‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 177 sur 304 · VI. Avantages des meules · texte numérisé non relu

VI. Avantages des meules

C'est, du reste, une chose qui paraît géné-

ralemeut reconnue que Vavant ge qu'on trouve à mettre les htes et les fourrages en meules ou gerbiers, plutôt qu'à les renfermer dans dos bàlimens, tant sous le i'a|)iJort de la qualité qiuîsous celui de la bonne conservation et des moindres pertes, par suite, soit de Ihumidité et de réchauffement qui en résulte, soit des attaques des animaux destruc leurs. Cette opinion est notamment celle: 1" deM. Garmek-Deschesnes, qui, dans un Mémoire inséré au lit. T' des Mémoires de la Société d'agriculture du département de la Seine, observe que, « les pertes éprouvées dans les granges ne s'apercevant pas aussi distinctement et échappant à tout calcul, on en est moins touché que de celles qui arrivent dans les meules ; » 2° deM. de Pekthuis, qui, en rappelant cetle observation, ajoute que souvent les pailks et les grains contractent dans les granges des odeurs de rats, de souris, de fouines, d'urine de chats, etc., qui les détériorent beaucoup, ce qui n'arrive jamais dans les meules; et, même, que les marchands de blés reconnaissent fort bien ceux qui ont été conservés en m.eules, y donnent t<ujours la préférence et les paient quelquefois plus cher ; 3" de M. de Morel-Vindé, qui pense qu'en général, une grange ne déviait avoir que la grandeur nécessaire pour abriter momentanément toutes les gerbes pioveiiant d'une ou plusieurs meules qu'on peut être dans la nécessité de battre en même temps, ainsi d'ailleurs que cela existe dans un grand nombre de fermes, surtout en Hollande; 4° de Thaer et de M. Mathieu de Dombasle ; ce dernier s'exprime ainsi à cet égard : « Dans beaucoup de pays, on conserve les grains eu gerbes dans des granges \ dans d'autres, on en fait des meules exposées à l'air. Cette dernière méthode présente des a'autages qui devraient la faire adopter partout.Lorsqu'une meule est bien faite, legrain est entièrement à l'abri des ravages des souris, qui tout tant de dégâts dans les granges ; il s'y conserve sain pt-ndant beaucoup plus longtemps, et peut, sans inconvénient, y rester pendant deux années ; il court beaucoup moins de risque de s'altérer, lorsijue la récolte a été rentrée sans être parfaitement sèche. L'usage de loger les gerbes dans les granges présente cependant l'avantage de les avoir plus sous la main pour le battage, et évite la main-d'œuvre nécessaire pour transporter les gerbes à la grange pour les battre, ce qui ne peut se faire par les mauvais temps ; mais aussi la dépense qu'il entraîne pour la construction des bâtimens est trèsconsidérable. Si l'on pèse exactement les avantages et les inconvéniens de chacune des deux méthodes, on trouvera que la balance penchera beaucoup en faveur des meules. » 5° Enfin, de tous les riches et grands cultivateurs de l'Angleterre, chez lesquels l'usage de nos vastes et dispeudieuses granges est unanimement proscrit. Golrlier.

VIL Détails dé la confection des meules.

Lorsqu'on fait les meules circulaires, on leur donne généralement un diamètre de l? pieds (4 mètres) ou davantage, en raison des convenances du cultivateur ou de la gran-

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