‹ Maison rustique du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 191 sur 304 · RÉSERVES OU SILOS · texte numérisé non relu

RÉSERVES OU SILOS

vide était de 55 mètres cubes, pouvant ainsi renfermer 552 hectol. de froment.

Vers la même époque, l'administration fit construire d'autres silos à l'hôpital Saint- Louis et à ["abattoir du Roule. ]y. de Lacroix en fit aussi creuser dans le roc, ci Ivry. Au lieu de revêtir les parois de fiaille, il les fit enduire d'un mélange d'huile, de cire etdeli- Iharge, d'après le procédé de MM. Tiiénard et d'Arcet. Le grain y est également demeuré intact pendant quelques années.

Enfin, M. le comte Dejean, pensant que les substances métalliques étaient les seules capables de former une enveloppe parfaitement imperméable, fit construire à la manutention des vivres de Paris, trois cuves en plomb de 8 mètres cubes de capacité. Placées au soleil, à l'air libre sous un hangar, et dans une cave, elles ont également bien conservé le grain pendant quatre années ; leur inventeur propose donc de mettre le blé dans des chambres ou caveaux revêtus de feuilles de plomb. Un moyen analogue avait déjà été rais en usage par les Hollandais., pourle transport et la conservation du blé destiné à leurs colonies. Us l'enfermaient dans de grandes caisses de sapin fort épais, doublées de plomb coulé; le grain y était fortement tassé, le couvercle parfaitement soudé, et on ne les ouvrait qu'au fur et à mesure des besoins. Le grain s'y conservait très-bien, mais il avaitété préalablement épuré et séché.

Les silos qui nous semblent mériterla préférence, sous le rapport de l'économie, des bons résultats qu'on en obtient, et de la facilité de les adaptera tous les terrains et à tous les climats, ce ^onlXe^ silos hongrois .l^enr dimension ordinaire est de 2 mètres 30 cent., et leur profondeur de 2 mètres 60 cenlim. On préfère la forme circulaire, qui présente plus de solidité, à cause de la poussée des terres [Hg. 462). La construction des parois est en

Fig. 462.

fait creuser dans son parc de Saint-Ouen n'étaient pas revêtus de maçonnerie, mais recouverts seulement d'une voûte en briques, surmontée d'une cheminée fermée à sa partie inférieure par un tampon de bois et au dehors par une dalle, avec surface supérieure en glacis, formant couvercle, et scellée en plâtre. Ces silos étaient creusés dans un sol de tuf sec, assez élevé pour n'avoir pas à craindre la descente des eaux supérieures. Les parois étaient revêtues d'une couche de paille de 25 centimètres d'épaisseur, maintenues avec des baguettes d'osier, retenues ellesmêmes i>ar des crochets de fer ou de bois. Au fond était un lit de fascines, puis une couche de paille sur laquelle était étendue encore une natte grossière; ces silos avaient, en général, 7 mètres de profondeur sur environ 4 de diamètre. La capacité totale du

AGRICULTURE : CONSERVATION DES RECOLTES

briques d'argile plastique (terre glaise) non cuites, plus épaisses tpie les bri(pies ordinaire'; ; ie l'ond, qu'on a soin de bien niveler, est forme de carreaux d'arj;ile crus de 0"* 22 carré sur 0 "• 6 d'é|)aisseur ; on en fait une }>reiiiière assise sur laquelle on étend un enduit d'argile très-liquide, pouvant pénétrer dans tous les joints et servir de mortier; sur celle assise ou en pose une deuxième, de manière que les surfaces des seconds carreaux couvrent les joints des premiers ; on lie le tout avec de largile liquide. — Dans les (crrains entièrement argileux, on secontenle de creuser les fosses à même le sol {fig. 4G3). Au

Fier. 463.

Page 1