CHAPITRE XVI
Des légumineuses a semences farineuses.
Section i'*^. — Des fèves.
Si les fèves, ou plutôt les féverolles, dont nous devons nous occuper d'une manière S[)éciale dans un Traité d'agriculture, ne sont pas plus généraleraeuL cultivées en France, cela tient suiloul à ce que, dans beaucoup de lieux, on ne trouverait pas à vendre avantageusement leurs produits, et on ne saurait pas les utiliser, comme ils peuvent l'être, à la nourriture journalière et à l'engrais des animaux domestiques.
Chacun connaît VempLoidesJèves àla nourriture de l homme. — Lafévirolle ou fève de cheval, ainsi que ce nom l'indique, est particulièrement propre à celle des chevaux, qui la mangent mêlée a de l'avoine ou à des four-
rages hachés, sans nulle autre préparation. — Piéduite en farine grossière, elle peut faire partie de leurs breuvages, et servir très-avantageusement à engraisser rapidement tous les ruminans, les porcs et les animaux de basse-cour. Cette farine, facilemenl obtenue au point de finesse voulu, à i'aide du pelit moulin Molard, est une des plus riches en parties nutritives.
Dans le département de Lot-et-Garonne, les lèves sont, après le froment et le maïs, le principal objet de la culture . Celles qui cuisent bien, dit M. de Përe, ont une valeur égale à celle du froment ; elles forment |ire.s- (jue exclusivement ki soupe des habitans de la campagne, qui les emploient à cet usage en si grande quantitéi qu'elles remplacent en