ET GERBIERS
est placé un poinçon en 2 parties ; celle inférieure en bois brut, celle supérieure ronde et terminée en forme de vis de pressoir, et consolidée par de bonnes contrefiches.Par le haut du poinçon est un petit toit fixe, destiné à préserver la vis de l'infiltration des eaux de pluie. Au-dessous est un toit léger et mobije au moyen d'un double écrou, qui est mis eu niouvemeul par une tige verticale,
au bas de laquelle est une petite roue qui marche dans une ornière circulaire disposée à cet effet.
Dans tous les cas, on voit que les avantages des toits mobiles sont : 1" de dispenser des couvertures en paille, que, dans le système ordinaire, il faut laire et défaire chaqUe année ; 2° de permettre de donner à la meule plus ou moins de hauteur; 3° de dispenser également de l'obligation d'enlever à la fois la totalité d'une meule, et de permettre, au contraire, de n'en retirer (jue la portion dont on a besoin, sauf à descendre plus ou moins le comble mobile.
Ces avantages, ainsi que ceux qui peuvent résulter des châssis exhaussés dont nous avons précédemment parlé, ont été maintes fois énumérés et recommandés aux agriculteurs comme pouvant compenser, et au delà, les perles qu'on éprouve sur les meules et gerbiers ordinaires, par suite, soit de l'humidilé du sol, soit de l'infiltration des eaux pluviales, soit, enfin, des ravages des animaux granivores. M. de Peutmuis même établit que, pour une ferme de 6 charrues, ces avantages pourraient s'élever par an à 1280 fr. Mais, bien que ces dilférens syslt-mes aient été essayés, et soient même encore plur, ou moins employés en France, en Hollande, en Belgiqu<!, en Angleterre, en Allemagne, en Amérique, etc., il ne j)arait pas que les agronomes praticiens les aient reconnus susceptibles d'être généralement adoptés. JNous ne croyons pouvoir mieux faire, à ce sujet, que de citer les propres paroles par lesquelles M. DE MoREL-ViNDÉ termine le chapitrr de ?,ou Essai, qui contient la descrij)li(iii : 1° des meules à terre; 2" de celles dites a l' américaine, c'est-à-dire sur châ-sis exhaussé : 3" et enfin, de celles dites ci la hollandaise, c'esl-a- (iire sur ch;issis et sous un comble mobile. « Jai présenté ( dit-il ) ces 3 moyens au choix des cultivateurs; mais, après avoir bien calculé les pertes et frais des 3 moyens, j'en suis revenu à préférer le premier (c'est-àdire la meule sur terre ), comme le plus simple et le plus facile. J'ai reconnu que les pelils frais annuels de ces meules sur teire étaient moins considérables que les avances ei les réparations qu'exigent les autres; j'ai éprouvé que les inconvéuiens étaient à peu près nuls, etc. »
Ne perdons pas de vue, toutefois, qu'en donnant ainsi la préférence aux simples meules sur terre, M. DE MouEi,-A i^DÉ entend (|ue le pied en sera établi avec les précautions (jue nous avons précéilemment indiquées d'après lui-même. Il est à présumer (jue, sans ces précautions, ces meules ne conliuueraient pas à mériter la même préférence.