LIV
que le Meloë de mai, ou Proscarabée {Meloe
f)roscarabœus et majalis), ties Cantharùlex, e Mylabris cickorii ( caniharide des anciens et des Chinois ), des Lytta, Cerocoma, Zonitù, et divers coléoptères à éljtres mollasses, ne sont pas avalés sans péril par les herbivores. Ils causent de violentes inflammations viscérales et de l'irritation jusque dans les voies u ri uaires.On a rapporté à un Charançonile, le Curculio (Lexus) paraplecticus {Lixe paraplectique fi^.llQ), cette maladie des chevaux, qui paralj-se leurs membres postérieurs; cependant ce fait ne parait pas suffisamment prouvé, et il paraît dû à toute autre cause, et plutôt à des végétaux vénéneux aquatiques, ombellifères, comme \^ pheUandrium et les œnanthe, œthusa^ etc.
Les chevaux sont encore infestés par une mouche presque sans ailes, courant comme une araignée sur leur corps ; c'est Y Hippobosca equiria{Hippobosque des chevaux, fig. 771); une autre espèce est familière aussi sur les moutons et d'autres bestiaux; c'est le Melophagusvulgaris),M.é\oç}Aa^&coïava\xa{fig.n'2).
Fig. 772. Fig. 773.
Les oiseaux de basse-cour sont également attaqués par des Ornithomyes , ou mouches de genre analogue. La plupart de ces insectes parasites portent leurs œufs dans leurs oviductes assez longtemps pour qu'ils passent à l'état de larves avant d'être pondus. Cela était nécessaire afin que celles-ci, dès leur naissance, pussent s'attacher à l'animal qui les nourrit.
Ces demi-aptères nous conduisent naturellement à la nombreuse série des Aptères parasites des animaux. Nous ne nous arrêterons point au genre assez connu d»4s Puces {Pulex irritans) et du Nigua (P. penetrans), qui s'enfonce, sous le nom decA^V/ue.dans les chairs de l'homme etde divers animaux, dans les climats chauds; mais on ne peut passer sous silence \Gii Tiques et les Ricins des chiens, des bœufs et chevaux , etc. Tels sont les Ixodes, Ixode r<'r/«i'e(/fg'.773),les Cj«07-ûejfj^e.y d'Hermann,les Smaris, lesReduvius, ïesGamasus, qui s'accrochent dans la peau et la chair, au moyen de pinces didactyles, d'un bec avec des palpes filiformes, poursucer le sang et se remplir le corps presaue à la manière des sangsues. CesRicins, d'abord imperceptibles sur les arbustes des bois où ils vivent cachés, gagnent les bestiaux, les chiens qui y passent, et dèsîors trouvent sur ceux-ci une nourriture abondante; ils ne lâchent prise que par la force. Il en est à peu près de même du /?omgct{Leptus autumnalis), espèce de mite rousse qui fréquente ou même rend malades les ha-
ricots et autres plantes des vergers ; elle s'attache, en automne surtout, aux jambes des passanselà divers animaux; elle leur cause des rougeurs et démangeaisons vives dont on ne se débarrasse bien que par des lotions vinaigrées. (Olivier; Obs. dans les ili/ewi. d'agricuU., 1787.)
Les Poux sont des espèces presque aussi nombreuses que les divers animaux qui les portent; chaque oiseau semble avoir le sien en particulier, et l'on sait combien ils sont fâcheux pour les poules, les pigeons; car ils infestent leurs habitations. La plupart se rapportent à la famille des Acariens {Acarus, L. ). Parmi ceux-ci se multiplient aussi les Sarcoptes ou insectes de la gale, non seulement de l'homme, mais de la plupart des races d'animaux domestiques. On sait qu'ils ont la fâcheuse propriété de comnMiniquer ces maladies, en se transmettant d'un individu galeux, teigneux, dartreux, ladre, où ils pullulent, à un individu sain. Ces parasites ou épizoïques ont, à l'état complet, huit crampons ou pattes, et un bec acéré pour sucer. Il paraît qu'en distillant dans la plaie une liqueur irritante, ils y fout affluer le sang ou les humeurs. Quelques-uns se nichent sous l'épiderme comme les Cirons, eX.^ pratiquent des chemins couverts.
Parmi les insectes aptères, les plus hideux et redoutables par leur venin, sont surtout les Aranéides.Le Scorpion roux d Europe{Scorpio occitanus d'Amoreux) , ou Scorpion roussdtre {Jîg.ll^), blesse vivement de son dard caudal recourbé ; une légère cautérisation par 1 ammoniaque en est le remède le plus convenable. Il y a de grandes Aranéides, tellesque les Tarentules ou Lycoses, et les Thérïdions dont les morsures ne sont point exemptes de danger, surtout dans les temps et les pays chauds; le même moyen de guérison parait le plus efficace. On redoute aussi la morsure de la ico- Lopendre roussdtre {Scolopendra morsitans, fig. 775), pour les animaux, surtout au ne7, aux lèvres, etc. Elle cause une enflure plus ou moins douloureuse.
Enfin, des insectes deviennent fort nuisibles pour des insectes utiles. Les larves de divers coléoptères des genres Cierus ou Trichodes s'insinuent dans les ruches, et font de grands dégâts des larves ou nymphes d'abeilles; tels sont
les T. api anus Fabr., ou Alte- Labus apiarius (clairon des ruches(/f^.776). La Ch ry.so mêla ce- ^^a//.f,qui vitsur le genêt, paraît nuisible aussi aux édifices de cire des apiaires; les bretons s'emparent de leurs trésors.
Des espèces de Tinéides , surtout du genre des Galle r la , pénètrent dans les ruches ; la
rig. 777.
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