contre C, dans une coutelière, et 3° l'un des socs de rechange D, de la manière précédemment indiquée (voy. page 171, fig. 197). Ce mt^me corps A porte à sa partie supérieure des crans E destinés à recevoir et à maintenir la chaîne de tirage F', dont on varie la position, selon la profondeur du labour, un la plaçant à différens crans. — L'extrémité de l'âge s'adapte, ainsi que l'indiquent mieuxlesdétails de la figure, à une roue H, dont l'axe est coudé de manière qu'elle puisse marchertoujourssiir le bord du sillon; on élève plus ou moins cette roue [lour régler )3 profondeur de la raie, à l'aide d'une vis à

écrou I. — Au point G se trouve un régulateur horizontal propre à recevoir le crochet

de tirage.

Cette araire, ainsi que nous avons déjà trouvé l'occasion de le dire ailleurs (voy page 174j/?^. 210), se f;iit reinaripierparla manière dont le versoir est (ixé. — Toutes les parties frottantes dont elle se compose sont de rechange, et nous pouvons affirmer, d'après les expériences fuites dans une ancienne allée de tilleuls du jardin de l'hôtel Vaucanson, qu'elle esta l'épreuve de la force de 8 forts chevaux. — Avec les 3 socs de rechange elle est du prix de 200 fr.

Jraire h une roue et à treuil <^/'Ai'BBnT. — Pour mouvoir les énormes charrues atu-

AGRICULTURE : FAÇONS GÉNÉRALES A DONNER AU SOL

quelles les Anglais ont donné le nom de charrues-taupes, purce que, comme ces animaux, elles crtusent des espèces de galeries souterraines, on a dû demander aide non plus à un simple attelage , mais à des câbles et à des manèges. Un cultivateur français, Aibert, de Chàteau-Arnoux, qui, peut-être, n'avait pas connaissance de ce fait , a cherché récemment à appliquer le même moyen aux labours ordinaires.

La mécanique dont il se sert pour labourer les quelques arpens qui composent son modeste palriinoine, se compose de deux plateaux de chêne d'une égale dimension, attachés l'un sur l'autre à leur extrémité , par quatre pied^ solides. — La longueur des [dateaux est de 5 "50, leur largeur de O^IO, et la hauteur ou vide de l'un à l'autre de 0 " 50. — Au centre de ces plateaux se trouve placé un treuil, de 0'"35 d'épaisseur, mu par un axe de fer portant une douille qui s'élève audessus des plateaux, et dans laquelle on introduit un levier de 3 " 33 de longueur, avec un palonnier à sou extrémité. — Autour du treuil se roule une corde d'un diamètre assez fort pour entraîner la charrue à la distance de 50 à 100 ". — Sur les plateaux sont percés des trous dans lesquels ou introduit successivement un cylindre de fer qui sei-t d'axe à une poulie libre montant et descendant sur cet a\e pour rouler la corde autour du treuil. — Quatre roues très-basses sont adaptées au |

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