‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 178 sur 304 · CHAP. 12». DES MEULES · texte numérisé non relu

CHAP. 12». DES MEULES

deur (le la grange. Voici comtnent M. I.ow décrit la manière dont on s'y prend pour les confectionner en Angleterre,

On place d'abord, pourjormerla base, une couche de fagots et de paille ou autre substance analogue. L'ouvrier principal commence alors par poser unegerbede bout au milieu de la meule; il l'entoure d'autres gerbes aussi placées debout , eteninclinantles têtes en de dans; il continue ainsi à former des circuits réguli4.'rs avec les gerbes serrées les unes contre les autres, jusqu'à ce (lu'il approche de l'extérieur de la meule. Il dispose alors une couche de gerbes tout autour, les bonis en dehors, et la moitié supérieure s'appuyant sur chacune des gerbes en dedans. Dans celte opération, il empoigne les gerbes les unes après les autres en les rangeant et les serrant : à cet effet, la dernière gerbe placée, il la presse avec les mains et le poids de son corps, else penche en avant, jusqu'à ce qu'il ait placé les genoux dessus; et alors, attrapant une autre gerbe, il la range de la même manière à sa place, et ainsi de suite pour les autres. Il forme de la sorte une couche de gerbes tout autour, puis une seconde couche de la même manière, comblant, là où cela est nécessaire, l'intérieur de la meule, jusqu'à ce qu'il ait élevé le tout presque au même niveau que le sommet des gerbes droites mentionnées tout-à-l'heure.

Ayant achevé la première partie de ce travail, c'est-à-dire, ayant placé les couches extérieures et comblé le cenlrede la meule, de sorte que le tout est à peu près de niveau, en réservant cependant une légère pente' du centre vers le dehors, il procède de la manière suivante : \\ forme son second rang de gerbes tout autour, avec leurs bouts environ t.îou 18 pouces plus en arrière que ceux du rang extérieur. Cela fait, il l'emplit l'intérieur de la meule, mais sans suivre le même ordre qu'en plaçant les couches extérieures ; il entasse simplement les gerbes d'une manière convenable, afin qu'elles puissent remplir tous les interstices.

Il dispose alors une nouvelle couche extérieure tout autour, avec les extrémités en dehors, comme précédemment, et en relevant aussi les bouts des épis légèrement, pour les faire reposer sur les extrémités des dernières gerbes placées du rang intérieur. Il continue de la sorte alternativement, en pinçant un rang extérieur et un rang int(>rieur, et en remplissant le centre de la meule, ayant toujours soin de ménager, comme il a été dit, la pente des gerbes du centre à l'extérieur.

Quelquefois, lorsque la meule est trèsgrande, ou la paille courte, on for :ie plus de deux rangs intérieurs; mais le procédé est le même.

Lorsque l'ouvrier a élevé la meule de 8 à 12 pi. (3 à 4 m.) ou davantage, il commence à en rétrécir les dimensions. Mais auparavant il dispose un^' couche qui déborde de (pielques

E onces la précédente; c'est afin de former le ord du toit. Du reste, on se dispense quelquefois de ce degré de perfection qui n'est pas essentiel. Quoi qu'il en soit, quand l'ouvrier a réduit la plate-forme de la meule à une surface de 3 ou 1 pi.de diamètre, il (juitle i

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