HAP. IT
egrena(;k au moyen des machines.
les parties rie la machine de la manière suivante : Par le pignon C ( fig. 47C ), la grande
Fig. 476.
roue met en mouvement le cylindre D; elle communique en même temps le mouvement à l'axe horizontal E, au moyen des piji,nons qui. à leur tour, à Faide d'autres roues et pignons, mettent en mouvement les cylindres alimentaires et le t.imbcjur. Une roue, fixée sur l'axe de ce tambour, communique le mouvement aux deux roues intermédiaires x x, qui mettent en mouvement la roue J fixée sur l'axe du cylindre formé des barres H. C'est au moyen d'une lanière J J, placée sur la poulie fixée sur le fuseau, que ce mouvement se communique an second râteau circulaire.
L'arrangement intérieur du bâtiment où on place la machine contribue beaucoup, quand il est convenable, à faciliter l'égrenage et le nettoiement des grains. Ordinairement, les f^ranges destinées à cet usage sont divisées en trois parties. La partie centrale est occupée par la machine; dans la division la plus |)roche des meules de blé on dépose les gerbes à égrener, et ia troisième division, aboutissant aux écuries, est destinée à recevoir la paille. Dans la division centrale où est placée la machine, M est l'étage supérieur où on met les gerbes, N est l'étage inférieur où le ,i;rain nettoyé tombe par les ouvertures R R, O représente la partie où tombe la paille.
Des machines h coiiper]^ paille, les racines, à broyer les grains pour la nourriture des animaux, etc., peuvent être placées très-commodément dans cette partie centrale pour être mises en mouvement par des cordes sans fin, tournant dans des poulies. Ces combinaisons sont d'autant plus avantageuses qu'elles ajoutent très-peu au poids de la macliine à battre, quand elles sont bien construites et qu'on peut les mettre en mouvement, soit en même temps que la grande machine, soit chacune séparément. Le
déplacement de quelques pignons Ou poulies suffit pour modifier l'action de ces dilférentes machines.
Pour ôter les barbes aux grains de Vorge et des blés barbus^ on fait passer une seconde fois les grains séparés de la paille et de la balle; pour effectuer cette opération d'une manière plus parfaite, on attache à l'intérieur du revêtissement du tamboui', par deux clous à vis, une barre en bois entaillée de la longueur des rouleaux alimentaires, et armée, d'un côié, d'une lame de fer longitudinale. La distance entre les barres du tambour <ît cette barre doit être du huitième d'un pouce. Deux minutes suffisent poui- attacher ou retirer cet appareil accessoire.
YS^?, forces motrices^ l'eau est la plus économique et en même lemp- la plus commode, à cause de la grande égalité de mouvement qu'elle communique. On doit donc donner la préférence à ce moteur partout où la localité le permet.
La a'(7/>ie;/rprésente, comme force motrice, encore plus d'avantages que l'eau, parce qu'elle est indépendante des influences atmosphériques, qu'on peut la placer dans l'endroit le plus convenable à l'agriculteur, et proportionner sa force à l'étendue de la ferme; elle n'a qu'un inconvénient, celui de la cherté dans les localités qui manquent de houille. C^est par cette raison, qu'en Angleterre et en Ecosse, l'usage de celte force motrice est restreinte aux contrées qui produisent cette matière combustible (1).
L'action Awvent, à cause de son irrégularité, est le moteur le plus incommode. H est si incertain, que l'usage de cette force motrice, pour ne pas être dans sa dépendance, force l'agriculteur de s'assurer au besoin le secours des forces animales, ce qui exige l'établissement d'un manège.
Quand on manque des forces motrices de la nature, on a recours d^xw chevaux; et, pour rendre le travail plus uniforme, on a perfectionné le mode de les atteler. La fig. 477 ex-
Fig. 477.
plique ce manège, ainsi que la manière dont le mouvement est communiqué à la grande
(1) Les machines A vapeur cmployi^cs comme force motrice peuvent être du genre des mncliines à condensateurs, ou sans coiidcnsatoiirs. Les dernières .sont biaiicoiip moins compliquées et leur coQ.» struclion moins dispendieuse ; celles du premier genre sont en revanche beaucoup plus parfaites.
AGnTcni.TrTiB, tome I. — /\S
AGRICULTURE : CONSERVATION DES RÉCOLTES
MV. l"
roue dentée, pour mettre en mouvement toutes les parties de la machine. L'arbre vertical engrène la roue déniée qui agit sur le pignon ; celui-ci communique le mouvement à l'aibre , qui le transmet à la roue dentée, placéeordmairement dans la grange, et qui mt>t en mouvement toutes les par-lies delà machine. La ligure représt^nte une machine de IMeikIe, de la force de deux chevaux, la plus petite dimension de ce genre, avec le manège perfectionné. Les chaînes ou cordes qu'on accroche en bas des lingiiières ai, pour faire marcher la machine, sont prolongées, daMs cet appareil, jusqu'au fin placé sur une barre qui peut tourner dans un sens horizontal au moyen d'une cheville. Un bout de chaque chaîne est fixé au fût, et, au bout des deux autres, se trouvent de petites poulies sur lesquelles passent de doubles chaînes ou cordes.
Un des chevaux est attelé à une des extrémités du levier et l'autre au bout opposé ; et, comme les chaînes des deux chevaux sont réunies par les poulies mobiles, aussitôt qu'un cheval se relâche, l'action de l'autre presse le collier contre ses épaules, et, s'il n'avance pas, il est repoussé en arrière. IJe celte manière, un cheval est animé par l'autre, et, à l'-aide de ce mécanisme, le collier presse absolument du même poids contre les deux épaules du cheval, malgré le mouveraentcircul.iire qu'il parcourt, ce qui est encore un grand avantage. Mais le résultat le plus avantageux dans l'intérêt de la conservation de la machine et des animaux, c'est l'égalité du mouvement, qui ne peut être obtenue par aucun autre moyen; et rien ne ruine tant les chevaux et la machine que des secousses, principale cause des dégradations qui interrompent le travail et augmentent les frais d'entretien.
"Ldi figure 478 représente une machine du
même système, qui peut être mise en mouvement par la force de l'eau, ou par quatre chevaux alternativement ou conjointement.
L'eau, comme moteur d'une machine à battre, ofl're de trop grands avantage^ sur tout autre genre de force motrice pour qu'il ne soit pas rationnel de s'en servir, même dans les localités où cette force n'est pas continuellement suffisante. C'est dans des cas pareils qu'on emploie ces machines, que nous décrircms en peu de mots.
Sur la circonférence de la roue à eau B, qui tourne sur l'arbre se trouvent des (engrenages en fer fondu, qui communiquent le mouvement au pignon fixé sur l'axe du tambour. Devant les cylindres alimentaires se
trouve une plate-forme sur laquelle on met le blé parpoignées. Prèsdut;inibourest placé le râteau circulaire, mu par une corde ou lanière qui passe d'un côté dans une poulie lixée sur l'axe du râteau, et de l'autre sur la poulie fixée sur l'arbre couché qui se tnnive eu communication avec l'arbre de la roue mue par l'eau.
La même figure représente aussi le mécanisme perfectionné du manège. Pour se servir à volonté de la force motrice, physique ou animale, il suffit de changer la position des pignons. Ces deux forces peuvent même coopérer simultanément.
Dans certaines contrées de l'Angleterre, des machines h battre transportubles sont d'un usage assez réj)andu dans les petites fermes. C'est dans les granges ou en plein air, s:ins préparations préalables, qu'on les fait fonctionner. Leur mécanisme diffère un peu plus, un peu moins, de celui que nous venons de détailler , suivant les diflérens besoins des localilés; ordinairement elles sont mues par deux chevaux, mais il en existe pour un seul. — 'Les iarares ne sont pas des parties constitutives des machines de ce genre ; mais, au moyen de cordes sans fin, touinant sur des poulies, on peut fucilemenl se servir des taiares sinuillanément avec les machines à battre, pour le vannage et le nettoyage du grain.
L'égrenage, exécuté au moyen des machines transportables ^ est, comparativement, beaucoup plus coûteux que celui exécuté par les machmes fixes; et la différence est quelquelois si grande que, dans certaines localités, les machines mues au moyen des bras de i honmie sont préférables aux machines Iransporlables, d'après l'opinion du savant auteur de V Encyclopédie d'agriculture. Cependant, d'après le témoignage du même auteur, le comté de Suffolk abonde en machines de ce genre. Il n'est pas rare de voir un laboureur industrieux placer ses épargnes de oO à 40 1. s. (de 750 à 1000 f.) dans 1 achat d'une pareille machine, qu'il transporte sur une charrette à deux roues d'une ferme à l'autre, pour l'y mettre en mouvement j)ar 3 ou 4 chevaux. C'est le fermier qui se charge, dans ce cas, de l'entretien des ouvriers et des chevaux, et le propriétaire de la machine l'épand le blé devant le tambour et dirige le service de la machine.
Les machines transportables de Wais, de Londres, construites d'après les principes de Meikie, sont les meilleures tians ce genre. Il y en a qui ont des cylindres alimentaires cannelés, mais il en est d'autres où ces rouleaux sont remplacés par une traînée sur laquelle est dispersé le blé pour être égrené par le tambour. Ce dernier mécanisme brise moins la paille.
La /?g'.479est la partie principale d'uue machine mue à bras d'hommes. .Son service demande 2 hommesel Ifemme.On s'en sert pour l'égrenage de toutes sortes de céréales dans une petite ferme ; elle est aussi en usage pour l'égrenage du trclle, du colza et autres menus grains. L'égrenage exécuté par ces petites machines est aussi parfait que celui des grandes, mais il n'en résulte aucune économie dans le travail.
CHAi^. ir. EGRENAGE AU MOYEN DES MACHINES
f ig. 479.
Les agriculteurs du comtéde Northumberlaiid se sont montrés les plus progressifs sous le rapport (le l'emploi des macliines à battre. On y a construit une machine à battre mue par une machine à vapeur locomotrice, qui transporte par la force de la vapeur, d'un endroit à Tiiulre, la machine à battre avec son conducteur. Cet appart^il ingénieux est destiné à desservir les petites fermes; il ne se borne pas à ré^'renage du blé et exécute difl'érens travaux; il pompe de l'eau, il brise les pierres, etc.
Il n'y a. parmi les agriculteurs de la Grande- Bretagne, qu'une opinion sur la grande utilité des machines à battre et sur la supériorité du système de Meikle sur tous les autres. Ces machines sont en usage général dans toutes les parties du royaume uni, et on les croit tellement indispensables à toute exploitation rurale bien organisée, que, dans les comtés de Perth et de Northuniberland, les grands fermiei's n'hésitent pas, d'après le témoignage de M. LouDo.N, à subir les Irais d'établissement des machines mues par le vent ou par la force de six chevaux, qui sont les plus dispendieuses, si le propriétaire leur garantit la jouissance pour 21 ans.
Les aianta^es qui résultent de l'usage de la machine de Meikh- sont indiqués par l'auteur du Code of Agriculture : 1° le rendement en grains e^t supérieur d'un vingtième; 2' l'opération est exirèmement expéditive; 3° par cette raison elle prévient beaucoup de prévarications; 4° le l)l(' endommagé par l'humidilé peut êti'e sauvé par ce prompt égrenage, et en le soumettant après à la dessiccation dans un four; 5" les machines donnent la facilité de se servir, pour la semence, de-^ grains fraîchement récoltés; G" l'usagedeces machines facilite le prompt approvisionnement des marchés en cas de disette; 7" les machines préparent tout aussi bien la paille pour la nourriture <ies bestiaux; 8" les machines facilitent le nettoiement des grains, notamment parce que les petites mottes de terre ne sont pas écrasées par le tambour, ce <|ui arrive quand on se sert des fléaux, et que ie tarare ; en séparant la balle du blé, sépare en même temps les petites grairies des mauvaises herbes; 9" lusagede ces machines affranchit les domestiques de ferme et les ouvriers d'un travail dur et pénible, et il rend le fermier indépendant du bon-voidoir de ses ouvriers et ddUiesliques pour l'un des
principaux détails de l'économie rurale; 10" l'économie du travail résultant de l'usage des machines peut êlreévaliiée, terme moven» à 1 shelling par quarler de blé (42 cent.' par heclol.)— A ces avantages nous ajouterons encoie les suivans: 1° de pouvoir employer utilement les domestiques de la ferme et les chevaux dans les journées où ils manquent d'occupation ; 2" de pouvoir profiler des conjonctures commerciales, souvent aussi piofilables que passagères.
Le prix d'égrenage exécuté au moyen de la machine écossaise dépend des circonstances locales, trop variées pour qu'on puisse établir un terme précis à cet égard.
Le savant auteur de X Encyclopédie de l'a,griculture assure qti'une machine écossaise, de la force de 8 chevaux, accomplit en une journée Aq 9 heures, y compris le vannage et le nettoyage, l'égrenagedeiOO à 300 boisseaux d'Angleterre (72 à 108 hectol.) de froment et d'autres grains en proportion. Un ouvrier intelligent, aidé de deux garçons ou femmes, est nécessaire pour alimenter une machine de cette dimension ; trois ouvriers pour ôter. botleler et ranger la paille dans la grange et un conducteurde cîievaux assisté d'un enfant. Le produit de la journée d'une machine inféi"ieure est évaluée en Angleterre, terme moyen, à 54 hectol. de froment.
Le revient de Végrenage, y compris le vannage et le nettoyage, est évalué, en supposant l'usage d'une macline de la force de 8 chevaux, mue par un courant d'eau, à 12 c. par hectolitre. Ce revient monte dans la proportion de 2 à 3, si la dimension de la machine ne donne pour résultat que 150 boisseaux par journée. L'usage des forces animales pour moteur élève le l'evient de 11 12 sous par hectolitre, l'entretien de 8 chevaux, avec un conducteur et son aide, coûtant, terme moyen, dansce pays, 35 fr. par journée; les ouvriers sont comptés dans ce calcul pour 9 schellings (îO francs 18 sous) par journée.
Les ])rix de premier établissement sont sujets aux mêmes variations; il est difficile d'établir des principes à ce sujet. La machine de la force de six chfvaux est évaluée par M. Low à 200 liv. st. (2,500 fr.), et, à son avis, chaque ferme de 500 acres (222 1/2 hectares) doit être pouivue d'une machine de celte force.
La grande perfection de la machine écossaise, une fois reconnue dans la Grande-Bretagne, ne [)ouvait rester confinée dans ce pays. La Suède, familiarisée avec l'usage des machines à battre, est le pays qui, le premier, a profilé de l'invenli in de Meikle. Depuis 1802, la machine à battre a été introduite en Pologne; ma'.s elle s'est répandue depuis 1816, époque du premier établissement d'une fabrique de machines de ce genre, dans une pro,;;ression si rapide , qu'avant 1830 il y Cil avait, dans le royaume n'ayant qu'une population de 4,000,000 d'habitaus, plusieurs centaines (1).
iX) C'est àrétalilissemcnt à Varsovie de la fabrique dos maciiincs et instriiniens d'agriculture surune tres-graude échelle, fomiéc et dirii^écpar M. Evans ot C , et oii l'on trouvait une grande «luantiie do machines à battre écossaises et autres, ex(*cutt'es d'après les meilleurs modèles et de liiflérentes dimensions, que j'attribue cet lieureux résultat. L entreprise grandiose et bien coml)inée de M. Evans a rendu un immense service à ce pays, ea venant lui donner un actit'aisuillonquin'apu être égalé nulle part, ni par
AGRICULTURE : CONSERVATION DES RECOLTES
C'est par la Suède que cette utile machine est outrée en France. M. le comle de Lastey- RiE a ajouté aux nombreux services qu'il a rendus à l'agriculture frariçaise celui d'avoir publié la première description circonslanciée de la machine écossaise, d'après une qu'il avait vu exécuter ou Suède. D'aulres savons français ont suivi son exemple, en taisant des efforts, non seulement pour faire adopter l'usage de la machine écossaise, mais encore pour la perfectionner. MM. Molard, Hof- MANN de Nancy, Leblanc, de Dombasle, Léonard delà "Moselle, et Quentin Dirand ont acquis, par ces essais, de nouveaux titres à la reconnaissance nationale. Lesmachines établies par ces hommes habiles ne nous semblent que des modifications de la machine écossaise, ce qui nous engage à ne pas nous y arrêter.
Nous citerons cependant la petite machine inventée par M. Léonard, parce qu'elle est une des moins coùlenses et que l'Académie de Melz en a porté un témoignage très-avantageux; c'est un perfectionnement de celle de M. Quentin Durand. Elleconsiste(/^.480) en 1
Fis:. 480
3 parties principales : la roue des batteurs, un système de deux cylindres alimentaires qui s'engrènent l'un au-dessus de l'autre, et la table nourricière ; celle-ci est uq plan incliné au 10" environ, de 0 " ;30 cent, de largeiu-, sur lequel on place les javelles déliées, pour être entraînées, entre les deux cylindres alimentaires, vers l'action de la roue des batteurs ; ceux-ci sont des pièces de bois horizontales, parallèles à l'axe autour duquel ils tournent, et ayant une longueur égale à celle des cylindres alimentaires -, ils sont au nombre de 8 sur une circonférence de 0 "" 33 de rayon moyen, et posés sur deux cercles en fer parallèles, armés chacun de qualre bras. Les deux cylindres ont 20 cannelures. La séparation du grain et de la paille s'opère au m lyen d'un tambour fixe à claire-voie établi sous la roue des batteurs. Telle est la machine de M. Durand. M. Léonard y a introduit une amélioration qui consist»' en une grande roue isolée, mue par des manivelles et transmettant, à l'aide de courroies, le mouvement, tant aux cylindres qu'à la roue des batteurs. De cette manière, on n'a besoin pour le travail que de la vite-^se ordinaire des manivelles, tandis qu'il en fallait une triple. M. Léonard a aussi remplacé par des poulies
le pignon de la roue des batteurs et la roue dentée qui était montée sur l'axe du cylindic iijférieur. [I faut 4 manœuvres pour servir la machine, qui fait le travail de 5 batieurs au fléau, en opérantle battage de 26 à 27 gerbes par heure. Les essais ont conslaié que les produits eu paille et eu blé sont plus beaux que par le battage oi-dinaire.
Nous mentionnerons encore la machine aç^ricolc de MM. Mothes frères, de Bordeaux, qu'on a vue fonctionner à l'Exposition des produits de l'irjdustrieen 1834.Cettemachine a battre et à vanner les blés, seigles, orges, avoines et presque tous les grains, simple et transjiortable, au moyen d'une légère modification devient propre à couper la paille ou l'ajonc épineux, et peut en expédier 250 à 300 livres à l'heure; au moyen d'une autre modification, elle peutteiller les chanvres et les lins. Celte machine esta cylindres cannelés, et renferme un ventilateur qui opère le vannage du grain. Elle est mue par une manivelle à bras ou par un manège portatif, également très-simple et perfectionné par les inventeurs. Le prix de la grande machine complète est de 1800 fr.; la machine à bras seule coûte 700 fr., et le manège à deux chevaux, propre à toutes machines, 500 fr.
On se sert généralement, dans la Grande- Bretagne, pour les machines transporlables, du manège mobile, qui se recommande par sa simplicité et par son bas prix; M. Molard en a lait la description, et l'a encoresimplifié. On ne saurait contester ses avantages, sous le rapport du prix et en ce qu'il peut être transporté avec facilité et posé presque sans frais, partout où une force mécanique peut être employée avec utilité. L'avantage de cet appareil sera relativement plus grand quand il sera établi dans les provinces méridionales de la France.
Dans la figure que nous donnons de cet appareil {/ig. 481), abc sont des pièces de
bois de chêne, assemblées à mortaises et composant les bâtis du manège ; enjambes de force, en chêne, maintenues sur la pièce de bois a par des pattes boulonnées ; e collier de l'arbre /; il porte des joues en fer, dans lesquelles les jambes de force sont fixées avec des boulons; g croix en fonte portant des joues dans lesquelles on fixe à boulons les flèches d'attelage h h : cette croix porte un trou carré, dans lequel entre la tête de l'ar-
los sociétés savantes, ni par les exhortations les plus éloquentes des écrivains agronomiques. On se décide facilement à se mettre en possessiuu d'aue maclnnc faite et qu'on voit fonctionner; mais on hésite a commander sa construction, surtout lorsqu'on n'est pas familiarisé avec son usage»
CITA p. 12*