DES H.VIES SECHES OU MORTES
souvf'ritempIoyés,danslesexploitalions,pour garantir les jeunes taillis de la dent destructive du lapin. Dans les déparleniens du nord et dans la Belgique, ces palis en planches servent à enclore des potagers, et soutiennent quelquefois de très-beaux espaliers.
Les haies sèches en treillof^e {Jig.^OA) se font
Fig. 504.
au moyen de lattes croiséeset arrêtées en haut et en bas sur des laites transversales avec un fil de fer; ou bien en gaulettes de divers taillis avec leur écorce (^^.505); elles ont un aspect agréable, et sont ordin.Tirement destinées, dans les parcs et jardins, à enclore un espace réservé, ou des cultures précieuses que Ton veut protéger.
Haies sèches enpaillassons. — Ces paillassons sont faits, suivant les lieux, avec de la paille, des tiges de Carex, de T}pha, des Roseaux, des Sorgho et diverses plantes aquatiques, etc. (/î^. 506 et /g". 507). Le pail- Fig. 506. Fig. 507.
iifiraii:
lasson est attaché par le haut et le bas sur une latte ou baguette ; les extrémités de ces deux traverses sont fixées à des branches ou pieux, de manière à maintenir la haie dans la position verticale qu'elle doit avoir. Les jardiniers se servent de ces haies pour protéger des semences, ombrager des jeunes plantes, les abriter contre le vent, et empêcher les promeneurs de louler le terrain qui les contient.
§ II. — Des haies vives.
Lç,s haies vives ont pour objet, comme les murailles, les fossés et les haies mortes, de circonscrire les propriétés rurales, de les préserver de l'invasion des animaux, du pillage des malfaiteurs, et encore d'abriter nos vergers contre la fureur des venls.
On peut employer toute espèce d'arbres et d'arbustes pour la composition des haies vives ; maison doit donner la préférence à ceux qui peuvent le mieux croître en lignes serrées et présenter constamment une tige bien garniederameaux,dontlei»racines pivotantes ou peu traçantes n'exercent aucune fâcheuse inlluence sur les terrains environnans, qui peuvent supporter des tontes fréquentes, et qui, quoiqi;e contrariés conslauunent dans leur direction naturelle, peuvent se maintenir dans un boa état de végétation pendant un grand nombre d'années.
Cependant, on doit concevoir qu'il n'est pas toujours indifférent d'employer tels ou tels arbres ou arbustes, qtielles que soient les
circonstances et la nature de là terre où la plantation doit avoir '.ieu; en effet, s'il s'agit simplement de marquer la circonférence d'une prairie, de fixer la ligne de partage tntre deux héritages, on pourra enijjlojer divers arbr<>s ou arbustes qui ne seraient plus convenables si l'on avait envie de préserver un champ du dommage que pourraient lui causer des inallàileiu's ou des animaux vagabonds ; et il n'est personne qui ne conçoive qu'une plantation dans un terrain tiès-sec, ou dans un terrain très-humide, doit être faite avec des arbres ou des arbustes différens.
Ceci posé, nous diviserons cet article de la manière suivante : 1° clôtures défensives en haies vives ; 2° clôtures défensives, composées en haies vives, fossés ou murailles.