‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 170 sur 304 · Meules sur terre · texte numérisé non relu

Meules sur terre

Après avoir tracé sur le sol un cercle de la grandeur qu'on veut donner a la meule ou au gerbier, on creuse un fossé de 2 à .3 pi. de profondeur dont on rejette les terres sur le terre-plein du centre. Sur ce terre-plein ainsi surchnrgé et bien battu, on établit d'abord pour soufrait un lit de fagots; puis on construit la meule, en l'évasant à peu près ainsi que l'indiquent les/î"^. 442 et 443, de façon à

Les/b/rt.v et autres fourrages; les blés et autres espèces de céréales avant leur battage; et enfin les pailles, après ce battage, se conservent ordinairement, soit en en formant à l'extérieur des meules ou gerbiers, soit en les rentrant, ou dans des greniers et ferais ou fointicrs pratiqués au-dessus des hangars, écuries, étables ou autres localités de ce genre qui doivent nécessairement occuper les rez-de-chaussées, ou dans des granges construites ad hoc et consacrées, dans toute leur hauteur, à ces emmagasinemens, et dans lesquelles ou établit en outre l'aire nécessaire au battage.

Pour reconrnitre quels sont les avantages et les inconvéniens divers que ces différens moyens présentent, tant sous le rapport de l'économie que sous celui de la bonne conservation des produits, il es* nécessaire que nous entrions dans quelques détails sur les modifications dont ces moyens mêmes sont susceptibles.

§ I". — Des meules et gerbiers.

Nous parlerons d'abord des meules ou gerbiers. Il est facile de concevoir que ce sont, en général, les moyens les plus favorables sous le rapport de l'économie; mais celte économie peut encore varier très-sensiblement, suivant le plus ou moins de soins ou de recherches qu'on apporte à leur confection.

En général, on emploie principalement le nom de meule quand il s'agit dQ foins et au

Fi g. 442.

^ig. 443.

éloigner du corps et surtout du pied ré-:,oul de la couverture en paille jiar la(iu',ile ou la termine.

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